Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Nuit 20h, très j'accueille Georges Fenech et Philippe Guibert dans ce studio, bonsoir.
00:05Je suis contente, on a plein de sujets à aborder ensemble, mais d'abord je voudrais
00:09entendre si vous le permettez et vous allez participer à cet échange, Reda Bellalge,
00:14bonsoir, porte-parole du syndicat Unité 1 pour l'Île-de-France.
00:17Bonsoir.
00:18Merci d'être avec nous.
00:19C'est vrai qu'on est tous abasourdis par cette histoire de cette école qui va être
00:22contrainte de déménager, fermée à Saint-Ouen pour cause de dealers, fermée à Saint-Ouen
00:27pour cause de dealers, depuis mai dernier il y a des petits sachets de drogue qui ont
00:31été retrouvés, trois fois dans la cour de récréation, je raconte l'histoire pour
00:35les auditeurs d'Europe 1 qui ne l'ont peut-être pas suivi.
00:37Cette école était enclavée au cœur d'une cité, il y avait quatre classes de 60 élèves,
00:42les parents ont voté et, alors c'est vrai que j'étais peut-être un peu surprise,
00:47vous allez nous dire Reda Bellalge si vous êtes surpris, mais les parents, ça s'est
00:50joué à quelques voix, l'école va déménager, trois voix exactement, Philippe Guibert,
00:55cette école va finalement déménager, mais franchement, cette histoire est dingue, c'est
01:00une situation qui paraît tout à fait exceptionnelle, est-ce que vous êtes surpris par cette école,
01:05ce point de deal et cette école qui est contrainte de déménager Reda Bellalge ?
01:08Écoutez, surpris, c'est un grand mot, je pense déjà, je me dis que, je pense que
01:16ça doit être quand même difficile pour les parents, il y a un moment où les parents
01:18doivent prendre une décision pour la sécurité de leurs enfants qui, eux, estiment que leurs
01:22enfants ne sont pas en sécurité dans cet établissement, ça peut se comprendre.
01:26Maintenant, au niveau des pouvoirs publics, qu'ils soient nationaux ou territoriaux,
01:30je ne comprends pas trop, parce que nous, les policiers, on est engagé par le ministère
01:35de l'Intérieur pour faire régner la sécurité sur ce secteur-là, pour rappeler sur ce point-là.
01:39Et vous y êtes arrivé, parce qu'il y a plusieurs points de deal qui ont été démantelés, d'ailleurs.
01:41Exactement, il y avait neuf points de deal, on a réussi à en fermer sept, maintenant,
01:47ce point de deal-là, il est ouvert 24 heures sur 24, on a des brigades territoriales de contact
01:54qui font un travail énorme, et des brigades anti-crime et des poli-secours qui font un
01:58travail énorme, avec en moyenne des interpellations qui sont de trois à cinq par jour, ce qui est
02:04énorme pour un point stupe. J'ai échangé avec les collègues sur place, ils prennent même des
02:08mesures pour les acheteurs en verbalisant, ce qui ne leur donne plus envie de venir à force
02:12de se faire verbaliser. Je veux dire, on a tout fait, avec peu de moyens, on a tout fait,
02:16parce que c'est un point de deal qui ouvrait à H24, alors qu'on ne peut pas être dessus H24,
02:22même si on essaie de les harceler au maximum. Donc nous, on n'a pas lâché, mais on a l'impression
02:25que l'État, via d'autres ministères, via peut-être les collectivités territoriales, lâche, et ça,
02:33ça me dérange. Vous vous sentez abandonné alors que le travail a été fait, c'est vrai que c'est le
02:37préfet de police, Laurent Nunez, qui a donné ces chiffres, sept points de deal à Saint-Ouen,
02:42il n'y en a plus que trois aujourd'hui. Quand même, cette lutte contre le trafic,
02:46ça progresse, malgré les aides peut-être qui ne suivent pas. Oui, oui, ça progresse. Surtout,
02:55on ne lâche pas le terrain, mais les gens ne se rendent pas compte, je pense, à quel point c'est
03:00difficile de travailler dans ces secteurs-là, parce que vous avez les individus, les délacants,
03:05les dealers qui nous haïssent, on casse leur business, et des fois, les gens ne le comprennent
03:15pas, ils disent pourquoi on n'a pas de police, parce que c'est difficile, parce qu'on ne peut
03:20pas être partout, on a un climat géopolitique qui est compliqué avec des sécurisations de
03:24l'occulte, on a les missions quotidiennes, on a les escortes avec l'affaire Abra, depuis,
03:31on fait de plus en plus d'escortes aussi, de déferments, enfin, c'est très compliqué,
03:35et la violence, elle s'est démultipliée, la police se démultiplie, mais en termes de travail,
03:45mais pas en termes d'effectifs, et ça, il y a un moment où il va falloir se remettre d'un niveau,
03:49alors certes, ça va coûter cher, ça va coûter cher à la Seine-Saint-Denis, ça va coûter cher
03:53à la France, mais il y a un moment où il faut mettre plus de policiers sur le terrain, et surtout,
03:58une réponse pénale très très très ferme, parce que, madame, il faut comprendre une chose,
04:03ces individus, on les interpelle tous les jours, et tous les jours, ils ressortent,
04:07comme ils sont venus des fois, ils sortent, on n'a même pas fini de taper la procédure.
04:12Mais c'est incroyable ce que vous dites, Reda Belladge, porte-parole du syndicat Unité 1 pour
04:15l'Île-de-France, je voudrais me tourner vers Georges Fenech, ancien juge d'instruction,
04:18est-ce que vous pouvez peut-être répondre à Reda Belladge, peut-être répondre aux auditeurs aussi
04:22qui se posent la même question, vous vous rendez compte, le PV n'est pas fini d'écrire, nous dit
04:26Reda Belladge, et la personne est déjà dehors, comment c'est possible ça ?
04:29Vous voyez ce recul, le recul de l'autorité, le recul de l'état de droit, quand on parle des
04:35territoires perdus, de la République, des zones de non-droit, là on fait place nette pour le deal,
04:41notamment si on fait place nette pour enlever les deals, là, on est obligé de retirer une école,
04:46et c'est pas du tout une pierre lancée dans le jardin de la police qui fait son travail,
04:49j'entends ce que dit Reda, vraiment, mais ils sont au bout du bout, et même quelquefois
04:55découragés, mais c'est pas ma question, ma question, Georges Fénix, c'est pourquoi ces
04:58personnes, vous la connaissez ma réponse, la justice ne répond pas, la justice ne répond pas,
05:03voyez-vous, quand même, ce matin, j'ai entendu qu'à l'Assemblée nationale, on a réintroduit les
05:09courtes peines d'emprisonnement, ça y est, miracle, c'est le projet de loi de Darmanin, c'est superbe,
05:15bravo, parce que tant qu'on n'aura pas une réponse pénale lisible pour ces dealers,
05:22mais oui, ça continuera, et c'est terrible pour Reda Bellage, pour le syndicat Unité 1 pour l'île
05:27de France, et tous ses collègues, qui travaillent, qui font du bon travail, et qui n'est pas sanctionné
05:33ce travail, parce que les personnes ressortent, enfin, Philippe Guybert, exactement, il y a un
05:36projet de Philippe Guybert, vous qui représenterez la gauche sur ce plateau, l'humanisme, la vraie
05:44gauche, c'est ça qui va défiler, mais alors justement, je ne sais pas si Rudi Bellage est
05:50toujours en ligne et s'il m'entend, quand même, je me posais une question bête, qui est ni de gauche,
05:56ni de droite, si on a démantelé 7 points de deal, pourquoi on n'arrive pas avec le 8e ? J'entends
06:03ce qu'a dit Rudi Bellage sur le fait que c'était un 24, mais si on a un point de deal qui est gênant
06:13au point d'être obligé de déménager des classes d'école, de maternelle, est-ce qu'il ne faut pas
06:19faire une opération spéciale ? Je ne sais pas si vous avez une réponse à cette question.
06:25On a fait une opération spéciale hier à 15h30, on a mobilisé des unités départementales d'autres
06:30départements pour venir renforcer les unités locales, c'est un travail qui est difficile, il faut
06:34savoir que les quartiers ne sont pas faits pour les policiers, ils sont faits pour parquer un
06:39maximum de personnes, alors ça c'est les pouvoirs publics, c'est la politique de la ville, ça ne
06:43nous concerne pas, mais en attendant, quand on arrive sur ces lieux-là, on se fait caillasser
06:47par les gens au niveau des étages, donc vous savez pour nous, à un moment, on ne va pas non plus
06:52risquer notre vie pour 2 grammes de chit, donc à un moment, soit vous réprimez, comme vous me
06:58dites, si jamais on les interpelle, comme je vous dis, on a fait 3 à 5 interpelles par jour, si ces
07:02individus, les 3 à 5 qu'on interpelle tous les jours, sur 10 jours, ça fait 50, 50 individus,
07:07pourquoi ils ne les mettent pas en prison ? Si les 50, vous les libérez à chaque fois, le problème,
07:12soit ils se déplacent, soit ils restent sur place tout simplement, donc à un moment, il faut que les
07:16individus, nous on fait notre travail pour protéger la société, mais on a l'air de se dire que ça ne fait pas le travail pour protéger la société.
07:23Reda Belladge, porte-parole du syndicat Unité 1 pour l'Île-de-France, le caillassage des véhicules de
07:28police, j'ai l'impression que ça fait 20 ans qu'on en parle, 20 ans que vous n'arrivez pas,
07:33pas vous, Reda Belladge, mais que les forces de l'ordre ont du mal à rentrer quand même
07:38dans les cités pour faire régner l'ordre. Le premier caillassage c'était en 79. 79, alors vous
07:43vous rendez compte, il y a bien plus, je parle de 20 ans, de 40 ans, de 50 ans. Il y a 45 ans que ça a démarré. Mais comment se fait-il qu'on puisse laisser faire ça depuis 45 ans ?
07:51Je pose la question, Reda Belladge. La réponse est la même, en fait, je prends un exemple en plein milieu de Paris, le 23 septembre 2023, avec une attaque d'un véhicule de police, où un policier est obligé de sortir son arme pour se dégager alors qu'il est attaqué par des black blocs.
08:05On a trois collègues blessés, dont une collègue féminine. J'ai été au procès du monsieur qui a été jugé un mois après, parce qu'on attendait
08:12d'avoir son attestation de stage, parce que le pauvre monsieur faisait un stage chez Burger King pour se réinsérer. On a décalé le procès, il a eu lieu un an après, alors qu'il était majeur.
08:22Donc pendant un an, un monsieur qui s'est attaqué à des policiers, avant il était suspecté de s'être attaqué à des policiers avant d'être jugé quand même.
08:29Donc un an avant d'être jugé, et il a été condamné à combien, Reda Belladge ?
08:32Il a pris huit mois avec sursis, madame.
08:34Huit mois avec sursis, c'est-à-dire qu'il n'y a rien ?
08:36Qui ont choqué tout le monde ?
08:38Et la réponse pénale, huit mois avec sursis, trois policiers blessés, un véhicule dégradé, un juge qui le regarde dans les yeux et qui lui dit
08:44« Monsieur, les preuves elles sont formelles, c'est vous, c'est vous. Qu'est-ce que vous avez à dire ? »
08:50Le juge dans les yeux lui dit « Je vous répondrai pas. Pourquoi ? Parce que c'est mon droit. »
08:56Donc voilà un moment, si les individus, déjà il manque de respect à la justice, un juge d'instruction, et le juge dit
09:02« Bon bah écoutez, huit mois avec sursis, le message il est terrible. Le message il est positif pour les délinquants et il est négatif pour les forces de l'ordre. »
09:10Qui veut répondre à Reda Belladge ?
09:12En tant que représentant de la gauche, comme vous disiez tout à l'heure, justement si on est un peu de gauche, on est pour protéger les faibles contre les forts.
09:22Dans ces quartiers, qui sont les forts ? Qui est la force brutale ? C'est pas la police.
09:26Les dealers, mais bien sûr que ce sont les dealers.
09:28Et donc si on est soucieux, là ce sont les parents d'élèves et ce sont les élèves qui sont sanctionnés par le deal.
09:40C'est eux qui sont les premières victimes.
09:42Et donc je considère que si on est de gauche, on doit se soucier d'abord des gens qui sont victimes de l'insécurité, de la violence et en l'occurrence du trafic de drogue.
09:54Donc je pense qu'une politique pénale qui serait plus ferme, notamment sur les courtes perles, d'un point de vue de gauche, me gêne absolument pas.
10:02J'ai aucun problème avec ça.
10:04Au contraire, d'une certaine manière.
10:06Je ferai passer mon premier livre à Philippe Guybert qui remonte déjà quelques années.
10:10Pour lui expliquer que la gauche judiciaire, celle qui est arrivée avec l'honorable, et je respecte sa mémoire, Robert Badinter.
10:16Je connais vos dada !
10:18Je connais vos dada !
10:20Je connais vos dada !
10:22Vous êtes obsessionnel !
10:24Vous avez raison, j'ai une obsession.
10:26Je ne suis toujours pas convaincu de la responsabilité de Robert Badinter dans notre situation actuelle.
10:30Parce qu'on est arrivé avec une culture nouvelle, défense sociale nouvelle, qui consiste, et c'est toujours le cas aujourd'hui, croyez-le moi, il suffit de rappeler le mur des cons.
10:38On reparle toujours du syndicat administratif.
10:40Ça vous agace, Philippe.
10:42Ça vous agace.
10:44Pour un juge du syndicat administratif, le dealer c'est d'abord lui la victime.
10:51Parce que si le dealer c'est qu'il est victime de discrimination, à l'embauche, donc il ne sert à rien de le condamner.
10:58Ça peut vous paraître choquant, mais c'est la gauche qui a conceptualisé une forme marxisante, je dirais, de la justice.
11:06Ça va être intéressant, ce sera le thème de notre débat tout à l'heure, puisqu'on va rebondir sur ce qu'a dit Bruno Montaigne.
11:10Je pense que c'est une légère caricature.
11:14Je vous enverrai tous leurs écrits.
11:18Parce que la gauche les fréquentait pas mal, comme vous le savez.
11:21J'ai pas entendu ce que vous me dites très souvent.
11:23Ne mettez pas en cause ma parole, Philippe.
11:25Je vais vous apporter toutes les preuves la prochaine fois.
11:29Ça va être très intéressant, Philippe.
11:31On en parlera tout à l'heure de la justice, la justice rouge, celle évoquée par Bruno Retailleau tout à l'heure.
11:36Mais je voudrais laisser la parole à Reda Bellage, porte-parole du syndicat Unité 1 pour l'Île-de-France.
11:41On a parlé effectivement de cette école maternelle, on a vu aussi cette semaine ces images de guérillas urbaines en Seine-Saint-Denis,
11:47des policiers municipaux pris pour cible par des dizaines de personnes armées de barres de fer,
11:53barrières de chantier, de projectiles en tout genre.
11:56Après l'intervention décriée dans une cité à Seine-Denis, à la suite d'un rendez-vous urbain,
12:02une enquête pour violences avec armes est ouverte à l'encontre des policiers municipaux pour conduites controversées et dangereuses.
12:08J'imagine, Reda Bellage, que tout ça vous met beaucoup en colère.
12:13Oui, je crois qu'on est dans le métaverse, on est dans un monde parallèle, vous savez,
12:17dans les nouveaux dessins Disney où vous dites en fait les rôles se sont inversés.
12:21Il y a des gens qui sont là pour faire le bien et qui se font attaquer, il y a des gens qui font du mal à ceux qui font du bien.
12:26Et aujourd'hui on va ouvrir une enquête pour ceux qui font du bien.
12:29Sur les images que je vois moi, je pense que les gens, ou le magistrat qui a décidé d'ouvrir cette enquête...
12:36Les images, mais est-ce que vous pouvez les décrire effectivement aux auditeurs d'Europe 1 ?
12:39Moi, les images que je vois, je vois qu'il y a des gens qui veulent faire la fête,
12:44des délinquants qui veulent faire la fête, et pour eux faire la fête c'est s'attaquer à des policiers.
12:48Il y avait un rodeo moto sur le secteur, tout le monde nous dit, tous les gens se plaignent.
12:53On va dans les quartiers aussi, on les voit quand on fait, nous, des policiers à unité.
12:57J'ai déjà fait des manifestations dans les quartiers, les gens viennent nous voir en cachette.
13:01« Oui, pourquoi vous venez pas ? On en a marre de ces motos et de ça. »
13:03Ben voyez le résultat quand on vient, voilà comme on est reçus.
13:06Et moi, je vois personne, parce que même sur l'affaire de Saint-Ouen, ou sur cette affaire,
13:10je vois pourquoi les élus, on les entend crier au loup, mais je les vois pas manifester.
13:14Pourquoi ils vont pas manifester dans les cités pour dire « Oui, c'est pas normal, on attaque notre police municipale.
13:18Oui, c'est pas normal, on ferme cette école à Saint-Ouen. »
13:21Donc c'est bien beau, mais la police, elle va pas tout le solutionner.
13:24Et quand elle doit solutionner, dans le 93, il faut multiplier par 3 les actes de violence par rapport aux...
13:32Ah, Arnaud Dabellade, j'en ai eu un petit problème de vision.
13:34Par rapport à la moyenne nationale, il voulait dire dans la Seine-Saint-Denis, ça va être multiplié par 3 par rapport à la moyenne nationale.
13:40J'imagine que c'était la fin de sa phrase.
13:42La Seine-Saint-Denis, effectivement, est connue, les statistiques sont parfaitement claires là-dessus.
13:48Sauf qu'aujourd'hui, il n'y a plus un seul point du territoire qui soit préservé.
13:52Effectivement, dans les années 80, il y avait 24 quartiers dits difficiles.
13:59C'est ça que je voulais vous dire tout à l'heure.
14:01En 1995, il y en avait 750. Aujourd'hui, il y en a 1500.
14:06Mais c'est terrible. C'est exponentiel.
14:08C'est pour ça que je voulais vous répondre tout à l'heure.
14:10Attendez, on va parler de ces justices. On a beaucoup de choses à se dire.
14:1420h27, on va revenir sur les mots de Bruno Retailleau.
14:17Et je voudrais bien que vous finissiez votre explication. C'est exponentiel.
14:20On passe de 24 à 1500. C'est une dinguerie.
14:23Reda Bellade, je ne sais pas si Reda Bellade est encore là.
14:27Merci infiniment d'avoir été en direct avec nous sur Europe 1, porte-parole du syndicat Unité 1 pour l'île de France.
14:32Et j'ai envie de vous dire bon courage et bravo pour le travail que vous faites avec vos collègues.
14:37Celui de nous protéger. De protéger les citoyens français.
14:41Vous faites un très très beau métier. Bravo à vous.
14:43Et nos enfants aussi.
14:44Et nos enfants, exactement. Merci à vous.
14:46Il est 20h28 sur Europe 1.