• il y a 13 heures
Rugby EcoXpert, la chronique de Philippe Spanghero.

Le thème de la chronique ce soir : La Champions Cup est-elle en trophée ?

Au programme :

On revient sur l'intérêt décroissant de la Champions Cup. Moins d'affrontement marquant malgré l'arrivé des sud-africains. Les Anglais n'envoient plus leurs joueurs internationaux. Finalement, la Champions Cup a-t-elle perdu de son prestige ?

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##RUGBY_ECOXPERT-2025-04-04##

Catégorie

🥇
Sport
Transcription
00:00Et c'est un an avant, c'est un an avant, quoi.
00:02Sud Radio, LA radio du rugby.
00:07T'es un million, t'es charmant t'es.
00:09Vous voyez ce que ça fait déjà, un million, Larmina ?
00:11Où est l'argent ? Où est l'argent ?
00:13C'est mon pote mort.
00:14En fait, j'ai retiré de l'argent.
00:26On va parler de cette Champions Cup
00:28et des phases finales qui commencent ce soir
00:31avec notamment Northampton, Clermont,
00:33mais tout le week-end avec UBB Stade Toulousain,
00:35avec l'UBB, le Stade Toulousain,
00:38il y a Castres, il y a La Rochelle,
00:40il y a pas mal de clubs français qui sont qualifiés.
00:42Et donc on va évoquer cette Champions Cup.
00:44Est-elle en danger ? C'est la question.
00:46Ce soir, sportivement, on peut le dire,
00:48la Champions Cup perd un peu chaque année de sa superbe.
00:51Moins d'affrontements marquants,
00:538e de finale qui n'emballe pas grand monde,
00:55et puis l'arrivée des Sud-Africains
00:57qui font forcément l'effet escompté.
00:59La preuve, au global,
01:01on se retrouve en 2024-2025
01:03avec aucun club sud-africain en phase finale,
01:05des clubs anglais qui n'en voient pas les internationaux,
01:07et des nombreux cas de confrontation franco-française
01:09possibles en quarts de finale.
01:11On peut par exemple avoir Stade Toulousain
01:13face à Toulon,
01:15on peut avoir UBB La Rochelle ou Castres-Clermont, par exemple.
01:18Est-ce que sportivement, la Champions Cup
01:20perd-elle de son prestige, Philippe ?
01:23Sportivement, elle est en train d'en perdre
01:25parce que les dernières annonces,
01:27notamment l'impasse de clubs anglais,
01:29le fait que les Sud-Africains
01:31ne soient pas au rendez-vous cette année
01:33en phase finale, ça pose question.
01:35Et clairement, la formule pose question aussi,
01:37c'est long,
01:39se rajoutent des 8e de finale,
01:41ça rajoute une longue période de phase finale,
01:43on a du mal à s'intéresser
01:45à ces premiers matchs.
01:47La formule est quand même très difficilement
01:49lisible de la part du public,
01:51donc il y a quand même des questions
01:53qui se posent sur la formule
01:55et sur l'attrait sportif.
01:57Une des clés de réponse, ça pourrait être
01:59éventuellement que l'organisateur
02:01soit beaucoup plus attractif en termes
02:03de primes à la performance à partir
02:05des phases finales, pour que toutes les équipes
02:07engagées aient vraiment
02:09une motivation supplémentaire pour jouer le jeu,
02:11ou éventuellement des modalités
02:13de sanctions pour les équipes
02:15qui feraient l'impasse
02:17éventuellement, même si ça paraît
02:19difficile de le mettre en place.
02:21Sportivement, elle a des questions
02:23à se poser, parce que même si on y reviendra
02:25tout à l'heure sur les chiffres pour l'instant,
02:27tout va bien du côté
02:29de l'EPCR.
02:31Sportivement, il y a
02:33beaucoup de questions qui se posent,
02:35et qui devront être réglées à l'inter-saison
02:37pour être sûr que la saison
02:39prochaine démarre sur de bonnes bases.
02:41Oui, parce que quand on regarde un petit peu
02:43les précédents vainqueurs
02:45de cette Champions Cup,
02:47on est sur 4 clubs français,
02:49sur 4 victoires françaises,
02:51le Stade Toulousain en 2021,
02:53la Rochelle en 2022-2023,
02:55et le Stade Toulousain en 2024.
02:57Et puis avant ça, il y avait eu une grosse
02:59hégémonie anglaise, avec les Saracens
03:01qui ont gagné à deux reprises en 2016 et 2017,
03:03le Leinster en 2018,
03:05et les Saracens à nouveau en 2019.
03:07Mais c'est vrai que depuis quelques années,
03:09et on trouve ça Exeter en 2020,
03:11mais c'est vrai que, Philippe,
03:13depuis quelques années, cette sensation
03:15que c'est désormais la France
03:17qui reprend cette Champions Cup
03:19avec le plus de sérieux,
03:21et l'arrivée des clubs sud-africains
03:23censés relancer un peu cette dynamique sportive
03:25qui avait tendance à aller vers le bas,
03:27on peut le dire, là, pour le moment,
03:29l'effet n'est pas là.
03:31Alors, est-ce qu'on arrive sur la fin
03:33du test,
03:35ou est-ce qu'on peut déjà statuer d'un échec,
03:37Phyllis Panguero, de l'arrivée
03:39des clubs sud-africains ?
03:41Non, je crois que c'est difficile
03:43d'être aussi radical sur l'échec,
03:45parce que d'abord, ça fait peu de temps,
03:47le temps d'acclimatation à ces nouvelles compétitions
03:49pour les sud-africains,
03:51il n'est pas neutre.
03:53Alors, on le répète, mais on l'a déjà dit souvent,
03:55mais c'est important de le repréciser,
03:57en fait, les sud-africains,
03:59ils participent aux compétitions
04:01de l'EPCR
04:03par le biais de l'URC.
04:05Dans le cadre du règlement
04:07de l'URC, il est dit qu'en fonction
04:09de votre classement,
04:11ceux qui sont, je crois, dans les 8 premiers,
04:13participent aux compétitions.
04:15Et donc, aujourd'hui,
04:17les sud-africains sont devenus
04:19partie prenante de l'URC,
04:21donc l'EPCR n'a pas son mot à dire
04:23sur la participation ou pas des sud-africains.
04:25L'EPCR a un engagement
04:27avec des championnats,
04:29des ligues et des fédérations,
04:31dont l'URC, et donc il n'a pas son mot à dire
04:33sur le choix de l'URC
04:35d'avoir intégré les sud-africains.
04:37Donc maintenant, ils sont là,
04:39ce n'est pas l'EPCR qui a choisi ça,
04:41c'est l'EPCR qui a subi
04:43ça, si on peut parler de subir,
04:45par le choix fait
04:47par l'URC d'intégrer les sud-africains.
04:49Maintenant, ils sont là et c'est amené
04:51à durer. Donc, d'un point de vue
04:53sportif, il faut à tout prix
04:55que les sud-africains amènent une plus-value
04:57à cette compétition européenne. Visiblement,
04:59ceux qui participent à l'URC disent
05:01que c'est le cas, sportivement,
05:03médiatiquement et économiquement,
05:05et on y reviendra tout à l'heure, mais
05:07même si sportivement, ce n'est pas tout à fait ça encore
05:09avec les sud-africains, il n'en reste pas moins
05:11qu'économiquement, ça tire
05:13aussi l'économie de l'EPCR
05:15et de ses compétitions
05:17vers le haut.
05:19Ça peut, en tout cas, effectivement l'amener vers le haut.
05:21Alors, quand on regarde
05:23cette Champions Cup avec le regard français,
05:25on se dit que forcément, elle est très intéressante
05:27parce qu'on a la sensation
05:29que, par exemple, cette année,
05:31seuls les clubs français et le Leinster
05:33semblent en mesure d'avoir
05:35la largeur d'effectifs pour la jouer à fond.
05:37On peut peut-être
05:39mettre une petite pièce sur un ou deux
05:41clubs anglais, mais ça me paraît quand même assez compliqué.
05:43Et du coup, sportivement,
05:45du regard français, elle est quand même plus
05:47facile à atteindre
05:49cette victoire dans cette compétition.
05:51Plus facile, c'est un grand mot quand même,
05:53Philippe, mais le titre
05:55est peut-être moins un exploit
05:57qu'il y a 10 ans, 15 ans.
05:59Oui, c'est vrai qu'on peut se poser la question
06:01vraiment quand on se retourne sur
06:03l'histoire de cette compétition
06:05depuis la fin des années 90.
06:07Il y a eu au début une vraie
06:09bataille sportive qui donnait
06:11vraiment de l'épaisseur
06:13à cette compétition, notamment entre
06:15les anglais et
06:17les français. Après, il y avait encore
06:19une bribe de rugby gallois,
06:21notamment la première finale, qui a vu
06:23s'opposer le stade toulousain et Cardiff, qui était encore
06:25une grosse écurie. Et puis ensuite,
06:27ça a été vraiment une hégémonie
06:29française-anglaise. Et puis ensuite,
06:31il y a les Irlandais qui ont émergé.
06:33Le Munster d'abord et puis
06:35le Leinster ensuite.
06:37C'est revenu après un peu à la main
06:39des anglais. Finalement, quand on regarde
06:41ça, on se dit,
06:43avec la parenthèse irlandaise, finalement,
06:45il y a une dizaine de pays
06:47engagés dans cette compétition.
06:49Mais finalement, il n'y en a que deux ou trois
06:51qui peuvent y prétendre tous les ans. Et encore,
06:53quand on dit trois,
06:55c'est assez
06:57on va dire ambitieux.
06:59Donc, c'est clair que ça amène des questions
07:01sportivement, parce que dans tous
07:03les grands championnats, dans tous les grands sports,
07:05pour qu'il y ait un attrait
07:07sur la durée de la part du public,
07:09de la part des sponsors, il faut
07:11qu'il y ait vraiment du suspens jusqu'au bout
07:13dans la course au titre.
07:15Alors,
07:17quand je parle du suspens, je parle du suspens
07:19entre pays, parce que si au final,
07:21dès les quart de finale, on se demande si c'est
07:23la Rochelle, l'UBB ou Toulouse qui va gagner.
07:25Finalement, on exclut
07:27tous les autres pays qui aiment le rugby et qui
07:29n'acceptent pas la compétition. Donc,
07:31l'injuste, c'est de garder tous les amateurs
07:33de rugby
07:35de l'hémisphère nord concernés
07:37par cette compétition. Après,
07:39ce qui est surprenant, c'est que pour basculer
07:41sur les chiffres, quand même, ils montrent
07:43que... Je vais juste donner une petite
07:45stat aux auditeurs. Depuis 2013,
07:47et ce Toulon, clairement,
07:49qui restera d'ailleurs dans les mémoires,
07:51ce 16-15 à la Viva Stadium,
07:53depuis 2013, une seule finale
07:55a été jouée sans un club français.
07:57Vous vous rendez compte ?
07:59C'était en 2019, Saracen Slainster.
08:01Sinon, toutes les finales
08:03ont impliqué un club français
08:05entre 2013 et 2024.
08:07Donc, sur 11 éditions,
08:09c'est quand même absolument énorme.
08:11Ça montre à quel point les clubs français sont toujours au rendez-vous
08:13de cette Champions Cup. Parce que, parlons économiquement
08:15maintenant, Philippe, cette Champions Cup,
08:17elle fait le bonheur
08:19du rugby français. Mais alors, pourquoi ?
08:21Elle fait le bonheur
08:23du rugby français. Alors, je le répète,
08:25le problème, en fait, de nos organisations,
08:27c'est que la prime au succès
08:29sportif, pour moi, elle n'est pas
08:31assez importante. Après, ça s'explique par
08:33le fait qu'on n'a pas l'économie qui le permet.
08:35Mais, en fait, il faudrait avoir des carottes
08:37financières beaucoup plus importantes à chaque fois que
08:39les équipes passent des tours. Donc, ce n'est pas
08:41tant sur la performance sportive
08:43qu'elle est importante pour les grands clubs français.
08:45C'est plutôt sur les revenus
08:47annexes. Parce qu'aujourd'hui, quand vous regardez
08:49les affluences moyennes,
08:51et c'est ce qui explique aussi la bonne santé
08:53de l'EPCR,
08:55vous avez des affluences moyennes qui sont en hausse.
08:57C'est très important, les chiffres.
08:59Aujourd'hui, vous avez déjà
09:01un million de spectateurs
09:03qui se sont rendus dans les stades sur la
09:05phase de poules. L'année dernière, c'était
09:071,5 million à la fin de la compétition.
09:09Donc, là, on peut imaginer que cette année,
09:11avec les phases finales qui arrivent
09:13et les clubs français engagés
09:15qui draignent des grosses affluences,
09:17l'EPCR va exploser les compteurs.
09:19Donc, les chiffres en termes d'affluences dans les stades,
09:21ils sont très élevés.
09:23Et ils sont en grande partie dus
09:25aux clubs français et aux clubs sud-africains
09:27aussi sur les phases de poules.
09:29Mais aux clubs français, je pense notamment
09:31aux clubs qui ont une vraie histoire avec
09:33cette compétition. C'est bien sûr
09:35Toulouse, principalement, parce que c'est ceux
09:37qui la jouent depuis le plus longtemps. Et puis,
09:39plus récemment, vous avez l'UBB et la Rochelle.
09:41Et quand vous avez des locomotifs
09:43pareils qui font des guichets
09:45fermés dans des stades de 30-35 000
09:47personnes, forcément, ça tire
09:49votre compétition vers le haut
09:51et ça tire l'économie de ces clubs-là
09:53vers le haut parce que ça rajoute des matchs,
09:55ça rajoute de la billetterie, ça rajoute
09:57des recettes de sponsoring et de
09:59relations publiques de façon très
10:01importante à chaque tour.
10:03Une qualification en Champions Cup,
10:05ça rapporte combien, Phyllis Fangaro ? Vous êtes un club français,
10:07vous accrochez cette huitième place,
10:09vous êtes donc en Champions Cup.
10:11Combien vous avez de plus
10:13dans votre budget ?
10:15Honnêtement, je n'ai pas les chiffres pour le dire
10:17dès qu'on passe un tour parce que
10:19c'est très peu significatif.
10:21C'est vraiment quand vous commencez
10:23à rentrer dans le dernier carré des
10:25demi-finales que ça devient intéressant parce que
10:27il y a plusieurs primes qui viennent se greffer.
10:29Mais on va dire, pour aller au bout,
10:31si vous êtes champion,
10:33la prime pure de
10:35titre de la part de l'EPCR, c'est
10:37autour d'un million d'euros. Si vous voulez,
10:39en direct, je parle. C'est pas mal.
10:41C'est quoi, c'est un huitième, un neuvième du
10:43Salary Cup, quand même ?
10:45Oui, c'est un neuvième du Salary Cup.
10:47Si tu le traites sur la base du
10:49Salary Cup, mais si tu le remets en perspective
10:51d'un budget global de clubs de fonctionnement
10:53aux alentours de
10:5540 millions pour les gros clubs,
10:57c'est peu.
10:59Donc après, je le répète, l'intérêt
11:01pour eux, il est surtout sur l'indirect.
11:03C'est-à-dire tous ces matchs que tu
11:05reçois avec
11:07toute la billetterie qu'il y a autour, toutes les relations
11:09publiques. Et là, quand tu mets
11:11les chiffres bout à bout,
11:13cette compétition,
11:15elle a, pour le coup, un vrai
11:17impact économique. Mais voilà,
11:19l'enjeu, c'est aussi que
11:21les équipes aient vraiment envie de la jouer
11:23et que, pour l'organisateur,
11:25ils arrivent, dans les années qui
11:27arrivent, à rendre la formule très lisible,
11:29à régler leurs problématiques de phase finale.
11:31Comment changer cette formule ?
11:35C'est très personnel, mais
11:37c'est vrai que le huitième de finale
11:39pose vraiment question. La preuve, quand on voit
11:41les Anglais
11:43qui galvotent carrément
11:45ce type de match,
11:47on se dit, bon,
11:49est-ce qu'on n'a pas un tour de trop ?
11:51Et puis,
11:53surtout, je trouve qu'au milieu de la
11:55cohabitation avec nos championnats domestiques,
11:57l'histoire, elle est dure à raconter
11:59sur la montée en puissance. Elle est un peu
12:01trop longue. Elle est un peu trop longue et le
12:03storytelling, je le trouve compliqué
12:05à mettre en place pour
12:07vraiment fédérer une communauté.
12:09Mais ça, c'est un avis très personnel.
12:11Je trouve que...
12:13On peut se dire que ça rajoute
12:15des recettes, parce que quand on voit
12:17encore le Stade Toulousain ou l'UBB,
12:19ils vont forcément faire
12:21le plein et c'est bien sûr très
12:23intéressant pour eux. Mais bon, ça
12:25rajoute une étape qui peut-être sportivement
12:27pose question.
12:29Et on en parlera justement demain
12:31avec Jacques Reynaud, le directeur général de l'EPCR.
12:33Il sera en direct avec nous dans le cœur de la
12:35mêlée. Il sera à Castres pour le
12:37Mastre Trévis que l'on vous diffusera bien évidemment
12:39sur ceux de radio. Il sera là à 18h30
12:41demain pour répondre
12:43à toutes vos questions
12:45concernant la Champions Cup
12:47et cette hégémonie française qui est en train quand même de se développer
12:49dans le rugby européen, bien au-delà d'ailleurs de la
12:51Champions Cup. Je reviens d'ailleurs sur
12:53la question initiale
12:55de cette chronique, Philippe Spanghiro.
12:57Est-ce que la Coupe d'Europe,
12:59est-ce que la Champions Cup est en danger ?
13:01Et avec une sous-question, du coup, comment
13:03on négocie cette perte d'attrait globale
13:05sportivement, tout en
13:07maintenant cette économie
13:09quand même plutôt lucrative ?
13:11Est-ce qu'on laisse faire les choses
13:13ou est-ce qu'il faut changer
13:15cet écosystème qui, pour
13:17l'instant, tient plutôt pas trop mal ?
13:19Non, non, non. Je crois
13:21que laisser faire les choses, c'est prendre un gros
13:23risque pour l'organisateur. Ça, c'est mon point
13:25de vue et peut-être qu'il ne le partage pas.
13:27Mais en tous les cas, de toute façon,
13:29à terme, les bons
13:31chiffres vont être impactés
13:33par le manque d'attrait sportif.
13:35Ils ont des questions à
13:37se poser sur les formules
13:39et sur la façon d'inciter les équipes
13:41à jouer la compétition pleinement.
13:43Si trop d'équipes galvotent cette compétition
13:45et que très vite dans la compétition,
13:47il y a trop peu d'équipes qui sont susceptibles
13:49de la gagner, ça va forcément
13:51impacter à terme les finances. Aujourd'hui,
13:53ce n'est pas du tout le cas. Ils ont encore de la
13:55visibilité parce qu'ils ont signé des
13:57programmes marketing avec de gros sponsors
13:59sur du pluriannuel.
14:01Aujourd'hui, quand on regarde les chiffres
14:03en quelques lignes, mais je parlais
14:05tout à l'heure des affluences dans les stades, donc l'année
14:07dernière, c'est 1,5 million de spectateurs,
14:09ce qui est beaucoup. On est déjà
14:11à 1 million cette année en phase régulière.
14:13Ça, pour le coup, c'est tiré aussi par
14:15l'Afrique du Sud parce que même si les prix
14:17de billets sont moins élevés, il y a quasiment
14:1925 000 personnes d'affluence moyenne
14:21par match de cette compétition
14:23en Afrique du Sud. C'est des gros chiffres,
14:25beaucoup plus que dans nos championnats
14:27européens, si on enlève
14:29ce qui se passe du côté français.
14:31Ça, c'est pour les affluences dans les stades.
14:33Ensuite, quand vous regardez les audiences
14:35aussi, l'année dernière, c'est plus de
14:3775 millions de téléspectateurs
14:39cumulés, ce qui est beaucoup. Il y a 100 pays
14:41qui diffusent cette compétition.
14:43Cette année, on est déjà à plus de 40 millions
14:45de téléspectateurs avant
14:47les phases finales. On peut
14:49penser aussi qu'on va exploser les compteurs
14:51sur la partie
14:53télévisée. Les chiffres
14:55sont bons. C'est des chiffres d'une
14:57grande compétition. Le problème, c'est
14:59que sur le terrain, il faut que ça suive.
15:01Il faut à tout prix qu'il y ait de la concurrence
15:03et de la compétition sportive jusqu'au
15:05bout. Il faut à tout prix
15:07qu'on ait plus d'équipes capables de la gagner
15:09et surtout moins d'équipes qui
15:11la galvaudent.
15:13Dernière question, promis. Philippe, parce que
15:15c'est trop intéressant. J'ai trop de questions qui m'arrivent.
15:17De toute façon, on continuera le débat demain
15:19avec Jacques Renaud.
15:21Est-ce que c'est la France
15:23le moteur de cette Champions Cup
15:25et est-ce que ça l'a toujours été ?
15:27Est-ce que
15:29c'est la France le moteur aujourd'hui ?
15:31Clairement, oui. D'abord parce que c'est
15:33le poumon économique du rugby de l'hémisphère nord
15:35et même du rugby mondial aujourd'hui.
15:37Je pense
15:39qu'on peut tous être
15:41d'accord pour le dire et ce n'est pas un jugement
15:43de valeur. C'est avéré par des chiffres.
15:45Ensuite, quand on regarde l'histoire,
15:47à une époque, ça a été les Anglais.
15:49Les Français n'ont pas toujours été
15:51la locomotive de cette compétition.
15:53Il y a eu une période
15:55entre 2000 et 2010 où le rugby
15:57anglais était plus fort, les salaires étaient
15:59plus élevés là-bas.
16:01Les Anglais,
16:03sportivement, étaient au-dessus
16:05de nous, que ce soit
16:07globalement en club ou en équipe nationale.
16:09Donc, ce n'est pas toujours la France
16:11qui a tiré cette compétition vers le haut.
16:13Mais là, la vraie question qu'il faut se poser,
16:15mais il faut se la poser même pour nous
16:17parce qu'en fait, on peut
16:19être heureux de se dire
16:21qu'aujourd'hui, le rugby français domine
16:23tous les autres rugby du monde par son économie,
16:25par sa structuration, etc.
16:27Mais je le dis souvent,
16:29être fort tout seul, ça ne sert à rien.
16:31On a quand même besoin d'avoir
16:33des pays forts
16:35autour de nous avec lesquels faire la compétition
16:37pour renforcer la valeur
16:39de notre produit. Et aujourd'hui, on est un peu
16:41dans cette zone de risque
16:43dans laquelle, finalement, on se rend compte
16:45que le temps passe, mais il n'y a pas de grands
16:47nouveaux pays de rugby qui émergent.
16:49Et il y a même des pays qui étaient des pays forts
16:51qui sont en grande fragilité.
16:53Voilà la situation
16:55dans laquelle on est aujourd'hui.
16:57Mais c'est vrai que, de se dire que
16:59des grands pays de rugby, quand même,
17:01comme l'Ecosse, le Pays de Galles,
17:03ne sont plus du tout invités,
17:05n'ont même pas l'économie d'avoir
17:07une sélection ou une province
17:09capable d'émerger
17:11ne serait-ce qu'en phase finale de ces compétitions,
17:13c'est compliqué.
17:15C'est vrai que ça paraît assez compliqué.
17:17Finalement, tous ces sujets-là, on les abordera demain
17:19avec notre invité exceptionnel,
17:21Jacques Reynaud, à 18h30
17:23dans Au Cœur de la Mêlée. Posez vos
17:25questions à Jacques Reynaud, proposez-nous-les
17:27sur les réseaux sociaux, au Sud Radio Rugby.
17:29On sera très heureux de lui faire parvenir
17:31en direct sur Sud Radio ou tout simplement
17:33appelez le 0826 300 300
17:35pour participer. Merci Philippe
17:37d'avoir été avec nous. Très belle soirée.
17:39On se retrouve demain à 18h pour Au Cœur de la Mêlée. C'est ok ?
17:41Avec plaisir !

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