Sébastien Chenu, vice-président du Rassemblement national, était l'invité de "Face à Duhamel" dans BFMStory sur BFMTV.
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00:00D'abord, nous, ça fait longtemps, pour rebondir sur les archives, qu'on a intégré que le combat qui nous est mené,
00:04il a une dimension juridique, voire judiciaire, c'est-à-dire que ce n'est pas uniquement un combat politique contre nous.
00:10On fait feu de tout bois, et nous avons intégré ça depuis longtemps.
00:14Ce qui est fait contre nous n'est pas fait forcément contre nos adversaires.
00:18Aujourd'hui, Marine Le Pen est présumée innocente.
00:20Je crois qu'il faut le rappeler, elle a commencé d'ailleurs tous nos échanges par ça, Marine Le Pen est présumée innocente.
00:25Mais il y a deux éléments qui me semblent être éminemment politiques dans la décision.
00:29Et là, j'attaque la décision, voyez-vous, c'est lorsque la magistrate indique qu'il faut absolument mettre cette peine exécutoire,
00:36rendre Marine Le Pen inéligible, car sa candidature, son élection éventuelle à la présidence de la République,
00:43pourrait créer un trouble à l'ordre public démocratique, ce qui n'existe pas.
00:48Dans aucun texte, aucune jurisprudence, vous avez cette idée du trouble public à l'ordre démocratique.
00:58J'essaie de reprendre les bons termes.
01:01Ça n'existe pas.
01:02Donc là, on a quand même une invention à visée politique, qui est celle de priver Marine Le Pen d'aller aux élections,
01:07et puis la deuxième chose, c'est le fait de la récidive.
01:10Enfin, cet élément, là aussi, il est très politique.
01:13Marine Le Pen n'est plus députée européenne et n'est plus présidente de parti politique.
01:16Comment pourrait-elle récidiver, même si elle en avait la volonté ?
01:20Alors on dit, oui, mais elle n'a pas voulu reconnaître les faits, ce qui sous-entend qu'elle pourrait récidiver.
01:25Non, elle n'a pas voulu reconnaître les faits parce qu'elle n'est pas d'accord, parce qu'elle les combat, parce qu'elle les conteste.