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François Bayrou a adressé "son soutien inconditionnel" aux magistrats, jugeant "ne pas avoir le droit" en tant que chef du gouvernement de "critiquer" une décision de justice. Mais le Premier ministre a ajouté avoir des "interrogations" sur l’application immédiate de l’inéligibilité décidée à l'encontre de Marine Le Pen.

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Transcription
00:00Oui, alors François Bayrou a passé son après-midi hier à souffler le chaud et le froid.
00:04Le Premier ministre soutient et défend les magistrats, mais le citoyen Bayrou s'interroge sur,
00:09il se disait troublé auprès de son entourage, et puis il s'interroge sur cette exécution provisoire.
00:13Il y a un côté schizophrénie assumé qui est tout à fait déraisonnable, car ça confine à l'hypocrisie.
00:18Ce n'est pas la première fois que François Bayrou fait le coup, il l'avait fait sur la traite, vous vous souvenez.
00:21Le Premier ministre ouvre un conclat où on peut discuter de tout sans tabou,
00:23mais le citoyen Bayrou dit on ne touche pas aux 62 ans.
00:26Mais sur ce sujet, en particulier celui de la justice, il ne devrait pas faire ça.
00:29Parce que cela touche à l'indépendance des pouvoirs ?
00:31Oui, et qu'au nom de l'indépendance des pouvoirs, un Premier ministre ne devrait pas commenter une décision de justice
00:35dès que vous commencez à dire non je ne commente pas, mais vous tombez dans le piège.
00:39J'ajoute deux autres raisons, la première c'est que le citoyen Bayrou, si j'ose dire,
00:41est concerné par une affaire similaire, puisque son parti, des anciens élus de son parti ont été condamnés
00:49pour des faits de moindre ampleur, mais qui ressemblent beaucoup à ceux du Rassemblement National.
00:53Et que si lui-même, François Bayrou a été relaxé, le parquet a fait appel, l'affaire est donc pendante.
00:57Ensuite, c'est la deuxième raison, parce qu'on assiste depuis deux jours à des événements d'une gravité sans précédent.
01:01Les chefs de file du premier parti d'opposition, condamnés pour des faits extrêmement graves en première instance,
01:06puisqu'on parle de détournement de fonds publics, mènent une charge ahurissante contre l'institution judiciaire.
01:11Tyrannie des juges, gouvernement des juges, juges rouges, décisions politiques.
01:14Et un Premier ministre leur apporte un soutien, mais le citoyen Bayrou s'interroge et dit au fond, ça se discute.
01:19C'est choquant, c'est dangereux.

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