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Il y a un homme dans ce studio, que Julien aime beaucoup.

Retrouvez « La chronique de Julien Santini » dans La Bande originale sur France Inter et sur : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/la-chronique-de-julien-santini

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Transcription
00:00Et voici Julien Santic !
00:02Merci beaucoup !
00:04Merci ! Allez, dans un autre registre, on va tenter de rire un peu, les amis, aujourd'hui, c'est jour de grand match,
00:10soir de gala, il y a un homme dans ce studio que j'aime beaucoup.
00:15Alors, il y a d'autres hommes et d'autres femmes dans ce studio que j'apprécie, il y a un employeur que je kiffe,
00:21mais il y a un homme que j'aime beaucoup.
00:24Alors, je ne vais pas avoir la prétention de dire que nous sommes copains,
00:29Jonathan, le fait que tu ne réagisses pas montre qu'effectivement on n'est pas encore à ce stade,
00:33mais par contre, je n'ai jamais caché que j'ai toujours eu d'abord de l'admiration pour toi,
00:38pour l'immense acteur que tu es, mais aussi pour l'homme que je connais désormais un petit peu à côté.
00:44Cette histoire d'amour que nous vivons depuis maintenant deux ans et demi,
00:48Jonathan, rien ni personne ne pourra nous empêcher de la vivre, pas même nos femmes respectives,
00:55le désir reste le désir, arrête de te cacher.
00:59Alors, comment s'est-on rencontré avec Jonathan ?
01:02Question que vous n'avez pas posée, urgence, donc selon moi, d'y répondre.
01:05Il se trouve que l'on s'est rencontré dans une émission de radio, radio dont je ne peux pas citer le nom,
01:11parce que nous n'avons pas le droit, mais Radio Indice, où il y avait beaucoup de Juifs !
01:16C'est un peu maladroit, comme j'aime le faire, mais bon, un, c'est vrai, et deux, faisant partie de l'équipe,
01:23malheureusement, j'ai le droit. Le jour de cette émission, Jonathan, tu as présenté ton livre,
01:28un roman magnifique que tu as écrit et dont tu as fait également la promotion ici-même dans cette radio.
01:33Tu m'étonnes que l'accès aux médias te soit grand ouvert, étant donné que toi aussi, Jonathan,
01:40et ça, ça n'est un secret pour personne, tu es un grand artiste.
01:45Et en parlant d'acteurs et de livres, il faut que je vous raconte cette information que j'ai vue passer
01:49dans un grand quotidien de presse écrite française il y a moins de dix jours.
01:52L'acteur Raphaël Kenard, ça c'est dingue, sort un livre anonyme dont le titre est Clamsay à Tataouine
01:59sous le nom d'emprunt de Pierrot Tchitch. Anonyme, il ne va pas le rester longtemps.
02:05J'avoue que je n'ai pas tout compris au schmilblick, plusieurs questions se posent.
02:09Cette communication autour de l'ouvrage est-elle faite sciemment ? Faut-il nécessairement garder certaines idées
02:15lors de réunions ou brainstorming dans une maison d'édition après un déjeuner trop arrosé ?
02:21Bon, je vois que tout le monde me lâche et personne n'agit, donc je vais revenir à mon petit papier.
02:26Et puis je ne veux pas qu'on croit que j'ai quelque chose contre Raphaël Kenard, acteur de génie,
02:29mais en tout cas, Jonathan Zakaï, lui, il a eu les couilles, pardon, les coronas, d'écrire en son nom propre.
02:36Jonathan, tu n'es pas venu seul ce matin, tu es venu accompagné d'Olivier Rabourdin.
02:41Ah, tu n'es pas venu seul, tu as peur, tu as peur, Katsuta !
02:45Non, toujours les souvenirs de bagarres lors des cours de récréation en Corse qui ressurgissent,
02:49telles des réminiscences. Parce que oui, on dit le mot « couilles » et les auditeurs et auditrices vont dire
02:53« Boubou, on peut rire sans être vulgaire ! » Mais que diront-ils seulement lorsqu'ils entendront
02:59que j'emploie le terme « réminiscence » ? « Putain, la gobe ! » La Corse, disais-je donc, car oui,
03:04j'ai deux peuples, j'ai deux amours. « J'ai deux amours ! » Olivier Rabourdin, je vous ai trouvé
03:11extraordinaire dans la série « Guyane », je parlais de la Corse il n'y a pas longtemps,
03:15cet endroit où le conseil est proche de la menace, et vous, je trouve, on sent que vous avez ce côté,
03:19où vous pouvez conseiller beaucoup de monde. J'adore parce que vous avez un phrasé très doux,
03:23vous avez l'air très calme, et pourtant je sens, moi, cette capacité à décider du sort d'un homme
03:28dont le destin serait de finir dans un coffre de Berlin à côté d'une chicha pas loin d'ivrerie sur scène.
03:33Et ça, c'est tout à votre honneur, Olivier. Jour de match, soir de gala, si le cinéma ne vient pas à moi,
03:37alors abracadabra, j'irai au cinéma, parce que la chronique est un peu folle.
03:41LOCA LOCA ! Parce qu'Olivier, Jonathan, je rêve un jour d'être à votre place, je décide de m'autocaster
03:47en direct dans le rôle d'un agent de la DGSE. On peut applaudir Lisa qui va me donner la réplique,
03:52s'il vous plaît, c'est très important de la mettre en voix. C'est très important pour être mis en valeur,
03:58de jouer avec quelqu'un dont l'acting est différent. C'est parti !
04:03Bonjour Monsieur. Bonjour Madame Bernard. On va dire que je m'appelle Boris, mais pour des raisons de sécurité,
04:08vous m'appellerez Moïse. Bonjour Moïse. Voici un numéro de téléphone que je vous fais passer par un intermédiaire
04:13qui va vous le donner. Votre mission est simple, suivre deux personnalités publiques,
04:17Jonathan Zakharovski et Oliver Rabourdinov. Ils ont leurs habitudes dans un bar à escorte.
04:23Au vu des photos, ils sont pas mal. Mais vous êtes pas mal vous aussi, vous savez. Vraiment ?
04:27Non, je déconne. Votre mission sera de savoir dans quels futurs projets de séries ils seront engagés,
04:32de les faire tomber dans un couloir et de faire engager à un agent, à nous, un jeune humoriste aux origines douteuses.
04:37Et vous, quelle est votre mission ? Essayer de finir cette chronique qui commence à être jugée longue par tout le monde
04:42et surtout par les gens derrière à la technique. Vous réussirez, j'en suis sûre, vous êtes un magicien.
04:47Je suis un magicien à l'heure abracadabra, finita la chronica, merci Lisa.
04:52Je m'appelle Julien Centini, merci à tous de m'avoir écouté.
04:54C'est Lisa qui est prise.
05:05Y'a pas ma promo, je vais la faire tout seul. Je serai à la Gaîté-Montparnasse tous les samedis.
05:09Et ce vendredi soir, je sais plus où. Et le 31 mai à Ajaccio du coup.

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