William Aucant, chef de file de La France Insoumise aux élections municipales à Nantes
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00:00Bonjour William Hocquant, le slogan de votre lancement de campagne, on va dire ça comme ça, c'est faire mieux, faire mieux que Johanna Rolland.
00:07Alors déjà, je profite pour dire un bonjour aussi à Marina Ferreruella qui est co-chef de file avec moi.
00:12La France Insoumise met en place un binôme de chefs de file paritaires et c'était important pour moi aussi de lui dire un petit bonjour à Marina Ferreruella.
00:20Il nous fallait faire un choix mais elle aura évidemment son invitation d'ici les municipales dans un an, je vous le confirme.
00:26Donc faire mieux, faire mieux que qui ? Faire mieux que Johanna Rolland ?
00:28Faire mieux, c'est une initiative de la France Insoumise locale qu'on a lancée déjà depuis un an.
00:34On a donné la parole à des citoyens, à des experts sur notre blog pourfairemieux.fr.
00:39Aujourd'hui, on se lance dans une grande enquête populaire où on va aller au contact des Nantais, c'est-à-dire avec une méthode qu'on fait, le porte-à-porte,
00:47d'aller voir directement sur le pas de porte pour poser cette question.
00:49Si vous étiez maire de la ville en 2026, qu'est-ce que vous feriez ?
00:52Donc c'est une sorte de co-construction que vous voulez faire.
00:55On a l'impression que c'est très à la mode de vouloir...
00:58Alors vous, vous venez en plus de la Convention citoyenne.
01:00C'est ce que j'allais vous dire.
01:01Voilà, vous aviez fait partie de ces 100 Français tirés au sort.
01:04150.
01:05150 qui avaient été consultés par Emmanuel Macron sur les enjeux climatiques.
01:10C'est une volonté de co-construction.
01:11On a l'impression que tout le monde dit ça à chaque campagne électorale.
01:14Et Johanna Rolland dit qu'elle fait de la co-construction mais à la fin, il faut bien qu'il y ait des élus qui tranchent.
01:18Oui, mais cette Convention citoyenne pour le climat dans laquelle j'ai participé
01:21a complètement construit aujourd'hui la personnalité politique que je suis.
01:25C'est important pour moi de venir consulter les gens, de travailler avec eux,
01:29de partir de leur quotidien pour demain proposer un programme sur mesure
01:33qui correspond aux attentes des gens.
01:35La flambée des loyers, la précarisation de la vie associative,
01:38tous ces éléments-là en faisant des portes à porte.
01:41Et nos militants, on est 1200 inscrits sur Nantes sur 8 groupes d'action.
01:46Nos militants parcourent quartier en quartier pour recueillir les doléances des gens
01:50sur le quotidien, sur le logement, sur le besoin de nature en ville
01:53et aussi sur la protection des personnes.
01:54Alors cette grande enquête, si j'ai bien compris, elle a lieu jusqu'en juin.
01:57Jusqu'en juin, l'élaboration du programme pour ensuite aller discuter.
02:01Ça veut dire quoi ?
02:02Ça veut dire que potentiellement, vous êtes prêts à faire une alliance
02:05ensuite avec les autres forces de gauche
02:07ou vous irez au bout à titre individuel la France insoumise ?
02:10La méthode n'est pas si inédite.
02:12Regardez par exemple comment s'est constituée la NUPES,
02:14comment s'est constitué le NFP, c'était le programme d'abord.
02:17Et c'est cette notion-là qui, pour les Insoumis, est à cœur.
02:21La NUPES et le NFP, c'était une alliance électorale pour des législatives,
02:23c'est pas forcément le programme d'abord.
02:24Mais ce sont fait sur un programme, un programme de rupture.
02:27Nous, les Insoumis, on est la garantie qu'il y aura présenté aux électeurs
02:31un programme de rupture en 2026.
02:33Le tour de table, comme je vous dis, on va partir des gens,
02:36le tour de table va s'agrandir, c'est-à-dire qu'on va avoir
02:39les représentants du monde associatif, syndical,
02:42les experts au tour de table.
02:44Et après, on verra que nos partenaires de gauche
02:47l'attuent directement après.
02:49Mais c'est le programme de rupture qui doit commencer aujourd'hui.
02:51Mais quand on dit rupture, on n'envoie pas un signal
02:53à la mère sortante qu'on veut travailler avec elle.
02:55Ça veut dire que vous considérez que vous mettez rupture et faire mieux.
02:57Ça veut dire que vous considérez que ce qu'elle fait,
02:59c'est pas bien parce qu'il faut changer ou qu'il faut faire mieux.
03:02On n'est pas partis sur des bases, d'accord ?
03:04Mais toutes les forces qui se sont engagées dans le NFP
03:06se sont engagées sur un programme de rupture.
03:08Il y a une rupture avec Emmanuel Macron, c'est pas la même chose.
03:10Oui, mais il y a une rupture avec le macronisme
03:12qui est à faire aujourd'hui, c'est-à-dire
03:14huit ans de précarisation,
03:16huit ans de décision aussi par exemple
03:18du ministère de l'Intérieur
03:20d'installer un CRA à Nantes.
03:22Un centre de rétention administrative.
03:24Un centre de rétention administrative
03:26que vous ne voulez pas.
03:28On ne le veut pas, c'est clair.
03:30Et c'est aussi un point sur lequel
03:32nous avons échangé.
03:34C'est des centres qui ont les demandes d'asile
03:36et qui sont retenus.
03:38C'est un lieu infâme.
03:40Certains vous disent qu'il faut bien les mettre quelque part, ces personnes.
03:42C'est un lieu infâme, c'est pire que la prison,
03:44c'est pire que l'enfer. Non, on ne peut pas avoir ça
03:46dans une ville de gauche qui, historiquement de gauche,
03:48depuis très longtemps, ne peut pas avoir de craint.
03:50Là, vous dites que Johanna Roland aurait dû s'y opposer.
03:52Ce sera dans ce programme de rupture
03:54qu'il sera discussion après au mois de juin.
03:56Là, on a quatre mois où on va voir les gens
03:58et quatre mois, c'est pas rien.
04:00C'est-à-dire qu'on a vraiment besoin de prendre le temps avec les gens,
04:02de discuter avec eux et on est plutôt heureux
04:04d'avoir commencé à faire ça.
04:06La stratégie de Jean-Luc Mélenchon, c'est des insoumis partout
04:08pour ancrer le parti localement,
04:10parce que le parti est fort dans les élections
04:12à scrutin de liste, les élections législatives aussi,
04:14grâce aux alliances, notamment le NFP.
04:16Vous avez un gros groupe de députés, mais par contre,
04:18évidemment, il a une peu d'histoire,
04:20il y a peu d'élus locaux.
04:22Là, l'idée, c'est d'essayer
04:24d'infuser partout et donc, potentiellement,
04:26parce que vous ne m'avez pas répondu toujours,
04:28d'aller au bout, de faire votre propre liste.
04:30C'est une vraie chance que la France insoumise s'intéresse
04:32à l'échelon local, parce qu'en fait, ça veut dire
04:34demain, pour le conseil municipal, plus de représentativité.
04:36La France insoumise a une représentativité,
04:38les gens ont une attente aussi
04:40envers les élus de la France insoumise.
04:42Donc, il y aura au conseil municipal
04:44une nouvelle vague d'élus,
04:46et moi, je souhaite emmener un maximum
04:48de personnes qui subissent
04:50aujourd'hui la précarisation
04:52d'Emmanuel Macron, qui subissent aussi,
04:54actuellement, l'austérité imposée par Christelle Moroncé,
04:56qui est aussi...
04:58Moi, je suis opposant...
05:00Oui, je suis conseiller régional à la région,
05:02et ces personnes,
05:04demain, en fait,
05:06les citoyens arriveront à la mairie,
05:08et les citoyens
05:10que l'on représente, seront
05:12leur propre voix dans le conseil municipal.
05:14En quelques mots, est-ce que vous avez des nouvelles
05:16d'Andy Kerbrat, qui est député
05:18insoumis, et qui se soigne après
05:20avoir été surpris
05:22en train d'acheter de la drogue, et qui est en arrêt maladie,
05:24et dont il a lui-même...
05:26Il est apparu à la télé pour dire qu'il avait
05:28un long chemin de guérison.
05:30Alors, comme vous l'avez dit, aujourd'hui, il est en arrêt,
05:32et donc, il s'exprimera sûrement à la sortie
05:34de ça, juste pour rappeler
05:36aux auditeurs que l'addiction est une maladie,
05:38et voilà, on ne demande pas aux gens
05:40de démissionner parce qu'ils sont malades.
05:42Il y a, à l'heure actuelle,
05:44cette rémission qui est en train d'être faite,
05:46il sera sans doute
05:48très probable que vous poserez la question quand il rentrera.
05:50Merci beaucoup, William Ockan, d'être venu
05:52ce matin en direct dans ICI Matin.