Chahut, brouhaha… Première semaine de débats tendue à l'Assemblée nationale sur la réforme des retraites.
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00:00Sur quel fondement vous...
00:02Le bon monsieur le président. Oui et bien vous allez le démontrer avant de l'évoquer.
00:07Non je ferai bien comme je l'entends. Ben non parce que quand on fait rappel au règlement le fondant droit. Monsieur le président.
00:12Ici ce n'est pas un meeting c'est l'Assemblée Nationale.
00:18Je vais donc répondre au président. L'article 100.
00:21Je vais donc. Mise en cause personnelle article 100. Président je vous invite à une certaine retenue. Non ce n'est pas le bon fondement.
00:26Ecoutez monsieur
00:28Monsieur le président Mélenchon.
00:30Au bout de deux minutes de temps de parole ça me paraît un peu exagéré. Vous devriez vous calmer.
00:36Oh vous inquiétez pas je suis très calme. Oui ben c'est pas l'impression que tu donnes.
00:41Qu'est-ce qu'il y a ? Madame Autain. Allez-y.
00:45Merci. Madame Autain vous avez la parole.
00:46Normalement nous avons le droit de discuter sur les amendements c'est pourquoi nous levions la main. C'est en colère l'arrêt qui a été adopté hier.
00:53Absolument. Nous demandons une conférence des présidents parce que nous constatons que la règle.
00:58Ceci ne porte pas sur le débat des amendements madame. Nous estimons. J'ai droit à deux minutes de parole.
01:05Et je remarque que le chronomètre n'est pas en fonction et que le temps est en train de passer.
01:11Je vous demande de demander le silence pour que je puisse m'exprimer sur ce que j'ai à dire. Monsieur le président.
01:18Et le chrono.
01:19Il y a des députés de trois partis et des sénateurs de trois partis politiques, des insoumis, des communistes et des écologistes
01:28qui ont piétiné dans une parodie de lynchage la marionnette du président de la République devant l'Assemblée Nationale avec une écharpe tricolore.
01:36Je crois madame la présidente que toutes les limites ont été franchies.
01:39J'ai tweeté, j'ai le droit de tweeter parce que c'était sur l'air de à cause des garçons et j'ai quoté oui à cause des petites connes
01:47parce que c'est bien le minimum qu'on puisse, qu'on puisse.
01:50Monsieur le député.
01:53Mais c'est marrant, c'est marrant. C'est scandaleux ce que vous faites. C'est scandaleux. Vous attisez la haine.
01:59Je suis très gêné que depuis quelques jours, les provocations se multiplient et je suis même prêt à entendre que la majorité peut y prendre sa part.
02:12Mais en aucun cas je peux accepter les cris d'orfraie, les contestations venues de la gauche et de la droite à l'instant de l'hémicycle
02:21pour expliquer que ce serait la majorité qui amènerait, qu'ai-je entendu, du mépris et de la morgue.
02:29Pas un instant je n'ai entendu de la morgue dans la bouche du rapporteur.
02:33Je l'ai entendu répondre sur le fond. Ça fait trois semaines qu'il répond sur le fond.
02:37Ça fait trois semaines que vous essayez d'échapper au débat, que nous nous voulons dire ce que vous voulez apporter aux Français.
02:42Vous voulez les réduire au silence. C'est ça que vous venez de dire. Vous voulez les réduire au silence.
02:47Nous ne serons pas réduits au silence. Nous sommes ici par la volonté des électeurs.
02:53Le loup est sorti du bois. Vous l'avez vu cette publicité d'AXA qui présente votre réforme.
02:59Avec la création d'une retraite à point, je cite le groupe financier, la baisse programmée des pensions retraite.
03:06Pour combler cette baisse, AXA offre bien sûr de codiser un plan épargne retraite. La voilà la vérité.
03:12Vous avez, mes chers collègues, déposé 40 000 amendements. Maintenant, vous déposez 40 000 sous-amendements par amendement.
03:22Quand vous faites le calcul, simplement en prenant deux minutes le temps d'exposer, c'est 20 ans de notre Parlement, matin, midi et soir.
03:3020 ans ! Qui ne respecte pas le Parlement ? Qui ne respecte pas les parlementaires ? Qui ne respecte pas l'opposition ?
03:37Qui veut paralyser nos institutions ? C'est vous !
03:40Je vais donc passer aux explications, s'il vous plaît. Mais ne soyez pas aussi agités.
03:50Monsieur le Président, vous venez d'inventer le 49.3 du président de l'Assemblée nationale.
03:55Avant le 49.3 gouvernemental, vous faites preuve, depuis le début de la séance, d'un autoritarisme qui n'a jamais eu lieu dans cette instance.
04:04D'actes unilatéraux qui s'assoient sur la conférence des présidents, de droits constitutionnels réinventés, réexpliqués, d'une jurisprudence extrapolée.
04:14Vous allez nous trouver sur votre route à chaque fois que vous allez flinguer ce qu'il fait, l'État qui protège, l'État qui prend soin.
04:20Et on va vous emmerder sur le fond, comme sur la forme, sur tous ces sujets-là.
04:24Maurice Torres disait qu'il vaut mieux s'unir pour obtenir le bonheur sur la terre que se disputer sur l'existence d'un paradis dans le ciel.
04:35Eh bien, je vais vous dire comment je comprends moi cette citation. C'est très simple.
04:42Pour moi, la gauche qui ne fait rien, elle ne sert à rien. La gauche qui s'oppose à tout, elle ne sert à rien du tout.
04:53Chers collègues, oui, vous avez sûrement raison, ce système n'est pas parfaitement, parfaitement universel.
04:59Mais quand je compare à des modes de calcul...
05:09Quand je compare à des modes de calcul où...