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En Bosnie, la guerre en Ukraine a réveillé le souvenir traumatique du conflit interethnique qui décima le pays (100 000 morts) entre 1992 et 1995. Vingt-huit ans après la signature des accords de Dayton, l'avenir du petit État des Balkans apparaît en effet plus fragile que jamais. Point de rencontre des mondes musulman, orthodoxe et catholique, le pays aux trois peuples "constitutifs" (Bosniaques, Serbes et Croates) et aux deux entités (la Republika Srpska et la Fédération bosno-croate) fait face aux menaces de sécession du prorusse Milorad Dodik, le président des Serbes de Bosnie, et à la montée en puissance des nationalistes croates, qui réclament la création d'une troisième entité, avec l'appui de Zagreb.

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Transcription
00:00Sarajevo, capitale de la Bosnie-Herzégovine.
00:06Derrière les façades, les cicatrices de la guerre de Bosnie restent bien visibles.
00:10Lancée en 1992 par les nationalistes serbes, elle a fait cent mille morts.
00:16Suite à la chute de Srebrenica, Washington décide de mettre fin au carnage.
00:21Le diplomate américain Richard Holbrooke convoque les belligérants à Dayton.
00:27Je suis resté amer après Dayton, car je savais que c'est ce qui arriverait.
00:31Nous aurions la paix, etc., mais nous resterions en guerre politique.
00:36Celui qui souffle sur les braises, c'est lui, Milorad Dodik, l'homme fort de la républica serbska.
00:43Pour Dodik, la Bosnie est un pays artificiel.
00:46Depuis des années, il répète que la meilleure chose serait de faire sécession.
00:52Je vous ai dit que je ne crois pas en la Bosnie-Herzégovine.
00:56La Bosnie, preuve qu'il est très difficile de mettre fin à une guerre,
01:00mais qu'il est encore plus compliqué de réussir la paix.
01:03Bosnie-Herzégovine, une paix si fragile.
01:06C'est sur Public Sénat.

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