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00:00Bonsoir à tous, ravie d'être avec vous sur Be In Sport dans un salon VIP exceptionnel avec
00:19Clara Paban. Nous mettons le cinéma à l'honneur et nous fêtons les 130 ans du cinéma avec une
00:26grande personnalité de ce monde. Il est délégué général du Festival de Cannes, directeur de
00:32l'Institut Lumière et il vient nous présenter son film Lumière, l'aventure continue en salle.
00:37Demain Thierry Frémont nous fait le grand plaisir d'être là. Bonjour, quel honneur de vous avoir.
00:43Bonjour Thierry. C'est moi, je suis très fier d'être dans cette émission, dans cette émission là.
00:51Je vous laisse refaire votre lacet, vous êtes à la fois un passionné de cinéma et un passionné de
00:57sport, c'est exactement tout ce qu'on aime nous dans Salon VIP. Oui d'ailleurs, sport et cinéma sont
01:03nés en même temps, le sport moderne et le cinéma sont nés en même temps à la fin du 19e siècle et
01:09ils ont incarné le 20e siècle et ils continuent de dire qui nous sommes les deux. C'est forcément
01:17lié. Alors je vais vous demander ce week-end, je sais que vous avez des semaines et des week-ends
01:21ultra chargés, est-ce que vous avez eu le temps de regarder un petit peu ce qui s'est passé dans
01:25le sport et notamment de voir cette équipe du 15 de France remporter le tournoi Destination, faire
01:31la fête évidemment derrière. Est-ce que vous avez suivi cet événement là ? Oui encore qu'on en
01:38voit tellement qu'on est obligé de choisir et du 15 de France je ne regarde plus tout comme avant
01:43mais le tournoi Destination oui quand même. Est-ce que ça annonce une belle performance pour la
01:50Coupe du Monde 2027 ou c'est encore un peu trop tôt pour le dire ? Oui et puis je pense qu'il faut
01:53arrêter de se mettre la pression, on se l'était mise pour la Coupe du Monde à Paris et on a vu
01:58que quand même ça avait tendu un peu peut-être la préparation et l'ensemble des choses donc
02:04laissons les être ce qu'ils sont, c'est-à-dire une équipe très libre, très inventive
02:12et puis laissons-les prendre et nous donner du plaisir. Et puis en foot, le PSG est toujours
02:18invaincu cette saison en Ligue 1 après sa victoire dans le Classico contre l'OM 3 buts à 1, c'était
02:23dimanche soir, vous avez regardé ? Non parce que j'avais regardé le match de l'OL l'après-midi donc
02:29je peux pas vous dire ça devant tout le monde en ce moment parce que je suis supposé ne faire que
02:33regarder des films donc voyez déjà vous me posez la question, j'ai déjà vu deux matchs le week-end
02:38dernier. C'était pour vous détendre entre deux films évidemment. Mais c'est un peu ça, comme j'ai aussi
02:43regardé Paris Nice. Vous avez fait un joli petit week-end de sport. Vous avez pas bossé dimanche soir.
02:48Et pourtant j'ai vu quand même quatre films. Supporteur de l'OL depuis toujours ? Oui comme
02:59tous ceux qui nous regardent, on est supporteur de l'équipe de sa ville, encore j'ai des amis
03:03parisiens qui sont supporteurs de l'équipe de Marseille, des basques supporteurs de Monaco, allez
03:10savoir. Mais moi je suis lyonnais et supporteur de l'OL. Est-ce que vous êtes triste de ne pas voir
03:15le club en Ligue des champions ? Il y a la Ligue Europa. Oui voilà on fait un bon parcours en
03:22Ligue Europa quand même. On a même envie, bon Manchester ça sera chaud mais on a assez envie
03:28de la gagner quand même. En tout cas de s'approcher du podium. Mais on a été à un moment tellement
03:36habitué à des performances dingues de l'Olympique lyonnais en Champions League. Et je me souviens
03:42qu'avec Jérôme Cédou qui était un peu le copropriétaire du club avec Jean-Michel Lollas, on
03:48allait à Barcelone, à Munich, à Londres, on allait partout voir les matchs. Vous vous êtes de tous
03:56les déplacements quasiment. J'étais, je suis à l'Olympique lyonnais, je suis président de la
04:00fondation. Et la fondation de l'OL c'est une structure très belle. Moi je fais rien, je suis président. Mais
04:07il y a une équipe formidable qui s'occupe des jeunes chômeurs, des jeunes enfants malades, des jeunes
04:12entrepreneurs, qui fait plein de choses, qui a des ruches, des abeilles et qui fait
04:18du miel autour du stade à Décine, au Compagnie Stadium. Et on a souvent coutume de dire qu'un
04:24festival de cinéma ça n'est pas que montrer des films. Et un club de foot ça n'est pas que jouer
04:31ou gagner des matchs, le cas échéant. C'est tout un environnement social et je crois que c'est aussi
04:36pour ça qu'on est tous supporters. C'est que ça dépasse de loin. Pour ça aussi que d'ailleurs le
04:41vrai supporter soutient son équipe même quand elle est en difficulté. On va continuer de parler
04:46de sport ensemble mais avant de rentrer aussi dans votre grande passion du judo. Retour sur
04:52votre carrière, c'est Benjamin Bonnet qui dresse pour vous La Rétro.
04:56Thierry, bonjour ! Si on devait vous définir, on pourrait dire que vous êtes un peu le Didier
05:07Deschamps du cinéma français. Même si vous faites plus de vélo que lui. Vous êtes né en 1960 à
05:13Thulin et avez grandi au Minguet, en banlieue lyonnaise, tout comme un certain Louis Fernandez,
05:18dit la légende du PSG. Mais bon, ça c'est pour les parisiens. Dès votre plus jeune âge,
05:24vous développez un intérêt pour plusieurs arts. Et que les arts martiaux avec le judo,
05:31vous êtes quand même ceinture noire quatrième dan. Et surtout le septième art que vous découvrez à
05:38vos cinq ans grâce à votre père lorsque vous rentrez dans une salle noire où blanche neige
05:42est projetée sur une toile blanche. C'est le début de votre histoire d'amour avec le cinéma alimenté
05:48par un papa cinéphile qui contribuera à aiguisser votre regard tranchant sur les productions d'époque
05:53comme la chevauchée fantastique ou encore Picnic que vous verrez en 1972. Votre paternelle est
06:00également une personne engagée qui participera au lancement de Radio Canu en 1977, une station
06:06associative dans laquelle vous travaillerez en 1982 comme journaliste et qui vous enverra couvrir
06:10la conférence de presse du lancement de l'Institut Lumière. Vous y ferez la rencontre d'un certain
06:16Bertrand Tavernier, on se claque la main, on se claque la bise, vous y entrez à l'Institut comme bénévole
06:22et en 1997 vous serez nommé directeur artistique.
06:27Tel un apôtre du cinéma, vous sillonnez le monde pour apporter un peu de lumière dans les villes qui en manquent.
06:36Quoi de plus logique que de vous proposer la direction artistique du Festival Le Can en 2000
06:41et en 2007, promotion, délégué général chargé à la fois du contenu artistique mais aussi de
06:47l'intendance et de la gestion administrative et logistique du Festival. Bon en gros, vous choisissez
06:54les films qui vont être en compétition, le jury, etc, etc, etc, en fait vous êtes le big boss.
06:58Parallèlement à ça, vous êtes toujours à la tête de l'Institut Lumière et vous montez en 2009 le
07:03Festival de Lyon qui a permis à cette ville d'accueillir de véritables légendes du cinéma
07:07international comme Quentin Tarantino, Tim Burton, Clint Eastwood, les frères Darden, Martin Scorsese
07:12ou encore Jane Fonda et tout ça d'un votre ville de Lyon. Alors avec tout ce travail accompli, il est
07:18bien normal que vous soyez nommé officier de la Légion d'honneur en 2016. Malgré toutes vos
07:22casquettes, vous trouvez quand même le temps d'écrire six livres dont un sur le judo qui vous
07:26voudra le prix sport en 2021 ainsi que deux documentaires sur les frères Lumière. Lumière,
07:32l'aventure commence ! Montage de 108 films tournés par Auguste et Louis Lumière sorti en 2017 et le
07:38deuxième dont vous venez nous parler. Lumière, l'aventure continue. Alors Thierry Eclair a beaucoup
07:43de mal à trouver de bons films à regarder, elle aurait besoin de vos lumières. Hormis votre
07:47documentaire qu'elle a déjà vu, pourriez-vous lui donner vos films coup de coeur de cette année ?
07:52Alors ? C'est toujours un peu vertigineux de se voir comme ça raconté parce qu'en fait la vie
08:05comme vous, comme ceux qui en regardent, la vie est ce que vous en faites. Moi j'ai beaucoup de
08:12chance, c'est tombé sur moi le jeune cinéphile lyonnais qui allait devoir s'occuper des films
08:18Lumière de la naissance du cinéma de la rue du premier film. Donc j'ai beaucoup de chance,
08:23puis après on m'a appelé à Cannes et voilà. Mais on disait toujours, quand on m'a proposé de
08:29festival de Cannes, j'ai dit non d'abord parce que je ne voulais pas quitter Lyon, c'est mon côté Serge
08:34Chiesa, ce joueur de l'OL qui avait quitté un stage de l'équipe de France en plein milieu parce
08:41qu'il voulait rentrer chez lui et peut-être qu'on est un peu comme ça à Lyon. Et vous, vous avez
08:46réussi à à la fois être au festival de Cannes et prendre ce rôle là et rester à Lyon. C'est ça le
08:54beau tour de main quand même. La ministre Catherine Tasca, Christine Albanel avait dit bon ben vous
09:01gardez Lyon et puis vous faites alors en effet c'est un peu le même métier. L'un c'est l'histoire
09:08du cinéma et l'autre c'est le cinéma très contemporain. Au fond c'est pas si contradictoire
09:13que ça. Bon on va continuer de parler de cinéma ensemble mais d'abord le sport j'adore.
09:16Benjamin Aladi vous êtes un mordu de judo, vous avez même écrit un livre dessus, vous êtes
09:25ceinture noire quatrième d'âne, est-ce que vous en faites toujours ? J'en fais de temps en temps, je
09:31raconte dans le livre d'ailleurs parce qu'à un moment j'ai fait un petit rendori, un combat avec
09:36Patrick Vial qui était un champion et ça m'a malment appris parce que le judo quand vous faites,
09:43vous êtes enfant tout apparaît naturel quand vous avez pris un peu d'âge vous pensez quand même que
09:48c'est un peu un sport compliqué. Qu'est ce que ça vous a apporté dans votre vie de tous les jours
09:54d'avoir pratiqué le judo ? Tout je pense, l'esprit que je peux avoir et que j'ai retrouvé un peu dans
10:01la cinéphilie par exemple nous on est, moi je suis né en 1960 en effet, on est une génération de cadets
10:08et on nous a appris, le judo m'a appris à admirer, à respecter ceux qui nous précédaient sans lesquels
10:14on serait pas là et en cinéma c'est un peu la même chose et le judo m'a appris par exemple on me prête
10:21quelques qualités pour prendre la parole en public et pour, c'est mon métier, présenter des films
10:26etc je l'ai appris sur les tapis de judo, je l'ai appris à l'école des cadres de Lyon quand je suis
10:30devenu professeur, on nous apprenait à poser notre voix, à attirer l'attention, quand vous donnez, faites
10:36un cours pour 40 ceintures noires et que vous démontrez un mouvement, il faut qu'on vous écoute
10:42il y a beaucoup de choses et puis mon goût de l'histoire vient aussi du judo parce que j'ai
10:49toujours été d'emblée, je me suis intéressé aux origines du judo. Quand vous êtes judoka, c'est spécial, c'est
10:55toute une culture, le japon, le XIXe siècle, les samouraïs, toute une série de légendes que vous
11:02embrassez en même temps que la technique propre au sport. Hier soir j'étais encore avec Thierry Rey et
11:09oui c'est comme si on avait grandi ensemble. C'est un sport individuel mais
11:16collectif aussi, c'est ce que vous dites, il y a quelque chose quand même de l'ordre du collectif
11:21dans ce sport-là. Oui mais moi je pense que tous les sports individuels sont collectifs, peut-être pas
11:27le tennis parce que quand vous êtes au coeur du central de Roland-Garros, vous êtes vraiment tout seul mais on sait
11:32que le vélo est un sport collectif et le judo même si vous êtes aussi tout seul sur le tapis, on
11:37a vu de toute façon aux Jeux de Paris la démonstration d'une cohésion d'équipe, de quelque chose qui
11:44fait que vous n'êtes pas complètement tout seul. Quel judoka ou quelle judocate pourrait inspirer un
11:48personnage de cinéma ? Comme d'habitude le cinéma exige un peu des ingrédients particuliers dont le
12:00drame et le tragique. Par exemple Scorsese n'aurait jamais fait Raging Bull si Giaclamota, en plus
12:06d'être un très bon boxeur, n'était pas quand même quelqu'un d'un peu dingue
12:12qui a fait plein de malversations, qui était un new-yorkais qui avait... c'est vraiment le
12:21struggle for life, il fallait se battre pour survivre. Donc peut-être qu'aujourd'hui il y a
12:28des choses... on essaye de rendre le sport beaucoup plus lisse, beaucoup plus... donc sur les
12:37sportifs, et puis je m'amuserai pas à le dire, mais c'est un peu... peut-être... il y a un très
12:44beau film avec Michael Douglas, c'est très méconnu, d'un marathonien qui fait tout pour aller aux Jeux
12:51de Montréal et qui est un loser, mais ça se passe bien, et puis il tombe, et donc il est blessé, il
13:02doit abandonner, il n'abandonne pas, et il finit à la nuit. Il finit à la nuit et tout le stade
13:09vient l'accueillir comme le dernier du Vendée Globe, où il y a eu tout à coup un monde fou pour
13:14accueillir celui qui malgré tout avait terminé, hors délai, mais qui a terminé. Il y a un personnage
13:19qui a fasciné, alors pas dans le monde du judo, mais dans le monde du foot, c'est Diego Maradona, que
13:24vous avez eu l'occasion de rencontrer, qui vous a même invité à son anniversaire à Buenos Aires.
13:29Vous y avez été ? Oui, oui, bien sûr. Alors on veut avoir des détails de la soirée. Non, mais il avait fini
13:38sa carrière, bien sûr. On s'est rencontré à Cannes grâce à Emir Kusturiza, qui
13:44préparait un documentaire sur lui, et il l'a amené juste comme ça, et Diego, dans les multiples...
13:51Voilà, un personnage de cinéma avec sa dimension tragique, il y a Maradona, et il l'avait
13:58amené parce qu'il n'allait pas bien. Et d'être à Cannes, on lui avait montré même un film cubain,
14:04ça lui avait plu, avec Pénélope Cruz, et après on n'avait jamais cessé de se revoir, et puis après
14:10on l'a accueilli, à Cannes, deux fois, et on est devenu sinon copain, en tout cas, on se voyait avec ses
14:17filles, et son anniversaire, non, ben c'était une belle fête, c'était quand même un gros fêtard.
14:23Je crois.
14:24Mais c'était, bon, évidemment...
14:25C'est parce qu'il manque à Cannes, quand même.
14:27Et c'est parce qu'il manque à Cannes. Mais il avait, je me souviens, il était là pour la soirée de clôture une année, et pareil, il avait pas donné sa part pour ce qui contribuait au fête.
14:39Quel sportif ou quel sportif vous aimeriez voir sur le tapis rouge du Festival de Cannes ?
14:46Mon rêve serait de, là, pour ses 80 ans, d'accueillir Eddy Merckx.
14:54Il faut lui demander.
14:56Je vais lui demander.
14:58Vous voyez, toutes les émissions de télévision, les gens me disent, vous n'avez pas les scoops et tout ?
15:01Alors je ne dis pas qu'il sera là, mais il y avait un très beau film de Joël Santoni qui s'appelait La course en tête,
15:08qui était en 35mm, photographie de Jacques Loiseleu.
15:12Et c'était l'année 73 de Merckx.
15:16Une année, d'ailleurs, où il n'était pas venu faire le tour, mais il avait gagné le giro, etc.
15:19Et il avait perdu le championnat du monde.
15:23Et le film souffre sur sa défaite.
15:25Parce que Merckx est celui qui a gagné plus de 500 fois.
15:27On peut les compter, moi, je m'y connais, en Merckx.
15:30On sait exactement le nombre de défaites qu'il a eues.
15:34Et c'était formidable de le voir toujours énervé.
15:38Toujours à expliquer, j'aurais pas dû perdre ce jour-là des champions.
15:43Question, je crois qu'il a été longtemps dans votre fond d'écran de téléphone.
15:46Est-ce que c'est toujours le cas ?
15:47Non, c'est Bob Dylan, là, en ce moment.
15:49C'est Bob Dylan en ce moment ? Vous changez régulièrement ?
15:51Oui, c'est Bob Dylan.
15:53Une très belle photo du Dylan des années 70.
15:56Pas le Dylan du film de James Mangold, le Dylan d'un peu après.
16:01Vous l'avez aimé, le film ?
16:03Oui, j'ai beaucoup aimé le film.
16:05Est-ce que le cinéma fait de beaux films de sport ?
16:10Oui, le cinéma fait de beaux films de sport.
16:13La liste est très très longue.
16:14Il y a d'ailleurs un très beau livre de Gérard et de Julien Camus
16:18sur sport et cinéma.
16:20En revanche, les gens n'y vont pas.
16:22C'est très curieux.
16:24Comme si les gens de sport n'allaient peu au cinéma
16:27et les gens du cinéma disaient, c'est bon, c'est du sport,
16:31c'est pas complètement du cinéma.
16:32A Lyon, on a un festival sport, littérature et cinéma
16:35qui a beaucoup de succès, mais ça a pris du temps.
16:38Y compris les cinéphiles, alors que c'est une grande tradition
16:42du film de boxe des années 50,
16:45film noir où il y a toujours des boxeurs.
16:48Mais on a Mercato, par exemple, qui vient de sortir.
16:52C'est un très beau film.
16:54C'est Djamel Debbouze.
16:55Il aurait dû avoir encore plus de succès.
16:58Comme si les gens disaient, non, c'est pas notre Djamel Debbouze,
17:02c'est un autre.
17:03Oui, justement, il est génial dans le film.
17:06En plus, le film est tout à fait instructif
17:09parce que ça raconte le monde quand même un peu interlope
17:12des agents, etc.
17:14Est-ce que vous pensez que c'est parce que le sport
17:16se consomme en direct et que le cinéma ne l'est pas ?
17:19C'est en particulier parce qu'en effet, le sport produit
17:21de telles images et de tels scénarios.
17:24On parlait de qu'est-ce qui pourrait faire un film.
17:26Un scénariste qui va voir un producteur qui dira,
17:28voilà, c'est le Tour de France, il y a deux coureurs
17:31et au bout de trois semaines de course et de 4000 kilomètres,
17:35il y a un dernier conclament sur les Champs-Élysées
17:38et il n'y aura que huit secondes d'écart.
17:40Le producteur dira, mais ça va pas.
17:42C'est impossible, une histoire pareille.
17:44Et une fois que c'est arrivé, avec Laurent Fignon et Greg LeMond,
17:48aller en faire l'équivalent cinéma,
17:52alors qu'en direct, c'était tellement dingue,
17:56Le scandale du jour, c'est 2020,
17:59l'année où le sport s'est arrêté à cause du Covid.
18:01L'épidémie a provoqué l'annulation de compétitions
18:04ou encore le report des Jeux Olympiques.
18:06Florian Demeyse revient sur ce moment-là.
18:08J'ai décidé de renforcer encore les mesures
18:12pour réduire nos déplacements et nos contacts.
18:15Une décision historique inscrite dans un contexte mondial inédit.
18:1816 mars 2020, le président de la République, Emmanuel Macron,
18:21annonce la mise en place d'une interdiction de déplacement
18:24et de regroupement à l'échelle nationale
18:26afin d'endiguer la prolifération de la pandémie,
18:28de la maladie du Covid-19.
18:30Nous sommes en guerre.
18:33Une mesure qui s'imposera sous le terme de confinement
18:36et le monde du sport n'est évidemment pas épargné.
18:38Déjà ébranlé depuis plusieurs semaines,
18:40avec des jauges qui limitaient la fréquentation dans les stades et les salles,
18:43ce confinement marque la suspension de tous les championnats de football,
18:46tennis, basket, handball.
18:48Pendant plus de deux mois, le monde est à l'arrêt forcé.
18:52Quand enfin le retour sur les terrains est envisageable,
18:54les décisions sont multiples.
18:56La plupart des championnats de football européens
18:58reprennent à partir du mois de mai, sauf en France.
19:00Le Tour de France, Roland-Garros,
19:02plusieurs gros événements sont reportés
19:04quand le tournoi de Wimbledon est tout simplement annulé.
19:06L'NBA reprend dans une bulle sanitaire à Orlando,
19:08la saison s'achevant en octobre,
19:10les Jeux Olympiques de Tokyo sont eux reportés d'un an.
19:13La reprise de la saison 2020-2021 se fait en ordre dispersé,
19:16un nouvel accessoire essentiel s'impose, le masque.
19:19Le monde s'adapte, les mesures exceptionnelles s'allègent progressivement,
19:22l'Organisation Mondiale de la Santé déclare la fin
19:24de l'urgence sanitaire internationale le 5 mai 2023.
19:27Elle estime à plus de 7 millions le nombre de victimes directes
19:30de la pandémie de Covid-19.
19:33Classe maintenant au Oui ou Non avec Clara.
19:41Le Oui Non de Bruce Springsteen, je crois que vous l'aimez beaucoup,
19:44vous le connaissez par cœur, on va voir ça ensemble.
19:47Vous répondez par Oui ou par Non, et si vous voulez argumenter, faites-vous plaisir.
19:50Par exemple, c'est facile, le surnom de Bruce Springsteen, c'est The Chief ?
19:54Oui ou Non ?
19:56Non.
19:57Vous avez la réponse ?
19:58C'est le Boss, et pas pour ce qu'on croit.
20:00En fait, c'est parce qu'il était très fort au jeu collectif
20:04pendant les tournées, et il gagnait, et il disait,
20:07qui c'est le Boss ?
20:08Ah, très bien.
20:09Ça vient de là.
20:10Est-ce qu'il a fait du solfège ?
20:12Qui, Bruce ?
20:13Oui.
20:14Il l'a forcément fait après, mais au départ, non.
20:16Au départ, non.
20:17Exactement, c'est un autodidacte.
20:19Il a débuté avec le groupe Dire Straits, Oui ou Non ?
20:22Pas du tout.
20:23Il a dégoupé avec un groupe qui s'appelle The Castile,
20:26avant de faire le E-Street Band.
20:28Exactement.
20:29A-t-il obtenu un Oscar de la musique ?
20:31Oui, il a obtenu un Oscar de la musique pour le film sur le sida avec Tom Hanks.
20:37Oui, c'est ça, Philadelphia.
20:39Street of Philadelphia.
20:41Et pour la chanson, Street of Philadelphia.
20:43Et il avait dédié son Oscar aussi à Nell Young,
20:47qui avait fait la chanson de générique de fin, qui était très belle.
20:51On déroule.
20:52A-t-il écrit la musique du film Neuf semaines et demie avec Mickey Rourke ?
20:55Non.
20:56Ça continue, allez-y.
20:57Vous savez ce qu'il a écrit comme musique ?
20:59Il a quand même fait une musique de film avec Mickey Rourke,
21:01mais c'est The Westerner.
21:02The Westerner, il a fait la chanson.
21:04La chanson, exactement.
21:05A-t-il remporté plus de 20 Grammy Awards ?
21:09Je crois pas.
21:1020 piles ?
21:1120 piles, oui.
21:13A-t-il aimé le biopic Deliver Me from Nowhere sur lui ?
21:16Est-ce qu'il l'a aimé ?
21:18Je sais pas ce qu'il aura dit là-dessus, mais il est pas contre.
21:23Il l'a aimé, oui.
21:24Il a même suivi le tournage.
21:25Et il adore Jeremy Allen White.
21:27Vous l'avez vu, le film, vous ?
21:29Pas encore.
21:30Pas encore, d'accord.
21:31Est-ce que vous pouvez peut-être nous donner la date de sortie ?
21:34Vous la savez, non ?
21:35Là, c'est 25, mais on sait pas trop.
21:39Enfin, une question où vous n'avez pas la réponse.
21:42Le biscuit, là.
21:44Le biscuit.
21:45Carole soutient encore une nouvelle fois l'association chère à Tina Keffer,
21:48tout à l'école.
21:49Apichondhara, c'est un nouveau programme éducatif
21:51qui verra le jour en septembre dans une région rurale du Cambodge.
21:55Regardez ce petit T-shirt, comme il est joli.
21:57Les inscriptions auront lieu en mai.
21:59Ces petites filles pourront apprendre l'anglais, le français,
22:01l'informatique, le sport, la danse, le développement personnel.
22:05En vous offrant, ou en offrant à quelqu'un, ce T-shirt,
22:08on aide l'association à financer le programme scolaire.
22:11Donc, allez-y.
22:12Faites-vous plaisir.
22:13Et les petites...
22:15On profite trop.
22:16Merci beaucoup.
22:17Les petites filles.
22:18Oui, il manque un mot.
22:19Le petit, ça marche aussi.
22:21Thierry, ne bougez pas.
22:22On va parler cinéma ensemble.
22:23Votre film, Lumière et l'aventure continue, est en salle dès demain.
22:27Et puis, il y a le festival de Cannes qui arrive à grands pas.
22:30Restez avec nous, c'est juste après la pub.
22:39Salon VIP, c'est la suite avec notre invité, Thierry Frimont,
22:43qui est le délégué général du festival de Cannes.
22:46Vous allez nous parler de votre film qui sort au cinéma demain.
22:49Mais avant, j'ai fait une sélection de livres.
22:51Je suis sûre que vous lisez aussi.
22:53J'ai choisi deux de vos passions.
22:56Le cinéma et aussi un petit peu de cyclisme.
22:59Je vais commencer par La face cachée de Harry Potter,
23:01du Docteur Strange.
23:02C'est un film qui a été réalisé à l'Île-de-France.
23:05De cyclisme.
23:06Je vais commencer par La face cachée de Harry Potter,
23:08du Docteur César-Pierre Castanier.
23:09Un psychiatre révèle le sens caché.
23:11Et les secrets de la saga Phénomènes.
23:13Dans cette oeuvre, on plonge dans un monde merveilleux,
23:15mais aussi sombre et torturé.
23:17Est-ce que vous avez aimé ces films ?
23:19Les films, oui.
23:20Mais je n'ai jamais lu les romans.
23:22Ce n'est pas vrai ?
23:23Non.
23:24J'ai une petite fille qui est à fond dedans.
23:26Elle m'a dit qu'il faut absolument les lire.
23:28Il y a beaucoup plus de choses dans les romans que dans les films.
23:30Je m'y mettrais sur mes vieux jours.
23:32Taylor Swift, Aucune étoile ne brille plus fort
23:34de Fabrice Collin ou Ariana Grande,
23:36une soprano en or de Catherine Queneau.
23:38Dans cette collection iconique pour la jeunesse,
23:40on découvre les superstars de la pop.
23:42Ça me permet de vous demander,
23:44vous l'avez trouvée bluffante dans le film Weekend ?
23:46Vous l'avez vue ? Ariana Grande ?
23:48Non.
23:49Non ?
23:50Non, tout à coup.
23:52Je vous le conseille.
23:53Il y aura une deuxième partie.
23:55Paris Roubaix, la légende de l'enfer du Nord
23:58de Christian Bateu et Cédric Leroy.
24:00Réel mythe depuis 1896.
24:02On revient sur l'histoire de cette course cycliste
24:05avec aussi de très belles photos.
24:07Vous ouvrez la page à Eddy Merckx.
24:10Vous avez vu ?
24:12Ils ont une très belle exposition photo
24:15sur Paris Roubaix
24:17qui vient des photographes de l'équipe
24:19des années 20 à aujourd'hui.
24:21C'était très extraordinaire.
24:22Si vous voulez vous y mettre,
24:23alors je ne vous parle pas pour vous,
24:24parce que vous, vous faites du cyclisme tout le temps,
24:26mais Clara, si vous avez envie de pédaler un petit peu,
24:28je deviens cycliste.
24:29Les conseils de spécialiste pour débuter
24:31de Cédric Leroy.
24:32On choisit son vélo,
24:33on choisit sa nutrition, la récupération.
24:36Vous avez toutes les astuces
24:37pour devenir cycliste
24:39et pour monter de l'école.
24:41Et puis, je ne sais pas,
24:42j'avais envie de terminer avec un tout petit guide.
24:44Le guide du jardin sans eau de Philippe Collignon.
24:47C'est 70 fiches d'identification
24:49et des conseils, des petites astuces.
24:51Je ne sais pas si vous avez un jardin.
24:53Ah oui, j'en étais sûre.
24:54Vous avez tout.
24:56Parlons de votre film
24:59Lumière, l'aventure continue.
25:01Vous proposez une immersion d'1h45
25:03dans la création du cinéma
25:05avec des archives des premiers films des Frères Lumière.
25:07Votre œuvre documentaire,
25:09c'est exclusivement composé de 120 films
25:11de 50 secondes
25:13qui ont été restaurés.
25:15Des trésors, on est d'accord ?
25:17Oui, oui, nos trésors même.
25:19C'est-à-dire que c'est les trésors d'une époque
25:21qui sont devenus des trésors,
25:22mais qui étaient tellement enfouis
25:24que de les découvrir aujourd'hui, de les restaurer,
25:26parce qu'on restaure les films
25:27comme on restaure les tableaux,
25:29La Chapelle Sixtine et autres merveilles.
25:32Ces films-là viennent aujourd'hui intacts.
25:35C'est-à-dire que c'est les films en noir et blanc,
25:37c'est les films tournés autour de 1900,
25:40mais qui sont...
25:41Varda, d'ailleurs, Agnès Varda,
25:43il y a une citation d'elle,
25:44elle dit que ce n'est pas nos ancêtres, c'est nous.
25:46C'est toujours le nôtre.
25:47Cette planète si belle,
25:49et puis cette histoire du cinéma
25:52qui ne s'arrête jamais.
25:53C'est votre film, c'est votre voix
25:55sur la musique de Gabriel Fauret
25:57pour vous accompagner.
25:58Regardez.
26:01Quand Lumière tourne la manivelle,
26:03la grande histoire se joue
26:04dans l'accomplissement technique
26:06d'un petit appareil de fer et de bois
26:08aux contours parfaits.
26:12Il y a 130 ans,
26:13les frères Lumière inventaient le cinématographe.
26:16Tout était déjà là.
26:19La comédie, le drame,
26:21le jeu des acteurs et le visage des enfants,
26:24les travelling en bateau
26:26et les panoramas en tramway.
26:32Une centaine de vues Lumière inédites et restaurées
26:35offrent le spectacle intact du monde au début du siècle.
26:38Ce retour extraordinaire aux origines du cinéma
26:41dit aussi que le voyage ne s'est jamais arrêté
26:44et que l'aventure continue.
26:55Le cinéma est là d'emblée,
26:57tel qu'on le connaîtra toujours.
27:08L'aventure continue.
27:10Lumière, l'aventure continue.
27:11Ça sort demain au cinéma.
27:13On fête les 130 ans du cinéma aussi cette année.
27:18C'était quoi pour vous ?
27:20C'était une manière de réunir à la fois le passé,
27:23le présent et même le futur dans ce film ?
27:26Absolument.
27:27Parce que ça ramène le passé au présent.
27:30Moi, je suis historien de formation,
27:32donc le côté vieux film, non.
27:35Aucun film ne sera plus vieux qu'une pièce de Shakespeare.
27:39Mais surtout, c'est une façon...
27:42Le film s'appelle Lumière, l'aventure continue.
27:44Ça pourrait être le cinéma, l'aventure continue.
27:47On aime tous le cinéma.
27:48Et puisqu'on fête, si j'ose dire,
27:50les cinq ans du Covid,
27:52d'abord pendant le Covid, c'est la première fois dans l'histoire
27:55que toutes les salles du monde entier ont fermé.
27:58Deux guerres mondiales n'y étaient pas parvenues.
28:00Et puis, c'était le triomphe des plateformes.
28:03Et on en a entendu des trucs sur la mort du cinéma.
28:06Moi, quand j'ai commencé à Cannes, c'était Love Story.
28:09Et on me disait, finie le cinéma, c'est la télé-réalité maintenant.
28:13Eh bien non, le cinéma résiste.
28:15Il est toujours là.
28:16Il a tout connu, la télé, la vidéo, la télévision par câble.
28:20Et il est toujours là, et ça continue.
28:22Ça vous a inquiété de voir l'émergence des plateformes ?
28:26Ça ne m'a pas inquiété, parce que les plateformes,
28:28c'est quand même une invention assez géniale.
28:30Ça vient en complément.
28:32Oui, moi, je suis abonné à tout,
28:34même si je ne regarde pas tout, évidemment.
28:36Mais ça me rassure d'avoir ça.
28:38Mais ça ne m'a pas inquiété, parce que...
28:41Comme me dit Tarantino, il dit, parce que tu es français,
28:44tu es français, tu es optimiste.
28:45Parce que chez vous, il y a quelque chose
28:48de sacré du cinéma.
28:51Aux Etats-Unis aussi, mais ils ont peut-être un peu perdu
28:54leur capacité à s'adresser à tous les publics,
28:57entre les blockbusters et les films pour enfants.
28:59Mais ça reviendra, oui.
29:00Non, nous, on croit...
29:01Dès qu'une salle de cinéma ouvre quelque part,
29:03il y a des gens pour s'en passionner.
29:05Le cinéma aux Etats-Unis marche moins bien qu'en France ?
29:08Proportionnellement ?
29:09Proportionnellement, oui.
29:11Le cinéma américain est actuellement,
29:14en plus avec les incendies à Los Angeles, à Hollywood,
29:17la grève, qui était une grève justifiée.
29:20Mais ça reviendra.
29:21Moi, j'ai grandi dans une cinéphilie où aimer le cinéma,
29:25c'était aimer le cinéma américain.
29:27Non, non.
29:28C'est un grand pays de cinéma.
29:30Mais la France, dans tous les pays d'Europe,
29:32et même dans le monde,
29:33est l'un des pays les plus actifs en matière de cinéma.
29:36On vient à lumière.
29:37L'art, la technique, les salles de cinéma,
29:40le public, la critique.
29:42Le cinéma à l'école, à un moment,
29:46mais c'est dommage de voir quelques régions
29:49sabrer dans les budgets culturels,
29:51parce qu'en plus, la culture en général, le cinéma,
29:54il faut rappeler que ce n'est pas de l'argent public,
29:56mais la culture génère de l'économie.
29:59Donc, en plus de générer quelque chose qui fait du bien,
30:03dans ce monde où peut-être les choses vont trop vite.
30:06Votre film qui sort demain nous propose un voyage
30:09à la fois dans le temps et dans le monde.
30:11On voyage Paris, Lyon, New York, Tokyo, Algiers, j'en passe.
30:14De 1895 à 1905.
30:17Il y avait déjà votre premier film,
30:19Lumière, l'aventure commence,
30:21qui est sorti en 2017.
30:24Est-ce que c'est un film en complément de ce premier volet ?
30:28Non, c'est un autre film.
30:30Il ne faut pas forcément avoir vu le premier pour voir le deuxième.
30:33Je ne dis pas ça seulement pour dire aux gens, allez-y.
30:36Non, c'est autre chose.
30:38C'est peut-être plus philosophique précisément
30:40parce que l'époque est un peu à réfléchir
30:43à ce que deviennent nos images.
30:45Les enfants, les miens, les vôtres,
30:47ils sont tous sur les... Le cinéma a gagné partout.
30:50C'est-à-dire que même un post Instagram monté, c'est du cinéma.
30:55Mais le cinéma, c'est le cinéma au cinéma.
30:58Et il faut y aller, il faut continuer à y aller.
31:01Pas plus que, même si on se fait livrer des pizzas à la maison,
31:04on va cesser d'aller au restaurant.
31:07Donc, non, non, ce film-là, il faut le voir pour ce qu'il est.
31:11On a encore fait une avant-première hier soir.
31:14Et c'était formidable parce que les gens disent,
31:17ouais, ça va être un peu ennuyeux.
31:19On va travailler, ça va être studieux, on fait ça pour être sérieux.
31:22Non, non, on s'amuse bien.
31:23Ça avait marché le premier, 130 000 entrées sur le premier film.
31:27Du coup, ça prend bien.
31:28Les Français sont curieux.
31:30En dehors de ce film, vous avez une casquette très importante.
31:35Vous êtes délégué général du Festival de Cannes qui arrive.
31:38Est-ce qu'il y aura quelque chose de spécial au Festival de Cannes,
31:41même si j'imagine que vous voulez garder des surprises,
31:43mais pour ce 130e anniversaire du cinéma ?
31:48Oui.
31:49Bizarrement, on est à un mois de la conférence de presse
31:51d'annonce de la sélection.
31:53Et les choses ne sont pas encore très définies.
31:56L'an dernier, on a fait un très beau festival
31:58qui a été célébré après par les Césars et les Oscars.
32:02Mais c'était pareil.
32:03Il y a un an pile.
32:04À part qu'on l'avait déjà vu Emilia Pérez,
32:07on était en train de se poser la question de ça.
32:10Mais en fait, Cannes est une célébration
32:13de sa propre histoire et de l'histoire du cinéma.
32:16On va surtout célébrer, dans cette deuxième partie de l'année,
32:19à partir de Cannes, les salles de cinéma.
32:21Parce que Lumière, sa victoire sur l'américain Edison,
32:26à l'époque, ce n'est pas seulement la machine qui marche mieux,
32:29c'est l'invention des salles de cinéma.
32:32Edison dit qu'il est fou, le Français.
32:34Il met tout le monde dans la même salle,
32:36et une fois qu'ils auront vu les films, ils ne reviendront pas.
32:38Et Lumière dit qu'on va faire des films.
32:40Et il en fait, il en fait, il en fait 2000.
32:42Il n'y en a qu'une centaine dans ce film.
32:44Lumière l'aventure continue.
32:46Mais non, les salles de cinéma,
32:50c'est une des inventions les plus géniales.
32:53Vous voyez combien de films
32:54pour le festival de Cannes, pour la sélection ?
32:56À nous tous, on a une quinzaine dans le comité de sélection.
32:58Est-ce que vous les voyez tous, vous ?
33:00Non, on en voit 2000.
33:022000 longs-métrages.
33:03Est-ce que c'est vous qui avez le...
33:05J'ai le final cut, mais moi, je suis très...
33:08Je travaille... Je suis très collectif.
33:10Autre. Sans doute très du sport.
33:13On travaille très collectivement,
33:14donc tout le monde a le droit de dire ce qu'il veut,
33:16même si à la fin, c'est moi qui décide.
33:18Est-ce que vous avez des artistes
33:20qui, malheureusement, ne sont pas récompensés,
33:23qui viennent vous voir et ont des petites doléances ?
33:27Non, non, parce qu'ils savent que c'est le jeu
33:30et que, moi, s'ils sont là,
33:34et qu'ils n'ont pas été récompensés,
33:36c'est qu'ils étaient quand même là.
33:37Et s'ils étaient là, si j'ose dire, c'est grâce à nous.
33:39C'est la première récompense, vous êtes sélectionné chez vous ?
33:41Absolument, absolument.
33:42Là, ils sont... Mais ils sont très respectueux.
33:45Enfin, c'est... Non.
33:47C'est Juliette Binoche qui sera la présidente du jury officiel,
33:51une artiste engagée.
33:52Est-ce qu'elle vous a fait part d'une envie, d'un discours
33:55qui irait peut-être au-delà du cinéma ?
33:57Parce qu'on est sur une année chargée, quand même.
34:00Oui, oui, Juliette est très engagée, en effet,
34:03mais elle n'est pas dogmatique.
34:06On peut la voir surgir sur n'importe quel sujet.
34:10Et par exemple, en ce moment,
34:12elle est présidente de l'European Academy Award,
34:16c'est-à-dire le cinéma européen.
34:18Ça a été construit par Bergman et par Wim Wenders,
34:21et elle a décidé de prendre ça pour aider le cinéma européen.
34:25C'est une autre façon pour les artistes,
34:27et ils sont nombreux en cinéma, à s'engager comme ça.
34:30Répondre à tous les caprices des stars, est-ce que c'est du sport ?
34:35D'abord, souvent, ce n'est quand même pas moi
34:37qui m'occupe des caprices en question.
34:39Après, il y a beaucoup de choses qu'on ne sait pas.
34:43Et avec nous, les stars ne font pas de caprices.
34:46Ah !
34:47Non.
34:48Je vous ai entendu récemment parler d'une envie d'une star américaine
34:52qu'on aime tous, Tom Cruise,
34:54qui arriverait d'une manière mission impossible au festival.
34:59Est-ce que ça prend forme ou pas ?
35:02Si on s'était vus la semaine prochaine,
35:05je pense que j'aurais peut-être pu annoncer des choses.
35:09Là, c'est en discussion.
35:11Le film sort en mai, donc il est tout indiqué.
35:16Et la dernière venue,
35:18qui était seulement la deuxième de Tom Cruise à Cannes,
35:21avait été fantastique.
35:24Et on disait que...
35:26Parce qu'on réfléchit quand même.
35:28Qu'est-ce qu'il pourrait faire pour arriver ?
35:30Surtout après qu'il est, comme Jean Dujardin d'ailleurs,
35:33descendu le toit du Stade de France par un filin.
35:36Je disais, sa plus belle cascade serait d'arriver à pied,
35:40du Majestic, sur la croisette, au palais des festivals.
35:45Mais ses producteurs m'ont dit que j'étais fou.
35:47Il s'arrêtera toutes les 10 secondes pour signer les autographes
35:50parce qu'il est extrêmement attentif à ceux qui veulent les autographes.
35:56Donc il s'en préoccupe.
35:58L'année dernière, il y a eu une actrice française
36:01qui a été fêtée au Festival de Cannes.
36:04C'est l'actrice Émilie Descannes
36:06qui est décédée il y a quelques jours des suites d'un cancer rare.
36:09Elle avait remporté le prix d'interprétation à Cannes à 17 ans.
36:12Quels souvenirs vous gardez d'elle ?
36:15Quels souvenirs vous gardez de ce Festival de Cannes
36:17où elle était présente ?
36:20J'étais dans la salle, de l'autre côté de la barrière.
36:23J'étais festivalier quand Rosetta a été montrée.
36:25Tout à coup, Émilie est arrivée comme une petite rebelle,
36:31qui était son personnage de Rosetta,
36:33des Dardennes.
36:35On n'a jamais cessé de se voir.
36:37Elle avait annoncé une première fois sa maladie
36:41en annonçant ensuite une rémission.
36:44Elle était venue dans un de nos jurys.
36:46C'était une fille...
36:48C'est fou parce que ce personnage de Rosetta,
36:50qui était encore une fois une révoltée
36:52en guerre contre le monde pour sa propre survie,
36:54était la douceur incarnée.
36:56Et quand on a su que la maladie revenait,
37:00on se parlait tous souvent beaucoup d'elle.
37:03Je pense à son mari, Michel, qui est aussi un comédien.
37:07On est tous bouleversés.
37:09On parle tous.
37:11Hier, il y avait cette avant-première du film.
37:13Un dîner qui suivait, on lui a rendu hommage.
37:16Elle était très aimée.
37:18Très appréciée par tout le monde du cinéma.
37:21Ce sera un grand festival de Cannes cette année.
37:25Il y aura peut-être quelque chose pour elle,
37:27j'imagine, de préparer.
37:29Les dossiers de Clara.
37:36Thierry, vous avez grandi dans la banlieue de Lyon
37:39avec l'envie de devenir coureur cycliste,
37:41puis historien.
37:42Adolescent, vous découvrez le film Les Indomptables.
37:44Vous devenez cinéphile, incollable sur le monde du cinéma.
37:47Film d'auteur, VO sous-titré,
37:49les films de Pasolini, tout vous passionne.
37:51C'est finalement au judo que vous apprenez la vie,
37:53la confiance en vous, la prestance.
37:55Raymond Rodon, un de vos maîtres, vous répète,
37:57parle plus fort, articule, on n'entend rien.
37:59Vous devenez quatrième Dan, donc prof.
38:01Vous avez offert votre ceinture noire première Dan
38:03à une de vos élèves, parce que le judo,
38:05c'est former des gens pour qu'ils deviennent plus forts que vous.
38:08En vrai, Gémeaud, ascendant Gémeaud,
38:10né un 29 mai, date parfaite,
38:12parce que c'est aussi ma date de naissance.
38:15C'est une double vie qui vous attend, Lyon et Cannes.
38:18Il y a 800 mètres, quartier Montplaisir à Lyon,
38:20entre la maison du judo et l'Institut des Lumières.
38:23En juin 1982, vous entrez dans l'Institut,
38:25vous n'en ressortez plus.
38:27Vous débutez bénévole auprès de Bertrand Tavernier,
38:29puis ami, frère et collaborateur.
38:31En 1999, on vous appelle pour gérer le festival de Cannes.
38:35Évidemment, ça ne se refuse pas.
38:38En amont, ce sont 2000 films visionnés en 3 mois pour la sélection.
38:41Il en reste une cinquantaine.
38:43Durant le séjour cannois, vous avez un truc à faire
38:45tous les quarts d'heure environ.
38:47Entre 8h et 2h du matin,
38:49les nuits blanches, vous les avez découvertes
38:51enfants durant vos séjours en colonie de vacances.
38:53Aujourd'hui encore, vous êtes réveillés à 3h du matin,
38:55vous lisez une heure, puis vous vous rendormez.
38:58Vous avez beau jardiner le week-end, faire de très longues balades à vélo,
39:01non, la nuit, on lit.
39:03Pourquoi ? Parce que chez Thierry, il y a toujours la lumière.
39:07Bravo, merci, Clara.
39:09C'est un plaisir.
39:11Avant les Olympiades, place à la Therapy Room,
39:13avec les frères Bouguerraba,
39:15Ali et Redouane, qui étaient nos invités.
39:20Redouane et Ali Bouguerraba, bienvenue dans la Therapy Room.
39:23Quelle est votre plus grande angoisse ?
39:25Moi, c'est d'être enfermé dans une chambre noire,
39:28avec de l'eau jusqu'au plafond,
39:30et je n'arrive pas à respirer.
39:32C'est précis.
39:33Moi, c'est de perdre ma fille dans un endroit où il y a de la foule.
39:36Avez-vous une habitude honteuse ?
39:38Oui.
39:39Laquelle ?
39:40Le pari sportif.
39:41Vous pariez tous les jours ?
39:42Pas tous les jours, mais ça m'arrive,
39:44dès qu'il y a des matchs de foot.
39:47J'ai des matchs de foot tous les jours.
39:50Vous allez parier quoi sur le Classico ?
39:52Je vais perdre mon argent, sur Marseille.
39:55Moi, manger du sucre, ou manger sucré.
39:58Pâtisserie...
40:00Ce n'est pas une honte, mais c'est tous les jours.
40:03Ce serait plutôt de la faute de votre père ou de votre mère ?
40:05C'est plutôt de ma faute à moi.
40:07C'est plutôt grâce à mes parents.
40:09Êtes-vous un bon menteur ?
40:11Oui, excellent. Malgré moi.
40:13Avant moi, non, ça se voit direct.
40:15Arrête de mentir !
40:19Ça se voit dans mon visage, direct.
40:21Voilà, tu es un menteur professionnel.
40:23En quoi croyez-vous ?
40:24En Dieu.
40:25Pareil.
40:26L'amour peut-il durer ?
40:27L'amour dure plus de trois ans.
40:29Trois ans.
40:30Comment ils s'appellent ? Beigbeder, Avanti ?
40:32Qu'aimeriez-vous qu'on dise de vous ?
40:34Il était fort au Paris.
40:37C'est un bon père.
40:39Vous êtes plutôt chien ou chat ?
40:41Chien, chat.
40:43Vous en avez ?
40:44Oui.
40:45Un chat, il est blanc, il s'appelle Snowy.
40:47C'est un petit chat anglais, avec tête plate, là.
40:49Short head.
40:51Moi, j'ai un américain de Bully qui s'appelle Brooklyn.
40:54J'ai deux Staphies, un Malinois.
40:57Ça fait du monde, hein ?
40:59Staphy, tu aurais dû l'appeler Lecoq.
41:01Doré.
41:03Avez-vous un couple préféré ?
41:05Avez-vous un complexe ?
41:07Mon ventre.
41:08Non.
41:09Toi, ton ventre ?
41:10Ouais, parce qu'il a tellement grossi.
41:11Maintenant, il y a le canard qui sort, comme ça.
41:12Il y a la tête, il y a les ailes sur le côté.
41:14C'est une bouée.
41:16Une bouée en canard.
41:18Tromper, c'est grave ?
41:19C'est très grave.
41:20Ah oui.
41:21Mais pardonner, c'est mieux.
41:23Quelles sont les trois choses que vous emmèneriez sur une île déserte ?
41:26Un bateau pour revenir à la terre ferme.
41:28À la civilisation.
41:30C'est pareil, c'est bien, ça.
41:31Moi, pour Ali, j'ai déjà la réponse d'une personne.
41:33Vas-y.
41:34Thierry Lignac.
41:35Déjà, s'il ne fait que du soufflé...
41:37Il ne va pas te faire des soufflés à la rentrée au cou.
41:39T'écoutes-moi.
41:41Il n'a pas le pouvoir, Thierry Lignac.
41:43Mais ils vont trouver, ils vont faire le feu.
41:45J'ai fait le feu.
41:46Comme Tom Hanks, ils vont faire le vœu.
41:48Colanta, je lui ai fait du feu.
41:49Ils vont être avec Wilson, un ballon de volée et un cul dessus.
41:53Non, c'est mon ventre, Wilson.
41:55La main comme ça dessus.
41:56Wilson !
41:58Merci beaucoup.
42:01Allez, il est temps de voir ce que vous valez aux Olympiades, Thierry.
42:08On ne m'avait pas du tout prévenu.
42:10Mais j'ai toute confiance en vous.
42:12On va commencer par quelque chose qui va être, je pense, assez facile pour vous.
42:15Le petit bac.
42:16Vous voyez ce que c'est ?
42:17Vous avez des lettres qui défilent derrière vous.
42:19Vous allez dire stop.
42:20Vous allez tomber sur une lettre et il faudra me répondre à chaque fois avec cette initiale-là.
42:24Vous allez voir, ça va être facile.
42:26Première lettre du mot.
42:27Dites-moi stop.
42:28Stop.
42:30Alors, vous tombez sur le M.
42:31Il me faut un sport qui commence par M.
42:33La marche.
42:34La marche, très bien.
42:35Une personnalité ?
42:36Mercs.
42:38Un mot qui fait plaisir ?
42:41Miam.
42:43Une partie du corps ?
42:47Clara, vous l'avez.
42:49Les mains.
42:51Un objet ?
42:54Une machine à laver.
42:55C'est pratique.
42:56Moi, j'étais sur une machette, mais peut-être que...
42:58Il y a un peu de violence sur vous.
43:00Ça dit des choses sur vous.
43:01Oui, j'ai l'impression.
43:02Un animal ?
43:03Un animal ?
43:05C'est un dessin animé.
43:06Le marsupilami.
43:07Le marsupilami.
43:08Il n'existe pas, mais je le garde quand même.
43:11Une couleur ?
43:13Le mauve.
43:15Un prénom que vous n'aimez pas ?
43:17Nick.
43:18Un prénom que j'aime.
43:19Marie, c'est celui de ma femme.
43:20On met deux points pour la déclaration.
43:23C'est ma mère, mais bon.
43:24Un plat ?
43:25Un plat.
43:26Un plat.
43:29Le maroilles, c'est bon.
43:31Le maroilles.
43:32Merci.
43:33Un pays ?
43:34Mauritanie.
43:35La Mauritanie.
43:37Le titre d'un film ?
43:38Le même que l'animal, déjà.
43:40Après, vous devez en avoir plein.
43:42M.
43:43Le maudit.
43:45Et un surnom ?
43:48Maman.
43:49Mais pas pour la mienne.
43:50Je crois que c'est comme ça que Jacques Chirac a appelé sa femme.
43:52En tout cas...
43:53Ah bon ?
43:54C'est comme ça qu'on le disait.
43:55Deux points pour Jacques Chirac.
43:56Ce n'est pas très sexy.
43:58Vous avez des petites canettes devant vous, Thierry.
44:01Il faudrait toutes les mettre là pour voir si vous êtes aussi bon basketeur que...
44:13Trop courte.
44:14Je le savais qu'elle était trop courte.
44:16Je mets deux points quand même.
44:17Bravo pour le ricochet.
44:19Demi-point.
44:20Je mets deux points.
44:21Vous allez vous lever.
44:22Vous allez au tableau, s'il vous plaît, Thierry.
44:27Prenez-moi l'enveloppe du mime.
44:29On va voir si vous êtes un bon acteur pour nous faire...
44:32Je prends quoi, alors ?
44:33Mime ?
44:34Comme ça, vous allez voir si vous êtes un bon acteur.
44:38Vous auriez pu faire carrière, peut-être.
44:40Vous allez nous faire deviner à Clara et moi.
44:42Donc, on ne regarde pas.
44:46Vous ne pourrez jamais deviner.
44:47C'est vrai ?
44:49C'est assez technique.
44:50C'est vrai ?
44:51Alors, sachez que c'est Benjamin Bonnet qui fait les choix.
44:55C'est un quelqu'un engueulé.
44:57C'est un 4.
44:58C'est quoi ?
44:59C'est une prise de judan ?
45:00Par M ?
45:01Non, mais pourquoi pas ?
45:02Araigoshi ?
45:03Ushimatsu ?
45:04Araigoshi.
45:05Et pour un résultat qui est...
45:07Ippon.
45:08Ippon.
45:09Allez, je mets deux points à Clara parce qu'heureusement qu'elle est là.
45:12Bravo !
45:15Chanson.
45:16Alors, vous nous fredonnez cette chanson.
45:22Vous la sifflez si vous préférez, mais c'est comme vous avez envie.
45:26C'est une chanson de...
45:27Ça tombe.
45:30Francis Cabrel ?
45:31Yves Duteil ?
45:32Prendre un enfant par la main.
45:33Bien avant.
45:34Là, il faudrait le fredonner.
45:35Oh, Georges Brassens !
45:36Entre les deux.
45:43Santiano.
45:44C'est qui, déjà ?
45:46C'est Hugo Frey.
45:47Hugo Frey.
45:48Hugo Frey.
45:49Je ne mets pas de points parce qu'on me l'a suggéré dans l'oreille à Hugo Frey.
45:52Je ne peux pas le mettre.
45:53Mais je mets un point pour vous, évidemment, Clara.
45:55Alors, un dessin.
45:56Et là, vous nous faites un petit dessin.
45:57Je le fais ?
45:58Oui.
45:59Il faut qu'on devine.
46:01Ben oui.
46:02Tout tombe.
46:04Alors.
46:07C'est un écran.
46:08Un écran de cinéma.
46:09C'est les festivals de Cannes.
46:11Ah, un projecteur.
46:13C'est quoi ?
46:14Ah, c'est un clap.
46:16Ah, joli !
46:18Moi, je me mets deux points, tiens.
46:19Ah, mais moi, d'accord.
46:21Je vous ai mis deux points aussi, Clara.
46:23Merci.
46:24Merci, bravo !
46:26Dans un instant, victime de la mode.
46:28Juste avant les records du jour, on a des cure-dents dans une barbe du Houla Hop.
46:33On a un collectionneur des records du monde.
46:36C'est Daydem qui a tout choisi et qui nous le montre.
46:40A priori, Joel Strasser aime qu'on lui dise « tu piques » quand il fait la bise.
46:44Ce que j'ai trouvé dans ce record, c'est que ce n'est pas qui a la plus grande barbe,
46:50c'est qui a la meilleure technique.
46:52S'il s'est laissé pousser la barbe par fainéantise,
46:55il semble avoir trouvé de la motivation pour atteindre son objectif,
46:58qui n'est pas au goût de tous ses proches.
47:00Je ne veux pas mettre ça ici.
47:03Tu ne veux pas mettre ça ici ?
47:04Non.
47:05Pourquoi pas ? C'est drôle.
47:07Pour ça, comme vous pouvez l'imaginer, il faut de la patience.
47:10Il lui a fallu 3 heures et 13 minutes pour permettre d'inscrire son nom dans le livre des records
47:14et placer les 3500 cure-dents dans sa barbe.
47:17Le résultat est pour le moins piquant, loin d'être confortable,
47:20mais le défi est relevé.
47:22Attention aux caméramans quand même !
47:265,18 m de diamètre, c'est la taille du cerceau avec lequel
47:30Kéty Kéhaïova a battu le record du plus grand tour de Houla Hoop.
47:34Une belle récompense après des années à exercer une passion qui lui est venue très jeune.
47:38Kéty a grandi dans une famille d'artistes de cirque
47:41et c'est sa grande sœur qui lui a donné le goût de cette discipline.
47:44Cette dernière a d'ailleurs eu le record du plus grand nombre de cerceaux tournés à la fois
47:48et 32 ans plus tard, Kéty a décidé de se challenger
47:51et de réaliser, selon elle, le projet le plus difficile de sa vie.
47:56Un projet non sans risque.
47:57Le cerceau est en effet très lourd,
47:59ce qui a causé lors de ses entraînements de nombreuses hématomes sur le corps.
48:03A ne pas reproduire chez soi.
48:06Pour terminer, je vous présente David Roche.
48:09Cet homme s'est fixé un objectif très ambitieux,
48:12essayer de battre un record par jour.
48:14Oui, oui, un record par jour.
48:16Et il semble être déterminé à devenir le recordman des records.
48:19Il a pour l'instant à son actif le record de la plus grande distance parcourue
48:23en tenant une batte de baseball avec le doigt,
48:25le record de la plus longue durée de tenue d'échelle sur le menton,
48:28le record de la plus longue durée de tenue de tronçonneux sur le menton,
48:32le record de la plus longue durée de tenue de vélo sur le menton,
48:35le record du plus grand nombre de jongles avec trois haches,
48:38le record du plus grand nombre de jongles en trois minutes
48:40avec les yeux bandés sur un monocycle.
48:42Bref, au total 13 records.
48:44On se demande bien jusqu'où il va aller.
48:46En tout cas, Clara, Claire, vous, vous pouvez postuler
48:49pour le record du nombre de présentations de salons VIP.
48:53Pour terminer, on va avoir un victime de la mode avec Clara.
48:56Alors la mode à Cannes, c'est ce qui est aussi le plus scruté.
48:59Moi, j'aimerais savoir déjà combien vous avez de smoking à la maison.
49:03J'en ai, je ne sais pas, 7 ou 8.
49:07J'en change chaque jour.
49:10Pour être le plus classe possible sur le tapis rouge,
49:13c'est quoi la valeur sûre ? Pour un homme, c'est smoking ?
49:16Pour un homme, c'est smoking, mais ce n'est pas seulement une valeur sûre,
49:18c'est presque une obligation.
49:19C'est une obligation.
49:20Et pour une femme, la robe indémodable, on est sûr d'être classe et…
49:24Moi, j'ai un faible pour les femmes en smoking.
49:28Ah ouais ?
49:30Je trouve ça toujours très, très classe,
49:33mais sinon, c'est un éblouissement permanent de voir comment…
49:39Les stars, et pas seulement, parce que ce qu'il y a de génial,
49:42la salle fait 2000 places et tout le monde fait l'effort,
49:45on s'habille pour aller au cinéma et il y a parfois des hommes,
49:50des femmes qui ne sont pas forcément des artistes ou des gens connus,
49:54mais qui ont une allure folle.
49:56Victime de la mode.
49:58Victime de la mode.
50:01Thierry, est-ce que vous faites du golf ? Est-ce que vous avez déjà essayé ?
50:04Non, jamais.
50:05Ok, si jamais l'envie vous prend, j'ai le petit appareil indispensable.
50:09Les amateurs de golf vont adorer.
50:11Voilà, le dernier télémètre laser du marché.
50:14Alors, les pros ont un caddie à côté d'eux.
50:16C'est une personne qui accompagne le joueur et qui connaît le parcours par cœur.
50:20Bon, ça, évidemment, nous, on n'est pas dans ce cas-là.
50:23L'amateur, lui, a le laser.
50:25Vous le chargez avec un câble USB.
50:27Vous placez votre œil à l'intérieur.
50:29Là, vous visez comme un sniper.
50:33Ensuite, vous appuyez sur ce petit bouton
50:35et vous enregistrez toutes les stats du parcours,
50:37les difficultés, les montées, les descentes.
50:39Tout est enregistré à l'intérieur pour la fois d'après quand vous allez revenir.
50:44Ah, donc, ça vous permet de choisir le bon club.
50:47Exactement.
50:48Et d'être…
50:49Super.
50:50Parce que vous n'avez pas de caddie.
50:51Non.
50:52Sinon, il y a le caddie, c'est la personne qui vous dit tout.
50:54Évidemment.
50:55Bon, super.
50:56On va pouvoir se mettre au golf.
50:58Merci beaucoup, Clara.
50:59Merci beaucoup, Thierry, d'avoir été avec nous.
51:00Je rappelle que votre film sort en salle demain.
51:02Lumière, l'aventure continue.
51:04On se régale avec tous ces films en noir et blanc
51:08et qui nous font voyager
51:10et qui nous rappellent que le cinéma est très important.
51:12Qu'est-ce qu'on peut vous souhaiter pour ce Festival de Cannes qui arrive ?
51:17Pas de pluie, pour une fois ?
51:19Comment ça, pour une fois ?
51:21Non, mais il pleut toujours.
51:22Il pleut pas toujours, mais il pleut comme ailleurs.
51:24Il pleut comme ailleurs, même si on est au sud de la France.
51:27Non, mais en effet, un festival quand il n'y a que du soleil…
51:31Au fond, Cannes, la ville elle-même qui est si belle.
51:34Et le festival, ça annonce l'été, tout simplement.
51:37Et puis surtout, ça fait 25 ans que vous êtes à Cannes ?
51:41Non, quand même pas.
51:43Non ?
51:44Non, 20 ans.
51:4520 ans que vous faites votre anniversaire là-bas ?
51:48Non, juste après.
51:50Parce qu'après, vous embrayez sur le Grand Prix.
51:52Surtout que vous êtes du 29 mai.
51:54Christian Jeune, qui quand vous parlez des gens de l'ombre,
51:59qui est mon collaborateur le plus proche, est aussi du 29 mai.
52:02On est géniaux.
52:03Vous allez pouvoir venir travailler avec nous.
52:05C'est quoi un Festival de Cannes réussi, en un mot ?
52:07C'est des beaux films, un beau palmarès.
52:10Et surtout, et je le dis dans le film Lumière,
52:13mais c'est aussi valable pour Cannes, nous sommes des instruments de paix.
52:17Merci beaucoup d'avoir été avec nous, c'était un véritable plaisir.
52:21On va regarder avec attention le festival qui arrive.
52:24Merci à vous de nous avoir suivis.
52:26On a une semaine exceptionnelle sur Being Sport de Salon VIP.
52:29Demain, on sera avec les acteurs du film Les Condés, Moussa Maskri et Nordin Sali.
52:35Et puis, rendez-vous aussi jeudi, Teddy Riner sera avec nous.
52:40Et vendredi, on aura la chance d'être avec Alain Prost.
52:43Voilà, on compte sur vous.
52:44Et d'ici là, belle soirée.

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