• il y a 2 ans
TOUCHE PAS À MON POSTE : 100% médias, 100% darka ! 


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Transcription
00:00 Oui, parce que malheureusement, le poids de ces aides a considérablement augmenté depuis 70 ans, je crois.
00:08 On est passé de 70 000 personnes à 400 000 qui en bénéficient.
00:12 Je parle des aides pour les étrangers, je parle de l'AME là en l'occurrence,
00:17 et qu'elle est remplacée quand même par une aide d'urgence qui pourra permettre de subvenir aux besoins
00:24 d'un certain nombre d'étrangers qui sont en voie de régularisation,
00:29 puisque c'est de ça dont il s'agit.
00:30 Et oui, malheureusement, je pense que tout simplement,
00:33 le pays n'a plus forcément les ressources pour faire face à toutes ces aides.
00:39 Donc tout ça a besoin d'être réformé.
00:42 Et moi, évidemment, c'est plus facile d'avoir le cœur sur la main,
00:45 et c'est plus facile de dire que tout le monde doit pouvoir accéder aux soins.
00:49 Mais la réalité, c'est qu'en 70 ans, on est passé de 70 000 à 450 000 personnes,
00:55 et que ça augmente de 12 % tous les ans, d'après les chiffres que j'ai pu voir.
00:59 En tous les cas, ce sont les chiffres officiels. Donc oui, je suis plutôt d'accord.
01:02 – Et l'autre réalité, c'est qu'il y a beaucoup de Français qui n'ont pas accès aux soins,
01:05 des personnes âgées notamment, qui n'ont plus les moyens de se payer leurs propres soins.
01:08 Ça coûte 1 milliard d'euros, je crois, cette aide, cette AME.
01:11 Le fonds, il coûte 200 millions d'euros.
01:13 Donc si on peut économiser au moins 800 millions d'euros
01:15 pour que ça bénéficie aux Français plutôt qu'à des personnes
01:17 qui ne sont pas censées être sur le territoire français,
01:19 c'est une bonne chose, c'est terrible, mais il faut être pragmatique,
01:21 c'est une raison purement économique.
01:23 Alors Géraldine, toi, tu n'es pas d'accord ?
01:25 – Non, en fait, je pense que ce n'est pas binaire.
01:27 Je pense que ceux qui disent oui ne sont pas forcément des méchants,
01:31 et ceux qui disent non ne sont pas forcément des humanistes extraordinaires.
01:34 Je comprends, effectivement, que dans un contexte de pénurie de médecins,
01:38 de pénurie de lits dans les hôpitaux, de pénurie de médicaments,
01:41 ce soit inaudible pour les Français qu'on soigne des sans-papiers,
01:44 qui ne cotisent pas, qui ne payent rien, par rapport à des Français
01:46 qui sont parfois dans le besoin, qui n'ont même pas de quoi payer
01:48 leurs soins médicaux, leurs frais de dentiste et tout ça.
01:51 Je peux le comprendre, mais je trouve que l'AME,
01:54 c'est 1,2 milliard aujourd'hui, et je pense qu'il ne faut pas supprimer,
02:00 il faut réguler, il faut calmer, il faut limiter.
02:03 Mais je pense qu'on ne peut pas laisser des gens sans-papiers
02:05 qui sont malades et leur dire non, faites-vous des gâchis.
02:08 – Sauf pour les maladies graves et urgences.
02:09 – Voilà, et donc ça c'est très bien, les grossesses, les maladies graves,
02:12 les grosses vaccinations pour des gens qui ont des gros problèmes de santé.
02:17 Je pense que c'est quand même l'honneur de la France, malgré tout,
02:19 de soigner ces gens-là.
02:22 – Vous, Daphine, vous dites ?
02:24 – C'est toujours la même chose, avant de subvenir aux besoins d'autrui,
02:27 il faut déjà être en capacité de subvenir à ses propres besoins.
02:30 Et c'est combien ? 1,2 milliard, c'est ça ?
02:33 – 1,2 milliard sur 70 millions, à peu près.
02:36 – Je pense que cet argent, on peut le mettre dans l'hôpital,
02:40 on peut le mettre dans les logements, on peut le donner aux retraités
02:45 qui ont des petites retraites, je pense que la France en a déjà besoin,
02:47 il faut déjà qu'elle se guérisse elle-même.
02:49 – Vous voulez dire quoi ?
02:51 – Pour l'instant, l'argent de la France reste en France.
02:53 – Ils sont en France.
02:54 – Non, ils sont sur le sol, je répète, pour l'instant,
02:57 l'argent de la France doit rester aux Français.
03:00 – Donc, les liens sont papiers pour vous, ils ne doivent pas te soigner ?
03:03 – Mais une chose après l'autre.
03:05 – Mais qu'est-ce que tu fais ?
03:06 – Aujourd'hui, il y a des Français qui sont en souffrance.
03:08 – Chut, non mais gros !
03:09 – Mais en fait, c'est simple, aujourd'hui, il y a des Français qui sont en souffrance.
03:12 Le jour où le pays sera bon et il n'y aura plus de Français en souffrance,
03:17 avec des étudiants qui ne mangent pas leur faim, avec des personnes âgées,
03:20 où c'est compliqué, avec des gens qui n'ont pas accès aux soins,
03:24 des Français qui ont travaillé toute leur vie et tout ça,
03:26 quand tout ça sera réglé, on pourra donner l'excédent d'argent
03:29 à des gens qui viennent de l'extérieur.
03:31 Pour l'instant, ce n'est pas le cas, donc je pense qu'il faut faire des priorités.
03:34 – Sauf que Delphine, de façon pragmatique…
03:35 – Chut !
03:37 – Concrètement, si les gens savent qu'en France,
03:41 il n'y a plus de possibilité, ils ne viendront plus.
03:44 – Il a infondu l'urgence.
03:45 – Non, non, pas pour les maladies graves et urgences.
03:48 Daniel, toi, tu es d'accord avec Delphine ?
03:49 – Oui, bien sûr, elle a ému, évidemment, à ce moment-là.
03:52 Ça a été créé pour éviter les grosses épidémies et tout ça,
03:56 mais maintenant, les gens se font recoller les oreilles,
03:59 c'est complètement… il y a des exagérations, malheureusement.
04:03 Et puis, on n'a plus les moyens, excusez-moi, mais on n'a plus…
04:05 – Combien qui se sont fait recoller les oreilles ?
04:07 – C'est un peu caricatural, mais on en est quand même un peu là.
04:09 – Il y en a 35.
04:10 – Laisse-la finir.
04:11 – Ok, mais c'est caricatural, mais on en est là,
04:13 c'est complètement dévoyé, l'AMU, ok, et surtout, ça fait un énorme appel.
04:18 D'ailleurs, on ne peut pas renvoyer les OQTF,
04:20 on est incapable de surveiller nos frontières.
04:22 Il faut bien qu'on fasse quelque chose,
04:23 ou alors on se dit tous "c'est très bien, on fait de l'humanitaire".
04:26 Alors faites de l'humanitaire, vous trouvez que c'est humain
04:29 de laisser les gens, les étrangers qui sont bourrés de craques,
04:33 qui divaguent dans la rue, vous trouvez que c'est humain ?
04:35 Des enfants qui dorment sous des tentes ?
04:38 Non, alors on ne les prend pas chez nous, donc de toute façon,
04:40 on est tous inhumains ici parce qu'on ne prend personne chez soi.
04:44 Moi, je passe en voiture, je vois des enfants sous des tentes,
04:47 je ne les prends pas chez moi, donc je suis inhumaine,
04:49 vous faites pareil, on est tous inhumains.
04:51 Maintenant, il y a un moment où il faut agir, on ne peut plus faire ça, c'est tout.
04:56 Il faut sauver la France avant de sauver les étrangers.
04:58 C'est une situation irrégulière, excuse-moi,
05:00 mais tu te rends compte qu'il y a des gens qui arrivent à un dossier,
05:03 parce qu'il faut prendre un dossier, il faut remplir un dossier,
05:05 c'est-à-dire qu'on va à l'administration.
05:06 – Mamie, juste, tu es sûre que tu ne vas pas trop vite là ?
05:08 – Non, mais je lisais, j'ai découvert des trucs qui me semblent surréalistes,
05:15 c'est-à-dire qu'un sans-papier va à une administration,
05:18 il s'inscrit, il a droit pendant un an à la sécurité sociale,
05:22 alors que comme on le disait, il y a des gens qui payent des impôts
05:24 toute leur vie, qui n'y ont à peine droit.
05:26 On marche sur la tête, donc il faut, ou alors on laisse aller le pays comme ça,
05:31 ou on prend des dispositions qui sont inhumaines, je suis d'accord,
05:34 mais il y a la MU, excusez-moi, pour vraiment,
05:36 on ne va pas laisser crever les gens dans la rue, la MU est suffisante.
05:39 – S'il vous plaît, juste un petit peu d'oxygène pour Mamie, merci.
05:42 Valérie, vous vouliez lui dire un truc ?
05:44 – Là, il est question de la suppression, carrément.
05:46 – Oui, mais puisqu'il y a la MU à la place, pour moi c'est…
05:48 – Mais est-ce que tu penses sincèrement qu'en faisant cette suppression,
05:50 parce que visiblement ce qui te fait peur, c'est le flux migratoire,
05:53 est-ce que tu penses sincèrement que les gens qui sont en train de traverser
05:57 des océans pour venir ici au péril de leur vie,
06:00 c'est parce que tout d'un coup, génial, en France,
06:02 on va pouvoir se recoller les oreilles ?
06:04 – Excuse-moi.
06:05 – Jean-Michel va te répondre.
06:07 – Évidemment que oui, vous trouvez, il ira ailleurs.
06:09 Écoute Valérie, le plus important, c'est surtout supprimer les allocations de familles.
06:14 Avant, il fallait 6 mois être sur le territoire régulier,
06:16 6 mois pour pouvoir toucher les allocs, maintenant, il faudra 5 ans.
06:20 Donc ça va quand même freiner les gens qui venaient uniquement
06:23 pour les allocations de familles.
06:24 – Non mais c'est que tu les suis juste un peu pour les oreilles,
06:25 vous comprenez vraiment.
06:26 – Mais non, je parle pas des oreilles, il faut les soigner,
06:28 mais les soins qui sont importants, le vaccin, tout ça, évidemment.
06:31 Mais en revanche, tu peux pas à la fois te plaindre d'une trop grosse immigration
06:35 qui est tant d'irrégulier en France, et en même temps faire tout
06:38 pour qu'ils s'y sentent bien.
06:39 À un moment, il faut leur dire, ne venez pas,
06:41 c'est pas le paradis qu'on vous promet, c'est plus le paradis en fait.
06:44 – Je vais vous laisser tous vous exprimer, et après,
06:45 Djamil va nous expliquer aussi, vous allez voir ce que ça peut créer.
06:49 – Absolument.
06:50 – Après avoir parlé avec Djamil, vous allez voir ce que va nous dire Djamil.
06:53 Stéphane Ravier, je vais terminer par Djamil tout à l'heure,
06:55 parce qu'il va nous expliquer vraiment ce qui peut arriver avec cette décision.
07:01 Stéphane Ravier, vous, vous êtes bien sûr pour.
07:04 – Oui, j'ai voté dès demain la suppression de l'AME, l'aide médicale d'État.
07:11 Quelques chiffres, selon une étude d'octobre 2023,
07:16 mesdames et messieurs, 63% des Français ont déjà renoncé à se soigner.
07:22 C'est quasiment 2 Français sur 3.
07:24 Le gouvernement a demandé 600 millions d'euros d'économies aux hôpitaux.
07:29 La prise en charge des soins dentaires par la Sécu
07:31 est passée de 70 à 60% en octobre,
07:34 et au cours de ces 20 dernières années, on a supprimé 100 000 lits d'hôpitaux.
07:38 Expliquant aux Français, imposant aux Français cette vision économique,
07:42 que nous n'avions plus les moyens, que l'hôpital était à l'agonie,
07:44 qu'il fallait se serrer la ceinture.
07:45 Et dans le même temps, on a créé en 2000 l'Aide médicale d'État,
07:52 qui aujourd'hui atteint des sommets avec l'Aide médicale d'État,
07:56 je le rappelle que c'est la prise en charge médicale
08:01 qui est réservée à des étrangers clandestins.
08:05 Parce que j'entends "sans papier",
08:06 on pourrait penser que c'est cette foutue administration française
08:09 qui a oublié de donner des papiers.
08:10 Ce sont des clandestins, ce sont des hors-la-loi.
08:13 Et bien ils sont pris intégralement en charge
08:15 et ça nous coûte 1,2 milliard d'euros aujourd'hui.
08:18 Il y a eu 20 000 bénéficiaires de plus en 6 mois.
08:22 Donc on voit bien que ça constitue un appel d'air.
08:24 Et ça leur est réservé.
08:25 Ils ne cotisent rien et ils perçoivent tout.
08:29 Imaginez les téléspectateurs qui nous regardent ce soir,
08:31 ils doivent être en folie et je les comprends.
08:34 Il y a là une énorme injustice sociale
08:36 et c'est un encouragement à l'illégalité.
08:40 Vous pénétrez en France, de façon illégale,
08:44 vous avez 95% de chances d'y rester
08:47 puisque les OQTF ne sont pas appliqués.
08:50 Et en plus, on vous réserve une aide médicale
08:53 qui n'est pas accordée aux Français,
08:55 qui eux contribuent, travaillent toute leur vie
08:57 et à qui on dérembourse.
08:58 Le prix des mutuelles explose, les médicaments sont déremboursés.
09:02 Comment voulez-vous que ça soit entendable par les Français ?
09:04 C'est donc une mesure de justice nationale.
09:07 – Toute la séquence, les pancartes s'il vous plaît.
09:09 – Alors, pour vous, vous avez dit que c'était une urgence ?
09:13 – Bien sûr que c'est une urgence.
09:14 Dans la situation dans laquelle se trouvent des millions de nos compatriotes,
09:18 il y a 10 millions de pauvres dans ce pays.
09:20 Alors, il y a bien sûr des Français,
09:22 puisque notre système économique ultralibéral en fabrique chaque jour un peu plus,
09:25 mais manifestement on n'en a pas assez, on en importe des pauvres.
09:28 Mais en tout cas, il y a 10 millions de pauvres dans notre pays.
09:31 Je crois que moi, en tant que Français et en tant que parlementaire Français,
09:34 il est de mon devoir de réserver les avantages sociaux à nos compatriotes,
09:40 d'autant que nous sommes à l'os.
09:42 Le peu de financement que nous avons encore,
09:45 il doit être réservé à nos nationaux.
09:48 – Alors, je me tourne vers Jamil, parce que c'est quand même le docteur.
09:52 Donc lui va nous dire déjà si…
09:55 – Principe de réalité.
09:56 – Voilà, c'est ça. Est-ce que c'est possible ?
09:57 – Si, ce que je voudrais dire c'est que,
09:59 si la France ne peut pas accueillir toute la misère du monde,
10:04 elle est tenue de prendre en charge la misère qui est sur son sol,
10:08 quelle qu'elle soit.
10:09 – Merci.
10:09 – C'est le principe d'égalité républicain.
10:13 – C'est ça.
10:13 – Deuxièmement, le fait d'avoir recours à l'aide médicale d'urgence,
10:20 d'abord cette aide médicale d'urgence, on ne sait pas ce qu'elle va être.
10:24 Il n'y a pas de précision sur ce qu'elle va être.
10:27 – La MU…
10:29 – Mais ça, on en parlera plus tard.
10:30 – Non, mais cela exclut la prévention.
10:35 C'est-à-dire que vous avez une jeune femme, une migrante qui arrive,
10:39 qui ne va plus avoir droit à l'aide médicale d'État,
10:42 qui va se palper le sein, qui va sentir qu'elle a une boule,
10:45 mais ça ne rentre pas dans le cadre de la MU,
10:48 puisqu'elle n'a pas mal, puisque ce n'est pas une maladie chronique,
10:55 et donc elle ne pourra pas consulter
10:57 puisqu'elle n'a pas les moyens de le faire.
10:59 Au fil des mois, la tumeur va grossir,
11:02 alors elle va commencer à faire mal,
11:04 mais elle sera à un stade où on ne pourra plus rien faire,
11:08 où ça va coûter beaucoup plus cher à la société,
11:10 parce que là, on sera obligés, dans le cadre de l'urgence…
11:15 – C'est intéressant ce qu'il dit.
11:16 – Dans le cadre de l'urgence, il faudra que je me l'approche.
11:18 – Il y a l'idéologie et la pratique.
11:20 – Exactement.
11:21 – Pas tous les migrants ont de la concerte.
11:22 – Par ailleurs…
11:23 – C'est pas l'idée, le fait, la pratique,
11:24 c'est juste qu'on nous pose des choses qu'on vient d'avoir.
11:26 – Par ailleurs, ces migrants qui ne vont pas avoir le droit de consulter
11:34 puisqu'ils n'auront pas les moyens de le faire,
11:36 vont aller dans les urgences hospitalières,
11:41 on est tenus de les soigner, ça c'est le serment d'Hippocrate.
11:47 – On va continuer ce débat,
11:48 mais juste je voudrais vous montrer les résultats du sondage,
11:51 qui sont incroyables, regardez, ils sont faits 87/12.
11:55 Donc c'est un oui massif, très très important.
12:00 Voilà, Jean-Michel, ça ne t'étonne pas.
12:01 – Bien sûr.
12:02 – Non mais c'est vrai, est-ce que tu voulais dire un truc, Adja ?
12:05 – Bah oui, parce que, évidemment, quand vous parlez d'une femme qui a le cancer,
12:08 évidemment on a envie de la soigner,
12:09 mais enfin tous les migrants qui arrivent,
12:10 les centaines, je ne sais pas combien, les centaines de milliers,
12:12 n'ont pas tous le cancer.
12:13 Là vous prenez un cas justement pour nous faire des sentiments.
12:16 – Laissez-le finir.
12:17 – L'Espagne a aboli l'aide médicale pour les migrants en 2012.
12:23 Rachoy a aboli l'aide médicale.
12:27 Eh bien, en 2018, l'aide médicale a été rétablie,
12:30 parce qu'une étude catalane a montré que
12:37 il y avait eu une augmentation de 20% de la mortalité en 3 ans,
12:42 chez les migrants, du fait de maladies cancéreuses, non prises en charge.
12:47 – Voilà, vous opposez des choses qui ne sont pas opposables,
12:49 c'est-à-dire que vous allez nous parler en permanence
12:51 de gens qui sont dans le besoin, qui arrivent,
12:54 et qui évidemment, vous, vous êtes médecin.
12:56 – Il faut limiter, il faut limiter l'immigration.
12:59 – Oui, mais la politique, ce n'est pas forcément de faire plaisir à tout le monde.
13:01 La politique, c'est de prendre des décisions.
13:03 La politique, c'est parfois d'avoir à dos la moitié de la France,
13:05 en l'occurrence, pas vraiment, puisqu'il y a 85% de gens qui sont d'accord.
13:08 – Moi, j'étais au soigner, j'étais chef d'un service de France.
13:10 – Malheureusement, mais vous aurez toujours raison sur ce terrain-là.
13:12 – On est tenu de soigner tous les gens qui se présentent.
13:15 – Mais si demain, la population augmente de 12% tous les ans,
13:18 là, ce sont les chiffres, moi, je suis allé sur les chiffres officiels
13:21 de l'aide médicale d'urgence aujourd'hui, c'est 12% de plus chaque année.
13:25 Vous-même, on l'a rappelé tout à l'heure avec la problématique des hôpitaux,
13:29 on n'a pas les moyens.
13:30 – On va être demandé aux gens, les gens n'ont pas les moyens.
13:32 – À l'hôpital, on va être étranglés parce qu'on va être obligés de soigner.
13:35 – Est-ce que vous ne croyez pas que c'est une fin d'appel d'air ?
13:38 Est-ce que vous ne croyez pas être remboursés ?
13:40 – Ça va alourdir les charges hospitalières.
13:43 – S'il vous plaît.
13:44 – Euh, oui.
13:45 – Est-ce que vous pensez qu'aujourd'hui, en France, il y a une seule personne,
13:49 au minimum, une seule personne qui a par exemple le cancer,
13:52 quelque chose comme ça, qui ne peut pas se faire soigner ?
13:55 Un Français, je parle.
13:56 Est-ce que vous pensez qu'il y a des gens comme ça dans cette situation ?
13:58 – Pas d'un cancer.
13:59 – Est-ce que c'est possible ou pas ?
14:00 – Non mais ce que je dis…
14:01 – Non mais répondez, pardon, juste répondez, pardon.
14:03 – Oui, oui, oui, pardon.
14:05 – Ma question est très précise, je vous pose la question.
14:07 – Heureusement qu'on soigne tous les gens qui sont…
14:09 – Est-ce que vous pensez qu'aujourd'hui, il y a des gens qui ont des maladies graves,
14:13 ce sont des Françaises, sur le territoire français, est-ce que c'est des gens
14:16 qui ne peuvent peut-être pas avoir accès aux soins ?
14:18 – Non, ça n'existe pas.
14:18 – Non, non, non.
14:19 – Ou pleinement accès aux soins ?
14:20 – Tout le monde a accès aux soins.
14:21 – J'essaie de répondre le médecin.
14:23 – Il y a la CMU qui permet à tous les Français, ou non Français d'ailleurs,
14:27 l'ego, de…
14:28 – C'est bien le problème.
14:29 – D'être soignés.
14:30 – Pourquoi c'est bien le problème ?
14:31 Qu'est-ce qui se passe ?
14:32 – Non, non, mais on disait qu'il y avait 420 000 bénéficiaires de l'AME
14:36 et il y a 900 000 clandestins.
14:38 C'est-à-dire qu'il y en a encore 500 000 qui ne sont pas encore tout à fait
14:42 conscients de leurs droits, ils sont dans une situation hors-la-loi,
14:45 je le répète, ils sont dans l'illégalité, mais ils ont les droits.
14:48 Et notamment celui-là qui leur est réservé.
14:50 Et donc je veux dire qu'il y a encore une source quasiment inépuisable
14:54 de ceux qui sont déjà là et ceux qui viendront,
14:58 parce que l'information elle circule à travers la planète.
15:04 On sait qu'en ayant mis un pied en France, on va être pris en charge
15:08 pas seulement d'ailleurs pour l'aide médicale, mais pour tout,
15:11 pour le logement, pour l'école, pour toutes sortes de services sociaux.
15:16 Donc il est important de ne pas considérer,
15:18 et j'entends ici ce que j'entends au Sénat,
15:21 mais de votre part ça me choque moins,
15:22 mais j'entends au Sénat de la part des sénateurs de gauche
15:25 que les clandestins sont là de façon irréversible.
15:30 Ils sont là, donc on va s'en occuper, on doit s'en occuper,
15:32 il n'y a jamais de leur part la volonté de renverser la situation,
15:38 c'est-à-dire d'appliquer à ces clandestins la loi
15:42 qui consiste à tout faire pour qu'ils rentrent dans leur pays d'origine.
15:46 Tant qu'on n'enverra pas ce double message,
15:49 eh bien on continuera à venir en France par tous les moyens,
15:53 et c'est tellement facile puisqu'il n'y a quasiment plus de frontières,
15:56 et le problème ne pourra que se développer au détriment de nos nationaux.
16:01 – Qui est-ce que vous voulez parler ?
16:02 – Je ne comprends même pas qu'on culpabilise
16:03 de ne pas prendre en charge intégralement des personnes
16:05 qui n'ont pas le droit d'être là,
16:07 alors que dans d'autres pays ils sont sans pitié,
16:10 quand vous êtes même les propres citoyens de ce pays,
16:12 vous ne pouvez pas vous faire soigner si vous n'avez pas d'argent,
16:13 et nous on est là à culpabiliser…
16:14 – Quand c'est aux États-Unis.
16:15 – Bah oui, aux États-Unis, attendez,
16:16 aux États-Unis si vous êtes français,
16:18 aux États-Unis vous n'avez pas le droit d'être là,
16:19 déjà ils vous foutent dehors,
16:20 et vous croyez vraiment qu'ils vont vous soigner,
16:21 ils n'en ont rien à foutre, ils sont sans pitié,
16:23 ce sont des raisons économiques, il faut être pragmatique.
16:25 – Mais le sondage ne culpabilise pas beaucoup.
16:26 – Et c'est dans le monde des bisonours,
16:29 bien sûr qu'on a envie d'aider tout le monde,
16:30 mais si c'est au détriment des Français qui ne peuvent pas se soigner,
16:32 c'est terrible.
16:32 – Je voudrais revenir, juste parce que vous avez vu le sondage,
16:34 donc 87,5, 12,5, ça monte encore,
16:37 juste Stéphane Ravie, vous avez proposé hier au Sénat aussi
16:41 un amendement visant à déchoir de leur nationalité
16:44 les binationaux qui, je vous cite,
16:46 "font allégeance à une autre nation",
16:47 vous vouliez parler de quoi ?
16:51 – Ceux qui actuellement, et avant, et sans doute plus tard,
16:55 manifestent leur soutien à un pays étranger
17:00 et qui hurlent leur détestation de la France,
17:04 l'actualité récente les conduit à détester
17:10 et à crier leur haine du juif,
17:13 ces Français qui pour moi ne sont que des Français de papier,
17:18 lorsqu'ils sont binationaux, on devrait leur retirer
17:20 leur nationalité française parce qu'ils font offense,
17:23 ils insultent la France et je crois qu'il serait tout à fait logique
17:28 et légitime de leur retirer, ce ne serait pas les apatrides
17:30 puisqu'ils ont une autre nationalité.
17:31 – Vous dites pour vous, il faut retirer la nationalité française,
17:34 vous avez pris l'exemple de Karim Benzema ?
17:36 – Oui, j'ai pris l'exemple de Karim Benzema parce qu'il a été…
17:41 ça fait deux fois qu'on parle de Karim Benzema ici,
17:43 sur ce plateau, en ma présence, et je l'avais qualifié,
17:47 c'est pour ça que vous m'aviez invité, de Français de papier.
17:49 – Il a déjà critiqué la France ?
17:50 – Il a été dit que Karim Benzema était franco-algérien.
17:56 – C'est moi qui l'ai dit, il a été dit aussi que j'étais franco-tunisien.
17:58 – Et c'est le ministre de l'Intérieur lui-même qui a mis en exergue
18:02 le rapprochement ou le soutien de Karim Benzema envers les fréristes,
18:09 les frères musulmans qui sont considérés comme une association
18:13 terroriste par de nombreux pays.
18:15 Donc ici, il est avéré que M. Benzema soutient les frères musulmans
18:20 et qu'il est avéré qu'il a la double nationalité.
18:23 M. Benzema, comme les autres dans sa situation,
18:26 mériterait qu'on lui retire sa nationalité française.
18:29 – M. Ravier, les frères musulmans ne sont pas hors-la-loi en France.
18:33 – C'est bien le problème, ils sont considérés comme terroristes
18:36 dans leur pays de naissance, si j'ose dire, en Égypte.
18:40 – Est-ce que vous pouvez le rappeler ?
18:41 – Oui, les frères musulmans ne sont pas interdits sur le territoire français.
18:47 Donc le Hamas, qui est du fait que Benzema soutient les frères musulmans,
18:52 ne fait pas de lui un pari à…
18:54 – Le Hamas est issu des frères musulmans.
18:56 – Mais il n'a pas fait allégitimement…
18:58 – Il a pas fait allégitimement le Hamas.
19:00 – On en parlait hier…
19:01 – Tous ceux qui soutiennent P. Ouprou le Hamas par exemple,
19:04 et qui sont franco quelque chose,
19:05 eh bien qu'il reste quelque chose mais qu'il ne soit plus français.
19:07 – Donc vous enleveriez la nationalité à Karim Benzema, la nationalité française ?
19:10 – Si, ce que j'ai…
19:11 – On peut faire le ballon d'or quoi.
19:13 – De toute façon, le ballon d'or, il ne l'a pas partagé avec les Français,
19:16 il se les gardait je crois.
19:17 – Les impôts, il ne les a pas payés en France.
19:20 – La France a quand même été assez généreuse,
19:22 puisqu'elle lui a permis de se former dans son métier.
19:27 – C'est son talent aussi.
19:29 – Benzema n'a jamais payé d'impôts en France.
19:31 – Benzema n'a jamais payé d'impôts en France, Karim Benzema n'a pas payé d'impôts.
19:34 Il n'a pas une société à l'école.
19:36 – Non mais je n'ai pas une vision.
19:38 – Il n'y a pas d'argent pour les hôpitaux.
19:40 – Il n'y a pas d'argent pour les hôpitaux,
19:42 vous dites qu'il ne faut pas donner de sous aux étrangers.
19:44 – Parce qu'il n'y a pas d'apport.
19:46 – Tu peux payer des impôts en France et détester la France aussi.
19:48 – Non, non, non, non.
19:50 – Je n'ai pas une vision du droit, je n'ai pas une vision du droit sans itère, monsieur.
19:53 Moi je ne considère pas que quelqu'un mérite d'être Français,
19:57 puisqu'il paye des impôts, ça c'était l'ancien régime.
20:00 Parce qu'il y a beaucoup de Français qui ne payent pas d'impôts,
20:02 parce qu'ils ont des salaires très bas,
20:04 on doit leur retirer leur nationalité française,
20:06 donc l'impôt ne fait pas le Français.
20:08 Qu'il ait payé des impôts avec les sommes astronomiques
20:10 qu'il a gagnées grâce à la formation en France,
20:12 c'est quand même la moindre des choses.
20:14 – Pourquoi la société en France ne défiscalise pas ?
20:16 – Non mais il faut partir sur des dossiers.
20:18 Tout ça par aussi long et des déclarations.
20:20 – Qu'est-ce qui vous permet de dire que Benzema déteste la France ?
20:24 – Il ne l'a pas dit, il ne l'a pas dit qu'il déteste la France.
20:26 – Non, non, non, je n'ai jamais été subtil que ça.
20:28 Il ne l'a pas dit, il a dit qu'il avait choisi…
20:30 – C'est un bruit, pourquoi il ne jouait pas en équipe d'Algérie ?
20:32 Il a dit "j'ai choisi l'équipe de France pour le côté sportif,
20:34 les résultats seront meilleurs, mais côté cœur, je suis Algérien".
20:40 – C'est quand même quand on dit que je ne suis pas français.
20:42 – Non, non, ça arrête, c'est le même côté cœur, je suis Algérien,
20:46 et je joue en équipe de France, arrête.
20:48 – J'ai choisi la France pour l'argent, et j'ai le cœur, je joue en cœur.
20:52 – C'est le pays de mes parents, il manquera du côté de l'Algérie.
20:56 – Il a dit ça, ça fait un tolé, ce n'est pas possible.
20:58 – Mais arrêtez, il y a eu France Maroc, il y a eu France Maroc,
21:02 il m'en rappelle, je l'ai vu avec Jamel Debbouze, il était partagé,
21:06 il a dit "je ne suis pas la France", mais il a été con,
21:09 parce que ça ne veut pas dire qu'il n'aime pas la France,
21:11 Jamel Debbouze adore la France.
21:12 – Non, il n'a pas dit que son cœur était partagé, il a dit "j'ai pris la France
21:16 pour le côté sportif, mais mon cœur est en Algérie".
21:19 – Il parle de dire que… – Il n'a pas dit "mon cœur est en Algérie".
21:21 – Mais c'est pas vrai !
21:22 – Tout le monde a été choqué.
21:23 – Moi je ne trouve pas que ce soit normal que son cœur soit partagé.
21:25 – Vous êtes dur, vous êtes dur.
21:26 – C'est pas normal, vous êtes dur.
21:28 – C'est pas le Maroc qui le fait vivre, je regrette,
21:30 c'est pas le Maroc qui a fait de Jamel Debbouze une super star,
21:34 il est un Julien France, je crois que c'est une question aussi de loyauté.
21:37 – Jamel, pauvre, qu'est-ce qu'il en a ?
21:39 – Il a le droit d'avoir des élans pour le cœur.
21:43 – Je ne vais pas lui retirer sa nationalité pour ça.
21:46 – Moi je vous dis Stéphane, quand il y a un France-Tunisie,
21:49 quand il y a un France-Tunisie, sur les réseaux,
21:51 tout le monde me dit "Cyril, t'es pour la France ou pour la Tunisie ?"
21:53 C'est normal, il n'y a rien de grave, je suis désolé.
21:56 – Mais vous êtes pour les deux, Cyril.
21:58 – Je suis pour celui sur qui j'ai misé le plus d'argent, voilà, c'est tout.
22:02 Merci en tout cas, merci, c'est toujours un bonheur.
22:06 Vous avez vu, il n'est pas bon lui franchement, il est incroyable.
22:09 Dites-le qu'il est bon quand même Stéphane.
22:11 – Il est bon, c'est pour ça qu'on va le garder.
22:13 – Alors lui c'est plus producteur d'émissions.
22:15 [Rires]
22:17 – Je suis chez moi là, ça y est.
22:19 – Merci Stéphane Ravier.
22:21 [Générique]

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