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00:00Comme chaque week-end d'Alexandre Devecchio, du Figaro pour son édito, bonjour Alexandre.
00:03Bonjour Lénaïque, bonjour à tous.
00:04On vous en a parlé ce matin dans les journaux sur Europe 1,
00:07vous avez voulu revenir vous aussi Alexandre sur l'affaire de Crépol et sur la réaction des parents de Thomas
00:12qui fustige Une nuit en France, c'est un livre enquête sur l'affaire publié chez Grasset.
00:18Oui Lénaïque, dans un communiqué, il dénonce la tentative de réécriture d'un drame en cours d'instruction.
00:24Une enquête tendancieuse qui trouble la compréhension des faits,
00:27banalise le port d'armes, la violence meurtrière, l'omerta et la victimisation des mis en cause.
00:33On ne saurait mieux dire.
00:34À travers leur enquête, Jean-Michel Decujis, Pauline Guéna et Marc Leponjon prétendent revenir aux faits.
00:40Mais les trois journalistes se montrent pourtant incapables de les regarder lucidement.
00:44Les couteaux des assaillants, ils n'étaient pas destinés à tuer mais à couper leur shit.
00:48Les insultes proférées contre les blancs, le racisme anti-blanc, ça n'existe pas.
00:52C'est un concept qui vient de l'extrême droite, la disparition d'un procès verbal
00:56confirmant le caractère raciste de l'agression.
00:58Cela ne correspondait pas à la réalité du dossier.
01:01On se demande parfois si les auteurs du livre sont journalistes ou avocats des agresseurs.
01:05Et alors Alexandre, vous faites également un rapprochement entre le traitement médiatique du meurtre de Thomas
01:10et celui du meurtre de Sarah Halimi.
01:12Oui les naïcs, dans les deux cas, on observe la même tentative de déni.
01:16Même zone d'ombre dans l'enquête, même volonté des toutes faits d'affaire.
01:19Même réduction de la tragédie à un simple fait divers.
01:23Et surtout, même aveuglement concernant le caractère raciste du meurtre.
01:26Dans un cas, c'est l'antisémitisme qui a été nié.
01:29Dans l'autre, le racisme anti-blanc.
01:31Et alors Alexandre, pourquoi ces deux affaires dérangent tant ?
01:33Parce qu'elles remettent en cause le récit politico-médiatique dominant,
01:37notamment à gauche et à l'extrême gauche.
01:39Le mythe du vivre ensemble.
01:40Mais aussi celui d'un racisme qui serait le seul fait des blancs et de l'extrême droite.
01:45Sarah Halimi n'a pas été victime du retour de la bête immonde.
01:48Elle a été la proie de l'antisémitisme des banlieues.
01:51Exacerbée par la montée en puissance de l'islam radical.
01:54Mais aussi par un discours décolonialiste
01:56qui fait des blancs et des juifs des boucs émissaires.
01:58Dans le cas de Krépol, les causes profondes du déni sont identiques.
02:02Reconnaître le racisme du meurtre de Thomas
02:04serait d'une part reconnaître la réalité des fractures françaises.
02:08D'autre part, admettre l'échec et même le caractère délétère
02:12d'un certain antiracisme qui aura paradoxalement attisé la haine contre les juifs et les blancs.
02:17L'affaire Sarah Halimi et celle de Krépol
02:19rappellent cette réalité crue que beaucoup refusent de voir.
02:22Dans nombre de quartiers, les insultes sales juifs et sales blancs
02:25progressent de concert.
02:27Mais aucune association antiraciste ou presse pour les défendre.
02:30Lors de la marche contre le racisme du week-end dernier
02:33qui, rappelons-le, a été lancée par une caricature
02:35aux rôlants antisémites représentant Cyril Hanouna,
02:38on n'a pas entendu un mot pour Thomas
02:40ou pour nos compatriotes juifs.
02:42Seulement des slogans contre Israël et contre les blancs.
02:45C'était l'édito d'Alexandre Devecchio du Figaro.
02:47Merci Alexandre, à demain !

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