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00:00C'est un peu fatigant, je le dis parce que j'en ai un peu marre et je n'ai pas besoin d'aide,
00:14j'ai besoin simplement de respect de ma personne parce que je suis seul et c'est fatigant, voilà,
00:20excusez-moi. Mais il y a un moment il faut savoir se reprendre, il y a un moment c'est
00:25fatigant d'avoir toujours le même leitmotiv. Les gens quand ils me connaissent, ils m'apprécient,
00:30ils m'adorent. Quand je vais dans la rue, j'étais encore à Nice il y a quelques jours à Cannes,
00:34c'est des dizaines de photos, je suis aimé des Français. Ce n'est pas moi qui l'ai décidé,
00:38ce n'est pas moi qui ai décidé d'être populaire. Croyez-moi j'aurais préféré ne pas l'être
00:43populaire. J'ai acheté ce lieu en 2015 et je l'ai payé un certain prix, tout officiel,
00:53un peu plus de 5 200 000 euros. J'ai fait de gros travaux et je l'ai lancé dans l'événementiel.
01:00Ça a été un pari, un pari fou d'un garçon qui était fils de journalisme, qui n'avait pas de
01:05fortune personnelle. Les banques à l'époque m'ont suivi sans avoir de garantie ou de caution,
01:11en considérant que le bien valait largement les 5 200 000 euros qu'ils allaient me prêter. Et nous
01:17avons remboursé petit à petit et puis nous avons trouvé un certain nombre de banques. Le problème
01:23c'est que la banque qui m'avait financé était une banque allemande qui ne faisait pas des crédits
01:28à long terme. Donc il a fallu que je trouve une seconde banque qui a été la groupe AXA. AXA m'a
01:34lâché très vite parce que j'ai eu des soucis avec eux rapidement au bout de deux ans. Et j'ai
01:40ensuite trouvé une autre banque avec laquelle aujourd'hui je suis et qui m'a lâché. Aujourd'hui
01:45il y a eu le Covid, nous avons été dans l'événementiel, une société d'événementiel.
01:51Le Covid a été absolument une catastrophe pour l'événementiel, il faut le savoir. 40% des
01:56traiteurs, même Potelle et Chabot a failli déposer le bilan. Dalloyau pareil. Enfin bon,
02:01donc ça a été une catastrophe. Nous n'avons reçu aucune aide. Je serais ravi que les restaurateurs
02:08qui se gossent d'avoir été embêtés pendant le Covid. Mais moi j'ai été vraiment embêté parce
02:15que du jour au lendemain de 500 000 euros, 560 000 euros de chiffre d'affaires, je suis tombé à zéro.
02:20Avec un remboursement de crédit, une banque qui me dit il faut que vous continuez à payer,
02:24un des salariés à payer, un salarié à payer. Heureusement l'État a pris en charge le salaire,
02:29mais après il y avait les charges, il y avait toute l'électricité, le chauffage, etc. Et plus rien,
02:35plus rien de rentrée. Donc ça a été un peu compliqué. Et c'est vrai que nous avons été,
02:40nous avons été les oubliés du Covid, c'est à dire que l'événementiel a été sinistré
02:45d'une façon effouvantable. Et que quand le Covid est arrivé à la fin de cette période,
02:52et bien malheureusement il y a eu des grèves, des grèves considérables, des grèves de la SNCF,
02:57des grèves ATP, tous ces gens qui ont la sécurité de l'emploi et qui emmerdent les autres,
03:02ceux qui travaillent vraiment. On n'est pas des fonctionnaires, on n'est pas au club méditerranée.
03:07Et c'est vrai que j'ai perdu, j'ai eu un manque de pot. Et malheureusement ça a été compliqué
03:13pour rembourser. J'aimerais c'est que des gens qui sont un peu amoureux de l'histoire, un peu
03:21amoureux et qui ont du pouvoir, se disent putain on pourrait quand même aider Pierre-Jean. Il a fait
03:26quoi Pierre-Jean pour ne pas être aidé ? Tous ces gens-là qui reçoivent à droite, à gauche,
03:32au centre, au milieu. Tout va bien, je vais refinancer mon palais ou sinon je déciderai
03:36de le vendre. Mais de toute façon aujourd'hui j'ai un loueur, un bailleur qui est une grande
03:40société française. Le palais cartonne, j'en suis ravi. C'est plein, ça marche très bien. C'est un
03:46endroit génial. Je suis tellement heureux d'avoir restauré ce lieu qui est un des plus beaux lieux
03:52de Paris. C'est la dernière résidence royale en main privée à Paris. Moi j'ai déménagé ça fait
03:57déjà un an, j'étais fatigué. Là je suis en train de voir si je ne pars pas à l'étranger quelques
04:03temps pour me ressourcer parce que d'être une personnalité c'est compliqué. De sortir dans la
04:09rue. Les articles comme la semaine dernière du Parisien sont très méchants parce que quoi que
04:16vous disiez, quoi que vous fassiez, ce sont des calomnies mais les gens gardent la calomnie.
04:21Vous avez beau avoir démenti le lendemain, ils ont fait un article comme quoi tout allait bien.
04:27Oui mais en attendant l'article principal avec la grande photo au bas du palais, en disant,
04:31toujours en relayant les dignes clandestins, la nuit de Jean-Marie Le Pen. Mais je les emmerde,
04:37je suis ami avec qui je veux. Je suis ami avec le président, je suis ami avec Jean-Marie,
04:41je suis ami avec Charles Trenet, j'ai été ami avec François Mitterrand, je suis ami avec qui
04:45je veux. Et alors ça vous emmerde, vous êtes jaloux ? Et bien vous n'avez qu'à faire le
04:48dixième de ce que j'ai fait dans ma vie. C'est quand même dingue. Je n'ai pas le bac, je suis
04:53chevalier des Arts et Lettres, je devrais être largement commandeur aujourd'hui. Je suis le mec
04:57oublié de partout. Mais je m'en fous, j'ai une des collections les plus importantes au monde de
05:01Napoléon. J'ai décidé peut-être de choisir un autre destiné à cette collection, je ne vous en
05:07ferai pas dans quelques semaines. Je suis fatigué, c'est pour ça que je te remercie d'avoir fait
05:12cette interview. C'est une interview du cœur, je ne reviendrai plus dessus. Mais Pierre-Jean
05:17Chalençon financièrement va bien, le palais va bien, nous refinançons. Mais effectivement,
05:22si quelqu'un entre guillemets veut nous aider, et bien charité bien ordonnée commence par soi-même,
05:28pourquoi pas.

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