Karim Zeribi : «C'est le procès de l'irrationalité. Ceux qui l'aiment ne veulent pas voir le personnage qu'il était et sont prêts coûte que coûte à le défendre. Ceux qui veulent défendre la cause des femmes veulent en faire un bourreau. Il faut que la justice fasse la lumière.»
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00:00C'est le prophète de l'irrationalité, quelque part.
00:03Irrationalité, parce que ceux qui l'aiment ne veulent pas voir le personnage qu'il était.
00:07Et sont prêts coûte que coûte à le défendre, malgré un comportement qui serait inacceptable.
00:12– On va voir ce que dit le Verdet. – Alors laissez-le terminer.
00:15– Si je peux terminer.
00:16Et ceux qui veulent défendre la cause des femmes,
00:19veulent en faire effectivement un bourreau horrible.
00:24A-t-il commis une agression sexuelle ou des agressions sexuelles ?
00:27– Moi je ne le sais pas, la justice est là pour faire la lumière à ce niveau-là.
00:32Mais je pense qu'il faut sortir de l'irrationalité.
00:33Y a-t-il des faits ? Oui ou non ?
00:35– C'est ça. – Y a des plaignantes, ça c'est certain.
00:37Donc jusqu'où peut aller l'accusation ?
00:39Après, les gens qu'il aime doivent aussi admettre, s'il a dévié, qu'il a dévié.
00:43Je veux dire, Fanny Ardant est sympathique, elle aime bien Depardieu.
00:46On l'aime bien Depardieu aussi, en tant qu'acteur, en tant que monstre du cinéma.
00:50Ça ne permet pas tout, ça n'autorise pas tout.
00:52Donc s'il y a des femmes qui portent des plaintes,
00:53c'est que peut-être qu'elles sont sympathiques, agressées.
00:56Il faut que la justice fasse la lumière.