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00:00Bienvenue au cœur du crime, un podcast ici des archives d'Europe 1.
00:08Savez-vous que plus d'un tiers des crimes et délits commis en France sont traités par la gendarmerie nationale ?
00:18Je m'appelle Yann Kermadec, je suis commandant de gendarmerie.
00:27Je dirige une section de recherche dont la mission essentielle est une mission de police judiciaire.
00:42L'histoire que je vais vous raconter est une histoire vraie.
00:46Tous les faits sont réels et se sont déroulés en France.
00:50Seuls les noms des personnes et des lieux ont été changés.
00:574 heures du matin.
01:01Les portes de la cellule viennent de se refermer.
01:05Il est seul.
01:08En réponse aux questions du brigadier de garde, il a dit s'appeler Georges Carter.
01:14Il a dit aussi en être à sa première condamnation.
01:18Étendu sur l'une des couchettes du bas, il allume une cigarette.
01:25Quel fichu des veines, pense-t-il.
01:29Quel sacré coup du sort.
01:33Dire que deux heures plus tôt, tout s'annonçait si bien.
01:38Son projet, soigneusement mûri depuis une semaine, avait tout pour réussir.
01:44Il s'est introduit dans un débit de boisson à l'heure de la fermeture,
01:48a contraint le tenancier à verrouiller la porte pendant que lui-même était à l'intérieur,
01:53puis a enfermé le malheureux dans les lavabos.
01:57Après, il a tranquillement dévalisé la boutique.
02:02Trois cents dollars environ dans la caisse, près de trois mille dans le coffre.
02:07En prime, il a raflé au passage quatre bouteilles d'un excellent whisky.
02:14Ajouté aux quinze cents dollars qui lui restaient de sa précédente expédition,
02:18son butin devait lui permettre de passer quelques mois agréables au Mexique.
02:23Il n'est pas très dépensier, et ses besoins sont modestes.
02:27Un petit appartement en ville, une garde-robe décente, des distractions simples.
02:33Flâner au soleil, parier aux courses de chien, aller boire un coup le soir à l'occasion,
02:39s'offrir la compagnie d'une gentille petite caissière ou d'une serveuse.
02:45Des vacances de salarié moyen, en somme.
02:48Sauf qu'un salarié moyen trime toute l'année pour un résultat que lui obtient
02:54en s'attelant à la tâche quelques minutes seulement, trois ou quatre fois par an.
03:00Et en ce moment, les affaires marchent bien.
03:05Puis, tout a basculé de façon aussi brutale qu'inattendue.
03:11En sortant du débit de boisson, il s'est heurté au frère du tenancier,
03:16venu chercher celui-ci pour le ramener en voiture.
03:19En d'autres circonstances, l'incident aurait été sans gravité.
03:24Il aurait assommé le type et déguerpi à toute vitesse.
03:28Hélas, l'homme était un policier de la brigade des mœurs,
03:34armé même lorsqu'il n'est pas en service, ce qui était le cas ce soir-là.
03:39Évidemment, il a vu d'un œil soupçonneux un inconnu sortir les poches bourrées
03:44d'un débit de boisson plongé dans l'obscurité.
03:47Il s'est avancé révolver au point.
03:52Maintenant, George est sous les verrous, inculpé de vol à main armée.
03:58En moins de quarante-huit heures, la police aurait communication de ses empreintes
04:02et de son vrai nom, George Maxwell.
04:07Elle découvrirait aussi qu'il totalise déjà sept ans de prison,
04:11dont cinq pour un autre vol à main armée.
04:14Cette fois, c'est vingt ans de taule qui lui pend au nez.
04:20Et il vient d'avoir trente-cinq ans.
04:24Une peine de vingt ans l'achèverait.
04:28George jette sa cigarette par terre et se tourne contre le mur.
04:32Il pense à son avenir, un avenir où il n'est plus question de vacances mexicaines,
04:38ni même de vacances du tout.
04:42Une heure plus tard, alors qu'il vient de sombrer dans un mauvais sommeil,
04:47il entend le bruit de la porte qu'on déverrouille.
04:50Il ne lève la tête qu'une fois le bâton refermé.
04:55Il n'est plus seul dans sa cellule.
04:58Son compagnon porte des lunettes, un costume de bonne coupe, une chemise blanche et une cravate.
05:05À peu près de l'âge de George.
05:07Il est peut-être un peu plus mince, avec un crâne un peu plus dégarni.
05:12Assis au bord de la couchette qui fait face à celle de George,
05:15il fouille dans sa poche avec des gestes nerveux pour y prendre une cigarette.
05:19Il a du mal à l'allumer tant ses mains tremblent.
05:24— Sûrement un drogué, se dit George, prêt à s'endormir.
05:30Au même instant, s'apercevant que son compagnon est réveillé,
05:34le nouveau venu fait un geste vers lui.
05:37Sa voix est mal assurée.
05:39— Excusez-moi, pourriez-vous me dire comment je dois m'y prendre pour parler à un avocat ?
05:45J'ai oublié de demander là-haut.
05:48— Vous avez droit à un coup de téléphone, marmonne George.
05:53Ils ne vous l'ont pas dit quand ils vous ont coffré ?
05:56— Non, fait l'homme en secouant la tête d'un herpeneau.
06:02— Ben, ils auraient dû, dit George qui poursuit d'un ton plus familier.
06:07Qu'est-ce que t'as fait pour arriver ici ?
06:11L'homme sourit faiblement.
06:13— Rien, enfin, rien de grave.
06:18J'ai été appelé à témoigner et je me suis sauvé pour ne pas avoir à le faire.
06:24Maintenant, on va venir me chercher pour m'obliger à témoigner quand même.
06:29Les sourcils levés, George se fait plus attentif.
06:32— Attends, attends, je ne comprends pas très bien, mon pote.
06:36— C'est pourtant simple, explique l'autre.
06:39Voilà, je m'appelle Harold Craig et j'étais comptable à Kansas City.
06:46Je vérifiais les comptes de plusieurs sociétés.
06:49L'une d'elles appartenait à M. Alfred Toulot.
06:54Vous avez peut-être déjà entendu ce nom-là ?
06:58— Peut-être.
07:00Alfred Toulot est l'un des caïds de la mafia américaine.
07:04Et cet idiot demande si George a entendu parler de lui.
07:09Il hoche la tête avec un petit sourire supérieur.
07:13— Je vois de qui tu veux parler, mon gars.
07:16Et ensuite ?
07:18— Eh bien, dans la maison qui m'employait, nous ignorions que cette société appartenait à M. Toulot.
07:26Nous, on s'occupait seulement de la tenue des livres et de comptes, pas des activités de la boîte.
07:32Un jour, j'en avais presque fini avec les vérifications quand plusieurs hommes pénétrèrent dans nos bureaux.
07:40Des agents fédéraux.
07:42Ils enquêtaient sur les affaires de M. Toulot.
07:45Ils avaient même une ordonnance le sement de présenter tous ses livres de comptes.
07:51Seulement, le lendemain, il s'est passé quelque chose d'incroyable.
07:57On était samedi, il n'y avait personne, et le feu a pris dans les bureaux.
08:03Tout a brûlé.
08:05Une drôle de coïncidence, non ?
08:09Georges a un sourire finot.
08:12Pour une drôle de coïncidence, c'est une drôle de coïncidence.
08:17Il voit, comme s'il y était, les sbires de Toulot faufilés dans les bureaux par la porte de derrière, leur bidon d'essence à la main.
08:27— Bref ! poursuit Greg.
08:31Le soir même, deux associés de M. Toulot m'emmènent chez lui.
08:36Ils me demandent si je me souviens des noms inscrits dans les livres.
08:40Moi, je dis oui.
08:42Et voilà M. Toulot qui m'ordonne de quitter la ville et de ne pas témoigner.
08:47Je lui dis que je ne peux pas faire ça, que ce serait enfreindre la loi.
08:52Si vous croyez que ça l'a impressionné, il a juste dit à ses associés,
08:58c'est bon, les gars, mettez-lui un boulet de cinquante kilos au pied et balancez-le dans la rivière.
09:05Je vous jure qu'il ne rigolait pas.
09:07— Bon sang, ce type peut être ballot, se dit George.
09:12— Et comment tu t'en es sorti, mon gars ? demande-t-il à Craig.
09:17— De justesse.
09:19Comme l'incendie a fait une mauvaise publicité à M. Toulot, il en est revenu à son idée de me faire quitter la ville.
09:27Alors il m'a donné cinq mille dollars et l'adresse d'un avocat à contacter à Los Angeles.
09:32Il a ajouté que si je m'obstinais à vouloir témoigner, il n'hésiterait pas à m'abattre lui-même à la barre des témoins,
09:40et je crois qu'il en serait capable.
09:43— Ah ben ça, tu peux en être sûr, fait tranquillement George.
09:48Mais comment tu t'es fait pincer ?
09:52Harold Craig secoue la tête d'un air parfaitement tahurie.
09:57— Je ne sais pas. Je suis arrivé ici il y a trois jours et je suis descendu dans un petit hôtel sous un faux nom.
10:03Allez savoir comment ils m'ont retrouvé.
10:06En tout cas, quand je suis rentré du cinéma, vers une heure du matin, trois policiers m'attendaient dans ma chambre.
10:12Ils m'ont conduit ici et ils m'ont dit qu'un agent fédéral allait venir me chercher ce matin pour me ramener à Kansas City.
10:21Harold Craig se tait et fixe le plancher.
10:26George se dit qu'ils n'ont pas grand-chose à s'envier l'un à l'autre.
10:30Quoique…
10:33Pendant que Craig dévalait son histoire, une idée folle a germé dans le cerveau de George.
10:40Et maintenant, plus il y pense, moins cette idée lui semble folle.
10:47Les yeux au plafond, il dit d'un ton désinvolte…
10:52Tu sais, un avocat ne te servira à rien.
10:57La seule personne au monde qui puisse te tirer de là, c'est moi.
11:10Une demi-heure plus tard, Craig n'est toujours pas convaincu.
11:15George se fait plus pressant, expose une fois encore son plan.
11:20Harold, je sais que ça marchera.
11:23On échange nos vêtements et tu me donnes tes lunettes.
11:27Physiquement, nous sommes à peine différents, hein? Plutôt du genre quelconque.
11:33Quand ton agent fédéral viendra te chercher, je pars avec lui à ta place.
11:38Une fois à Kansas City, je lui dis qui je suis.
11:42La police vérifie mes empruntes, constate que je dis la vérité, et alors là, ils seront bien obligés de me relâcher.
11:49Harold a toujours l'air méfiant.
11:52Mais pourquoi la police devrait-elle vous relâcher?
11:56Parce que tout ça se passera demain matin, après l'arrivée du train à Kansas City.
12:02Je leur casse le morceau et je demande un avocat.
12:05Les flics font une enquête, se rendent compte que je ne suis recherché nulle part et n'ont plus aucune raison de me garder.
12:12Harold ne comprend toujours pas.
12:15Mais vous êtes recherché ici!
12:18Dès qu'ils auront découvert que vous êtes parti à ma place, ils vous ramèneront ici!
12:24Mais non, explique patiemment George.
12:28Ils croiront que tu es moi tant que tu ne leur diras pas le contraire.
12:33Tu restes ici jusqu'à ce qu'on vienne te chercher pour la mise en accusation.
12:38Tu te présentes devant un juge qui t'inculpera de vol à main armée et tu plaides non coupable.
12:44Ensuite, on te ramène dans ta cellule et deux ou trois jours plus tard, ton avocat vient te voir.
12:50C'est à ce moment-là que tu dis qui tu es.
12:54Et qu'est-ce qui m'arrivera?
12:57Demande à Harold en roulant des yeux affolés.
13:00Qu'est-ce qu'on me fera pour vous avoir aidé à fuir?
13:04Mais rien du tout, mon gars.
13:07Tu leur diras que je t'ai assommé et que t'étais encore groggy quand on est venu te chercher.
13:11Bref, tu fais un peu l'imbécile, quoi.
13:14Non, crois-moi, quand l'avocat s'apercevra que t'es pas moi, il te fera relâcher dans l'heure qui suit.
13:22J'ai quand même terriblement peur, murmure Harold.
13:27Je suis sûr que quelque chose ira de travers.
13:31George s'exhorte à la patience.
13:34Mais le temps presse.
13:36Il est déjà plus de six heures.
13:37La prison commence à se réveiller.
13:39L'échange des vêtements doit avoir lieu maintenant, tout de suite.
13:43Écoute, dit-il doucement.
13:47Dans le pire des cas, tu te retrouveras au même point qu'avant.
13:53À moins que tu n'aies envie de retourner affronter tout l'eau.
13:59Harold Craig ouvre des yeux agrandis de frayeur.
14:03Sans plus réfléchir, il commence à se déshabiller.
14:08À huit heures et demie, George est au bureau des élargissements où l'attendent le directeur et un homme d'une trentaine d'années en civil.
14:17Le fédéral, pense George.
14:20Mon passeport pour la liberté.
14:24Le jeune homme s'approche de George et tire une paire de menottes de sa poche.
14:30Je m'appelle Morgan, dit-il poliment.
14:34Nous allons prendre ensemble le train pour Kansas City, un voyage de quatorze heures.
14:39Il ne tient qu'à vous de le rendre agréable.
14:42Comptez sur moi, dit George tout aussi poliment.
14:48Parfait, fait l'autre.
14:51Et maintenant, en route.
14:53Notre train part dans moins d'une heure.
14:58Dans le hall de la gare, Morgan s'arrête au kiosque à journaux pour acheter quelques revues, puis devant le bureau de tabac.
15:06Il demande à George s'il fume, s'encaire de sa marque de cigarettes préférées et lui en prend deux paquets.
15:13George remercie, surpris, un peu gêné d'accepter une faveur d'un policier.
15:20Au moment où ils entrent dans leur compartiment, le contrôleur est en train de monter les bagages de Morgan dans le filet.
15:27« À quelle heure arrivons-nous à Madison ? » demande Morgan à l'employé.
15:32« À onze heures, monsieur. Une heure environ après le départ. Mais je croyais que ces messieurs allaient jusqu'à Kansas City. »
15:40« J'aurai sans doute besoin d'expédier un télégramme de Madison, » explique Morgan en lui tendant un dollar.
15:47« Prévenez-moi dix minutes avant, Madison. »
15:50« Bien, monsieur. Merci, monsieur. »
15:53Après le départ de l'employé, Morgan ôte à George ses menottes pour lui permettre de retirer son veston,
15:59puis il attache l'un des bracelets métalliques de son prisonnier à la coudoir.
16:04À son tour, il enlève son veston, l'accroche au porte-manteau.
16:09George remarque qu'il porte un automatique 45 dans son étui.
16:14Le policier prend une des revues et offre les autres à George.
16:19« Un peu de lecture ? Oui, oui, avec plaisir, merci. »
16:24George est de plus en plus surpris. « Un type bien, » se dit-il.
16:30« La grande classe pour un flic. Sans lui, j'aurais même pas de quoi fumer. »
16:36Cette pensée l'encourage à entamer la conversation.
16:39« Dites-moi, comment un type jeune et bien comme vous a-t-il eu l'idée de faire ce métier ? »
16:47Morgan lève les yeux et sourit. « Il faut bien vivre.
16:51D'ailleurs, j'aime ce travail, c'est important d'aimer ce qu'on fait, non ? »
16:56« Tout à fait d'accord, » opine George en pensant à son propre boulot qu'il a toujours adoré,
17:02sauf, bien sûr, les trois fois où il s'est fait prendre.
17:07« Et vous ? » demande Morgan. « Vous êtes comptable, n'est-ce pas ? »
17:13« Hein ? Ah oui, oui, c'est ça, comptable, oui. »
17:18« C'est un travail qui paye bien, je suppose ? »
17:21« Euh, oui, oui, assez bien. »
17:25« Surtout quand on travaille pour quelqu'un comme Hal Toulot, n'est-ce pas ? »
17:30George s'efforce de se souvenir de ce qu'elle lui a dit à Harold quelques heures plus tôt.
17:35« Euh, voyez-vous, je ne travaillais pas directement pour M. Toulot,
17:41mais pour une entreprise qui s'occupait de sa comptabilité. »
17:47« Alors, » reprend Morgan, « vous devez en savoir des choses
17:51pour que M. Toulot se donne tout ce mal pour vous empêcher de témoigner. »
17:57« Ah, ben oui, oui, sans doute. »
18:02La conversation se poursuit encore un moment, puis Morgan se replonge dans sa revue.
18:08George se tourne vers la fenêtre et pense à Harold.
18:13« Cette pauvre poire va sérieusement écoper quand la police découvrira le pot-au-rose.
18:19Pas un juge au monde ne croira ses salades. On lui encolera bien pour cinq ans.
18:24Oh, puis, après tout, tant pis, hein, c'était lui ou moi. »
18:30Quelques minutes plus tard, on frappe à la porte du compartiment.
18:33Morgan se lève pour ouvrir. C'est l'employé des chemins de fer.
18:37« Madison, dans dix minutes, monsieur, vous voulez expédier votre télégramme ? »
18:41« Non, j'ai changé d'avis, » répond Morgan en glissant un autre dollar dans la main de l'homme.
18:49« Ça, on ne peut pas dire que vous soyez radin, » fait George avec un petit rire.
18:55Morgan sourit, descend sa valise du filet, l'ouvre et y range ses revues.
19:02George s'étonne de le voir remettre son veston.
19:06« On va faire une balade ? » demande-t-il gaiement.
19:11Morgan sourit toujours. « Je descends ici, » répond-il.
19:17Puis, tournant le doigt son prisonnier, il se met à fourrager dans sa valise.
19:23« Mais qu'est-ce que ça veut dire ? » fait George. « Je croyais qu'on allait jusqu'à Kansas City. »
19:30« Vous, vous y allez, » répond Morgan. « Mais tout seul. »
19:38Il se retourne et c'est alors seulement que George comprend tout.
19:45Avec des gestes précis de professionnels, Morgan est en train d'introduire un lourd silencieux dans le canon de son automatique.
19:55« Tu ne pensais tout de même pas que Toulon allait te laisser faire ta tirade à la barre des témoins, mon vieil Harold ? » lance-t-il d'un ton désinvolte.
20:05« C'est donc ça. »
20:08Le type est un homme de main de Toulon.
20:12Soudain, George est pris d'une terrible envie de rire. « Non, non, mais attendez une minute, mon vieux ! » fait-il.
20:20« Vous vous trompez de gars. Je ne suis pas Harold. Moi, je m'appelle George Maxwell. En tôle, lui et moi, on a fait un petit échange. Je vais vous expliquer. Ce n'est pas compliqué. »
20:30Le sourire de Morgan s'élargit. « Ça va, Harold, ça va. À moi, on ne me la fait pas si facilement. »
20:37« Mais c'est la vérité ! » s'écrit George. « Moi, j'ai été arrêté pour vol à main armée. Ce ballot d'Harold était dans la même cellule que moi. Alors, comme je vous l'ai dit, on a fait un échange. »
20:48« Bien sûr, Harold, bien sûr. Je te crois, mon vieux. Je te crois. »
20:56George reste assis, la bouche ouverte, les yeux écarquillés.
21:02Il n'a pas un geste pour se défendre. Il a toujours la même folle envie de rire quand Morgan lui tire une balle dans la tête.
21:32Laetitia Casanova et Antoine Reclus. Promotion Marie-Corpet. Au cœur du crime et disponible sur le site et l'appli Europe 1.
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