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"Je ne veux plus, d'ici la fin de l'année, avoir des femmes et des hommes dans les rues, dans les bois ou perdus. C'est une question de dignité." C'était le vœu d'Emmanuel Macron. C'était en 2017. #tbt

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00:00Je ne veux plus, d'ici la fin de l'année,
00:03avoir des femmes et des hommes dans les rues,
00:09dans les bois ou perdus.
00:13C'est une question de dignité,
00:15c'est une question d'humanité et d'efficacité là aussi.
00:18Mais je veux que partout où sont construits ces hébergements d'urgence
00:21qui permettent de les accueillir,
00:23il y ait les dispositions administratives
00:26qui permettent de traiter leurs dossiers.
00:29Ce qui ne va pas dans notre pays,
00:31c'est qu'il y a d'un côté ceux qui pensent que lorsqu'on accueille dignement
00:34les gens continueraient à s'installer.
00:36Il est rare quand on est véritablement réfugié
00:39qu'on soit gêné par trois ou quatre mois dans les rues de Paris,
00:42pour vous parler crûment.
00:44Et il y a de l'autre côté ceux qui veulent développer des logements
00:47mais qui ne voudraient qu'il n'y ait aucun traitement administratif,
00:50aucune procédure, que ce soit une générosité pure en quelque sorte,
00:54mais qu'il n'y ait aucun devoir.
00:56Je veux que partout,
00:58et c'est l'immense travail que vous aurez à conduire,
01:01mais je sais que vous en avez la détermination partagée,
01:04partout des hébergements d'urgence.
01:07Je ne veux plus de femmes et d'hommes dans les rues,
01:10mais partout, dès la première minute,
01:13un traitement administratif qui permet de déterminer
01:16si on peut aller vers une demande d'asile ou non,
01:18et derrière une vraie politique de reconduite aux frontières.
01:22Notre pays a mis en place un système qui est perdant pour tout le monde,
01:26un traitement indigne dans les premières semaines et les premiers mois,
01:29des délais beaucoup trop longs qui fait que des concitoyens futurs
01:33ou des femmes et des hommes venant d'autres pays
01:36qui n'ont aucune chance d'avoir une fine et la nationalité
01:39s'installent dans une précarité coupable et ne repartent plus,
01:43et une inefficacité complète en termes de reconduite à la frontière.
01:48A chaque fois, on met au mauvais endroit
01:51la volonté d'efficacité et les bons sentiments.
01:54Ce n'est pas un bon sentiment quand quelqu'un n'a pas les titres
01:57et doit être reconduit à la frontière, de le garder sur le territoire français.
02:00Parce qu'à ce moment-là, les règles ne veulent plus rien dire.
02:03Parce que vous qui êtes citoyen français, qui travaillez,
02:06payez vos impôts en France, je vous dis quoi ?
02:08Comment je peux vous regarder dans les yeux
02:10en vous expliquant que c'est une bonne chose ?
02:12Mais je ne sais pas non plus vous expliquer que c'est une bonne chose
02:15de laisser des semaines, des mois, des gens qui parfois peut-être
02:18viennent de vos pays, qui peuvent avoir un chemin dans la République
02:23et qu'on traite de manière indigne.
02:25Malgré mes engagements en début de quinquennat,
02:27parce que c'est un engagement que j'ai pris comme président,
02:29qu'on puisse mieux héberger, accueillir, on n'y est pas encore.
02:32Pourquoi ? Parce que la pression migratoire continue.
02:34Et qu'on a un vrai sujet de ce côté-là.
02:36Parce qu'il y a une exploitation de la misère de la part de trafiquants.
02:40Et ça aussi, il faut qu'on le voit, qu'on arrive à le dénoncer et le démonter.
02:44Et que lorsque ces femmes et ces hommes,
02:47qui fuient parfois des conflits dans leur pays,
02:49qui d'autres fois arrivent par ces réseaux,
02:52arrivent chez nous, la lenteur de nos procédures
02:55fait qu'ils peuvent en effet pendant des semaines, des mois,
02:57se retrouver dans des situations-là.

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