Ils incarnent les nouveaux visages de la mafia napolitaine. Souvent mineurs, ils règnent sur des quartiers entiers de Naples et sèment la terreur. Attention, certaines images peuvent choquer.
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00:00C'est l'occasion de faire un peu de l'ambiance, de raconter quelque chose à Dieu, de faire entendre un peu ma voix.
00:30C'est l'occasion de faire un peu de l'ambiance, de raconter quelque chose à Dieu, de faire entendre un peu ma voix.
01:00C'est l'occasion de faire un peu de l'ambiance, de raconter quelque chose à Dieu, de faire entendre un peu ma voix.
01:30Je suis là, tu es là, et peut-être que si on se rencontre, on se voit comme ça.
01:36Famille est famille.
01:44Ma famille a commandé Napoléon depuis cent ans.
01:47C'est le groupe criminel le plus vieux de Napoléon.
01:55Oui.
01:57Oui.
01:59Je peux te dire quelque chose, mais il y a beaucoup de sang.
02:03Parce que si tu m'as tué, je t'ai tué.
02:06Si je devais faire un calcul, il y a eu plus de morts à Napoléon qu'en guerre.
02:11Tu te considères en guerre ?
02:13Oui, c'est une guerre à laquelle tu te calmes, jour et nuit.
02:17Le business de la drogue, le business de la prostitution, c'est trop grand.
02:23Il y a trop d'argent.
02:27Les organisations criminelles ont un seul but, c'est de faire de l'argent.
02:31Business.
02:32Argent, comme tu le dis en France.
02:37C'est la vie.
02:39C'est la vie.
02:41C'est la vie.
02:43C'est la vie.
02:44C'est la vie.
02:56Ici, en Italie, nous avons le phénomène de la Camorra, de la mafia.
03:00Mais nous devons poser un problème.
03:03Nous appelons ça les « baby gangs ».
03:06Il y a un réjouissement parce qu'il y a une répression constante
03:10de la magistrature et des forces de l'ordre.
03:18Dans quelques années,
03:20il y a eu des centaines et des centaines d'affiliés à la Camorra.
03:3644 personnes considérées responsables d'associations de type mafieuse.
03:40C'était le deuxième dans la liste des 30 plus dangereux affamés.
03:44On entre en prison et, à l'extérieur, il y a la substitution
03:48et l'exercice de réserve de la criminalité organisée.
03:58À Napoléon, c'est incalculable, c'est des milliers.
04:00Des milliers.
04:01Des milliers, oui.
04:03Je vous parle du centre historique, c'est une quinzaine de clans.
04:12Nous appelons ça les « caniclots ».
04:14Parce qu'ils n'ont pas de patron, un vrai patron.
04:22Le problème, c'est qu'il y en a toujours d'autres.
04:24Ils sont obligés de mettre des signes de 11, 12 ans.
04:27Mais un garçon qui a 11 ans devrait jouer au ballon.
04:30Qu'est-ce qu'il fait avec une pistole ?
04:32Qu'est-ce qu'il fait avec un tirant ?
04:44Pour eux, le premier objectif, c'est d'avoir la pistole.
04:46Parce que si je tire avec la pistole,
04:50il me tire.
05:01Ils voyagent avec des pistoles.
05:02Ils se tirent avec des enfants,
05:04ils se tirent avec des femmes.
05:09Aujourd'hui, nous avons ces jeunes de 20 ans
05:12qui ont la mort dans leur cœur.
05:17Il y a le problème des « baby gangs »,
05:19des situations très critiques.
05:24Tu vois les adolescents qui se font des selfies avec des pistoles.
05:27Il y a beaucoup de choses.
05:28Parfois, il y a des menaces.
05:29Ils arrivent sur les réseaux sociaux par des minors.
05:33Ce réjouissement de la criminalité, qu'est-ce que tu en penses ?
05:35Malheureusement, ça a changé.
05:38Il y a une criminalité jeunesse.
05:57Quand ils tirent avec la pistole,
05:59boum, boum, boum, boum, boum,
06:00c'est fini.
06:01C'est un incendie.
06:04Parce que tu les reconnais ?
06:05Oui, parce que le son est si fort.
06:10Quel âge as-tu ?
06:12Je suis 21 ans.
06:14Certains ont des calismes,
06:16d'autres ont des blessures.
06:18Des maladies.
06:19Je suis un enfant.
06:20Je ne peux pas me défendre.
06:21Je ne peux pas me défendre.
06:22Je ne peux pas me défendre.
06:23Je ne peux pas me défendre.
06:24Je ne peux pas me défendre.
06:25Tu veux me tuer ?
06:26Tu veux me tuer ?
06:27Tu veux me tuer ?
06:28Tu veux me tuer ?
06:32Je veux te tuer.
06:39La Stésa, en particulier,
06:41est un lien pour marquer ton territoire,
06:43je suis là.
06:45Tu ne viens pas à ma maison
06:47pour venir me commander.
06:49Parce que je viens jusqu'à ta maison
06:51et je ne te laisse pas descendre d'ici.
06:53Tu comprends ? Je viens jusqu'à ta maison pour t'aider à tirer.
06:57On s'organise facilement, les gars.
06:59Un prend une pistole, l'autre un mitrailleur, l'autre une autre pistole.
07:02On se met sur les moteurs, deux ou trois moteurs, et on fait l'accélération.
07:06C'est une fraction de seconde.
07:07Ça dure juste cinq minutes.
07:08C'est quelque chose qui ne dure rien.
07:09Le temps d'arriver, de tirer,
07:11et de retourner au lieu d'où vous êtes partis.
07:15Le message est celui-ci.
07:16Je suis ici.
07:17Tu ne viens pas à ma maison.
07:19Et si je te trouve sur la route,
07:21mes enfants n'auront plus de père à Capodavola.
07:23Les proiectiles calibre 9,19.
07:26L'épisode correspond à la 47ème émission d'aujourd'hui à Naples.
07:35Souvent, les émissions sont faites par des innocents.
07:40Quand on dit qu'il y a des proiectiles,
07:42c'est parce qu'il y en a.
07:44Quand on dit qu'il y a des proiectiles,
07:46c'est parce qu'il y en a.
07:48Quand on dit qu'il y a des proiectiles,
07:50c'est parce qu'il y en a.
07:51Quand il y a des innocents...
07:53Quand, par contre, il y a quelqu'un qui est inexpérimenté,
07:56qui tire de loin,
07:58la pistole, le proiectile,
07:59tu ne sais pas où il peut aller.
08:01Peut-être que tu frappes un palot de lumière,
08:03un palot de la vague qui frappe la personne,
08:06comme c'est le cas de beaucoup d'autres personnes.
08:12Beaucoup de jeunes sont adolescents à la moitié.
08:15Ils veulent tout et tout de suite.
08:17Ils n'ont pas de codes.
08:19Ils prennent des pillules, des drogues,
08:21avant de commettre un crime.
08:33Ce qui signifie qu'ils tirent à l'enfoiré
08:35et forcent les gens à s'éloigner,
08:37à s'abattre.
08:39Et puis, en campagne,
08:41il y a aussi, malheureusement,
08:43ces jeunes qui tirent dans les plages.
08:46Ces jeunes qui avant,
08:48la maladie avait un tueur,
08:50qui tuait seulement cette personne.
08:52Maintenant, c'est tellement changé la mentalité
08:54qu'ils tirent à l'enfoiré.
08:56Ils frappent aussi les innocents.
09:02Au cours des derniers années,
09:04il y a eu 478 morts
09:06de victimes innocentes.
09:10478.
09:47Il y avait une dame assise sur le tableau
09:49avec la petite fille.
09:51Tout d'un coup, un homme est venu
09:53et a commencé à tirer sur l'autre personne.
09:55A la fin, il a frappé la grand-mère
09:57et la petite fille.
09:59Après, on ne s'est pas rendu compte.
10:01On a toujours eu de la panique.
10:03C'est normal.
10:05On a toujours eu de l'agitation.
10:07En un moment, on ne s'est pas rendu compte.
10:09Mais malheureusement, à Naples,
10:11aujourd'hui, on commence à vivre une réalité
10:13différente de celle qu'il y avait
10:16On est en danger.
10:18Les gens sont fous.
10:20Ils font des attaques sans raison.
10:22On les appelle des attaques ?
10:24Je pense que oui.
10:26Faire tirer sur les gens, c'est une attaque.
10:35Pour nous, l'esthèse,
10:37c'est-à-dire les coups de pistolet
10:39tirés dans l'air par ces jeunes
10:41sur les motos,
10:43qui sont à l'intérieur
10:45des organisations criminelles.
10:47Les boss, les clans,
10:49gardent ces jeunes
10:51et lancent un double signal,
10:53un signal de terrorisme
10:55à basse résolution.
10:57L'espératorie générique
10:59est de dire
11:01« Ici, nous commandons. »
11:03Ou « Ici, nous voulons nous commander. »
11:05C'est un avis aux autres clans,
11:07mais c'est aussi un avis
11:09à l'État.
11:11« Ici, nous commandons. »
11:41« Ici, nous voulons nous commander. »
11:43« Ici, nous voulons nous commander. »
12:41« Fais attention. »
12:43« Fais attention. »
12:45« Fais attention. »
13:09« Ici, on a... »
13:15« Allons-y. »
13:17« Allons-y. »
13:19« Allons-y. »
13:21« Allons-y. »
13:23🎵Musique🎵
13:43« Que c'est que vous faites ? »
13:45« Où allez-vous ? »
13:47« Où allez-vous ? »
13:51« Souvenez-vous de ce n'est pas
13:53C'est un peu plus bas ici.
13:56C'est pas drôle.
13:58C'est un peu plus bas ici.
14:01C'est pas drôle.
14:03C'est un peu plus bas ici.
14:05C'est pas drôle.
14:07Prenons les noms de tous les gens.
14:12Tiens, j'ai des documents.
14:14Qui est ce motard ?
14:16Ouvre la salle.
14:19C'est un endroit où habituellement habite un groupe que nous connaissons.
14:25Et qui s'est rendu responsable, dans le passé, des faits d'élections.
14:39Ce sont les initiales du Cap-Colombe.
14:42Il y a vraiment une marque sur les murs où ils sont ?
14:44Oui.
14:45C'est une méthodologie par laquelle ils marquent le territoire.
14:51Ces jeunes-là, nous le disons,
14:53ils grandissent dans ce contexte criminel.
14:55Et donc,
14:57s'ils veulent entreprendre ce genre de vie,
15:02ils doivent s'adapter aux règles du territoire.
15:16On ne peut pas entrer dans la chambre ?
15:18On va faire un tapis.
15:20Allez, fais-le toi.
15:45nous pouvons identifier certains sujets,
15:48nous pouvons identifier tout le groupe qui compose
15:52et qui se rend culpables de ces faits.
15:56Vous pouvez y aller, les gars.
15:59Vous pouvez y aller.
16:03C'est un changement, disons.
16:06C'est un changement dans ce cadre.
16:09Certains d'entre eux sont inquiets.
16:13Ils veulent s'émerger.
16:15Ils n'ont pas d'intérêt.
16:32Vous voyez les adolescents qui se font des selfies avec une pistole.
16:35Des selfies, si vous voulez,
16:37avec un tatouage dédié à un mort merveilleux.
16:43Cette chose, disons, vous fait ressentir l'identité
16:47d'un quartier, d'une association,
16:50même d'une association camorrhiste.
16:54Mais en fait, les chercheurs travaillent beaucoup
16:58sur les dites sources ouvertes.
17:01Il suffit d'aller sur Facebook.
17:03Je vous donne un exemple.
17:05On découvre que le garçon du clan d'Irione Traiano
17:09est ami sur Facebook avec le garçon de Forcella.
17:14Et donc, les chercheurs peuvent comprendre
17:17qu'il y a des alliances.
17:19Paradoxalement, c'est aussi plus facile
17:22de relire la composition,
17:25les dynamiques qu'il y a entre les groupes malhabitants.
17:31La structure a changé.
17:33Aujourd'hui, la technologie a changé.
17:36Il peut sembler étrange,
17:38mais les réseaux sociaux ont fait qu'il n'y a plus
17:42les schémas qu'il y avait auparavant,
17:45mais qu'il y a une évolution.
17:48Donc, beaucoup de choses,
17:50parfois même des menaces,
17:52arrivent en code sur les réseaux sociaux
17:55par des mineurs.
17:58Il y a toujours eu un changement général.
18:02C'est pour ça qu'on ne s'interrompt jamais
18:05dans cette chaîne.
18:27C'est la première fois qu'on y va.
18:58Les nouveaux élèves de la Camorra,
19:00ce baissement de l'état de la Camorra,
19:03est dû, fondamentalement, à la grande activité
19:06qui a été faite auparavant,
19:08qui a zéroé les adultes des familles camorristes.
19:11C'est problématique en rapport avec le fait
19:14que, bien qu'avant, il n'y avait pas d'élèves,
19:17il n'y avait pas d'élèves,
19:19il n'y avait pas d'élèves,
19:21il n'y avait pas d'élèves,
19:23il n'y avait pas d'élèves,
19:25et donc, le fait que,
19:27alors que, en primavera,
19:29il y a beaucoup plus de codes,
19:31entre les personnes adultes,
19:33les jeunes de 15-16 ans vivent
19:35avec une inconscience
19:37et une manque de perception
19:39de ce qu'ils font.
19:41Et donc, effectivement,
19:43ils sont beaucoup plus dangereux
19:45que leurs ancestres.
19:55Les jeunes de 15-16 ans vivent
19:57avec une inconscience
19:59et une manque de perception
20:01de ce qu'ils font.
20:56Pour deux ans, ils n'ont rien fait.
21:00Parce que, comme tu l'as dit,
21:02c'est un petit boss.
21:13Destruction.
21:16Il n'y aura jamais un vainqueur,
21:18je pense.
21:19Il n'y aura pas une personne qui gagne,
21:21une personne qui dit « Oui, je l'ai fait ».
21:23Parce qu'il sera toujours celui qui reviendra
21:25et lui dire « Je t'ai tué ».