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En pleine crise sanitaire et après une journée de manifestation dans tout le pays, le président tunisien Kaïs Saïed a décidé de suspendre le Parlement et de limoger son Premier ministre. Retour sur les 24 heures qui ont fait vaciller le pouvoir en Tunisie...

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00:00Vous disons neuf, les jeunes.
00:02Ça fait dix ans, on sent presque qu'on est en ce moment.
00:05Ils voulaient imposer un régime qui n'est pas le nôtre,
00:08qui n'est pas de la Tunisie, la Nouvelle Tunisie, la Belle Tunisie.
00:11Et non seulement ça, il y avait encore la misère, la maladie, le chauvage, le terrorisme.
00:16C'est un événement qu'on a attendu depuis 2011.
00:20Ce qui va se passer dans l'avenir, c'est un point d'interrogation,
00:24mais il ne peut pas être pire qu'on a vécu pendant toutes ces décennies.
00:28Après une journée de manifestations partout en Tunisie ce dimanche 25 juillet,
00:32le président de la République, Kayess Saïed,
00:34a annoncé le limogé du Premier ministre Hicham Méchichi,
00:38ainsi que la suspension des activités du Parlement pour un mois
00:41et la levée de l'immunité de certains députés poursuivis en justice.
00:46C'est notre responsabilité.
00:49La Tunisie connaît l'un des pires taux de mortalité dû au Covid-19 dans le monde.
00:54En parallèle, le pays traverse une crise à la fois économique et politique.
00:59Retour sur les 24 heures qui ont déstabilisé le pouvoir en Tunisie.
01:07Le 25 juillet, jour de commémoration de l'instauration de la République,
01:10les appels à manifester se multiplient sur les réseaux sociaux.
01:14Nous sommes tous ensemble dans l'Amérique.
01:15Nous devons nous unir pour lutter contre le Covid-19.
01:18C'est un pays qui a fait des achats d'acquis, des achats d'impôts.
01:20La première chose qu'il faut faire, c'est qu'il y ait un domaine,
01:24qu'il y ait un travail, qu'il y ait des familles, qu'il y ait de l'argent,
01:27qu'il y ait tout.
01:28Malgré les restrictions liées au Covid-19,
01:30des rassemblements réunissent des milliers de personnes
01:32dans l'ensemble des grandes villes de Tunisie.
01:34Malgré les risques du virus, malgré les possibilités de la maladie,
01:40malgré que je suis sûr qu'il est possible de mourir de la mortalité aujourd'hui,
01:44mais je suis sûr qu'il est possible de mourir de la mortalité d'une telle gouvernement
01:47qui va mourir des dizaines de fois plus de personnes,
01:49qui va se faire ennuyer des dizaines de fois plus de personnes qu'il n'y a pas.
01:53Les manifestants dénoncent la mauvaise gestion des crises sanitaires et économiques
01:57par le gouvernement, mais aussi la lutte de pouvoir
01:59entre le président et le chef du gouvernement,
02:02soutenue par le parti islamiste Enadda.
02:04Vous êtes 9, les jeunes, vous êtes 70 et plus, 60 et plus,
02:09vous ne nous entendez pas, vous ne nous comprenez pas,
02:12vous ne nous entendez pas,
02:13et même si vous nous entendiez, vous ne nous comprenez pas.
02:16Vous n'avez pas le droit d'entendre une seule phrase,
02:18vous n'avez pas le droit d'entendre une seule phrase.
02:21Donc, dégagez !
02:24Dans la soirée, le président active l'article 80 de la constitution tunisienne,
02:28qui lui permet de s'octroyer le pouvoir exécutif en cas de péril imminent,
02:33menaçant les institutions de la nation et la sécurité et l'indépendance du pays.
02:38L'élection est une réforme qui est condamnée par ce système.
02:44Quelques minutes après son discours,
02:45des célébrations spontanées éclatent partout dans le pays.
02:48Ils sont heureux, ils ont les cœurs éclatés.
02:51Ils ont les cœurs éclatés.
02:53Ils ne sont pas encore là, ils ne sont pas encore là.
02:59En fin de soirée, le président du parlement et chef du parti islamiste Enadda,
03:04Rached Ranoushi, se rend devant le parlement avec un groupe de députés.
03:08Les portes sont fermées et l'armée est déployée.
03:10Il dénonce un coup d'État.
03:12Nous avons eu des mauvaises réactions.

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