• il y a 3 jours
La réalité des violences conjugales, c'est ça.

Sandrine Bonnaire en a été victime et elle veut agir pour que ça change.
Transcription
00:00En cette période de confinement, nous avons constaté une très forte hausse de violences faites dans les foyers.
00:11Alors bien sûr, ce sont les plus vulnérables qui sont touchés, c'est-à-dire les femmes et leurs enfants.
00:22Ce n'est pas sans émotion si je vous parle de mon histoire d'il y a vingt ans.
00:32Il y a vingt ans, j'ai été strangulée par mon compagnon.
00:39Je suis tombée évanouie et je me suis réveillée avec une triple fracture de la mâchoire.
00:45Je préfère d'ailleurs dire « triple fracture de la mâchoire » plutôt que de dire que tous les ous de mon visage sont cassés.
00:55Curieusement, ça me paraît moins violent de dire ça.
01:00Vous dire aussi que j'ai recraché huit dents, que j'avais la langue en lambeaux, plus une ouverture sous le menton.
01:13Donc si je vous parle de ça, c'est pour vous dire que vingt ans après, j'en ai toujours des séquelles et des traumatismes.
01:27Alors j'ai commencé par parler, j'en ai d'abord parlé à mes proches et puis beaucoup plus tard j'en ai parlé dans les médias.
01:36Et aujourd'hui, j'ai envie d'agir.
01:41J'ai envie d'agir en créant une association pour accompagner juridiquement, physiquement et psychologiquement ces femmes qui ont subi des violences.
02:00Alors voilà, je profite de ce confinement pour le faire.
02:10Justement, le confinement ne doit pas être au détriment de votre sécurité et de celle de vos enfants.
02:20Alors s'il vous plaît, ne vous laissez pas faire.
02:30Réagissez.
02:32Réagissez en appelant le 3919 ou la police ou un voisin.
02:38En tout cas, dès le moindre signe, réagissez.

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