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Boutiques d'informatique, magasins de tapis ou encore salons de coiffure. Ces "commerces de façade", soupçonnés de blanchir de l'argent issu de trafic illégaux se multiplient dans les rues de la capitale et notamment dans le 18ème arrondissement.

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Transcription
00:00A première vue, il s'agit d'une enseigne de téléphonie mobile, d'un magasin de tapis ou encore d'un simple salon de coiffure.
00:08Mais pour un riverain qui habite le quartier depuis plus de 20 ans, cela ne fait aucun doute.
00:13Certains de ces commerces ne sont que des façades et servent à blanchir de l'argent issu de trafics illégaux.
00:19Tous les magasins qui sont remplis de tapis, par exemple, la moitié des boutiques de téléphones, c'est un certificat aussi.
00:28En caméra cachée, nous sommes entrés dans l'un de ces magasins. La liste des produits vendus est pour le moins éclectique.
00:35Et lorsqu'on l'interroge, le propriétaire des lieux ne souhaite pas s'étendre sur le sujet.
00:40— Des parfums ? Des téléphones aussi ? — Oui, des téléphones, c'est normal.
00:44— OK, ça marche. Et des jeans aussi ? C'est des jeans ? — Oui.
00:49— OK. Vous vendez tout, quoi. OK. Merci beaucoup, monsieur. — Au revoir.
00:53Pour Pierre-Yves Bournazel, élu du 18e arrondissement de Paris, ces commerces de façade ne cessent de se multiplier dans les rues du quartier.
01:01— Ça prend une ampleur trop importante. Je dénonce avec beaucoup de vigueur l'installation de réseaux mafieux qui rachètent des beaux commerciaux
01:11pour blanchir leur argent sale, qui provient souvent du trafic de drogue ou du proxénétisme.
01:16Dans ces rues en question, les commerces alimentaires se font, eux, de plus en plus rares.
01:23Sous-titrage Société Radio-Canada

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