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Du lundi au jeudi, passez la soirée avec Lara et son équipe sur FUN Radio !

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Amusant
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00:00Ah ça y est, c'est l'heure. On va faire tomber les deux places, le duo ticket pour la duet night au
00:07Lego Discovery Center de Bruxelles. C'est un endroit où je n'ai encore jamais été mais j'aimerais bien
00:11y aller. J'ai vu une exposition il n'y a pas longtemps, j'ai été à la butte du lion, oui.
00:15Oui, j'ai été à la butte du lion, apparemment il y a une exposition lego aussi. Tout le truc 1815
00:20en lego, c'était pas mal. Génial ! Ils ont reconstruit tout le... Tout le bazar, t'as plein
00:24de petits endroits et puis t'as toute l'histoire de Napoléon et tout en lego. Quand on te le dit
00:31comme ça, tu fais bon d'accord. Et puis en fait, quand t'es devant, t'es là, mais attends, mais ça
00:34a pris combien d'heures ce truc ? Et quoi, genre même les boulets de canon et tout en lego ? Tout
00:37les petites choses. Je peux te montrer des photos, c'est trop mignon. T'as des petits legos qui sont
00:41tombés, t'as les pyramides, les campagnes d'Egypte, etc. C'est des trucs immenses. Et t'as aussi les
00:47tableaux en lego, quoi. Les petits points comme toi, t'avais dit les fleurs de Van Gogh. C'est
00:53pas mal ça, c'est très très joli. C'est un beau cadeau à faire. Et moi, j'aime beaucoup la nuit
00:57étoilée de Van Gogh, qui est aussi en lego. Tu l'as ? Je l'ai pas. Elle est sur ma liste. Mais
01:05attends, c'est des trucs que tu peux acheter vraiment dans les magasins ? Oui, bien sûr.
01:08Ah d'accord. Tu le fais toi-même, donc tu reçois toutes les pièces détachées. Génial, parce que
01:12c'est vraiment chaque... Tu construis ton truc. C'est pixel, pixel, pixel en lego. Tu connais
01:16un peu ça Audrey, t'as déjà vu ? De quoi, les legos ? Non. Tu connais les legos ? Non,
01:22les tableaux de personnes, genre des portraits, mais en petit lego comme ça. Non, ça pas,
01:28mais moi j'aime bien ceux qui font les bouquets de fleurs et tout en lego. Ah, les bouquets de
01:31fleurs, ça j'en ai un. Dans un appartement comme ça, c'est minimaliste, le petit truc au milieu,
01:35c'est pas mal. Le bouquet de fleurs en lego, c'est vraiment un très chouette cadeau à faire,
01:39messieurs. C'est vrai que c'est pas mal. Ça reste. Tes fleurs, elles fanent pas. C'est vrai,
01:45elles sont pas éphémères pour le coup. Ça te reste un bouquet de fleurs en lego ? Bah ouais,
01:50moi j'en ai reçu un, j'adore. C'est génial. C'est vrai que c'est sympa. T'as l'impression
01:54d'avoir toujours des fleurs chez toi. Après, rien de vous, un beau bouquet de fleurs. Chez
01:58toi la fleur, chez toi. Il y a toujours un bouquet de fleurs chez toi. Alors,
02:02sachez que vous allez pouvoir assister à cette soirée super cool du 22 mars prochain au Lego
02:08Discovery Center de Bruxelles, qui est d'habitude envahi par les familles, etc. Là, c'est une soirée
02:13entre adultes. Donc voilà, adultes only, Lego Discovery Center. Je propose qu'on lance le
02:20tirage au sort, si tu es d'accord, Jeanne. Si tu proposes, allons-y. Allons-y. Si ça sonne
02:27chez toi de l'autre côté et que t'as envoyé le mot lego par sms 16322, ça veut dire que c'est
02:31your moment. It's the moment. Oui, allô. Bonsoir. Bonsoir, bonsoir, bonsoir. Comment tu t'appelles?
02:42Je m'appelle Antoine. Salut Antoine. Antoine, tu repars avec ton duo-ticket pour le Lego
02:47Discovery Center. Top ça. C'est pas mal. T'es un fan de Lego? C'est pas mal du tout. Assez,
02:57et j'ai un ami qui est hyper fan et qui va être super heureux. Il s'appelle comment ton ami? Il
03:05s'appelle Jérémy. Je ne sais pas s'il écoute, mais je lui ai dit d'écouter et que je serais
03:11peut-être tiré au sort. Et voilà, c'est toi. C'est ta chance. Le 22 mars prochain, tu y seras.
03:17C'est à Bruxelles, dans le Docks. Tu pourras peut-être croiser Dino, James Dino. Je ne sais
03:22pas si tu l'aimes bien, si tu le connais. Jeanne aussi peut-être. C'est terrible. Mais voilà,
03:27ça sera une chouette soirée. On est très content de t'offrir ces deux places. Et on va vous ramener
03:29un bouquet, c'est ça? C'est ce que j'ai cru entendre, non? Après le voyage Napoléon et
03:34l'Egypte, il faut ramener un bouquet, c'est ça? Écoute, on ne dit jamais nous un bouquet de fleurs.
03:38Effectivement. En plus, en Lego, alors là, excuse-nous, ça pourrait faire une belle déco
03:42ici dans le studio. Un grand format, alors il faut une taille réelle, quoi. Il faut des vraies
03:48roses. Tu viens avec un format qui te correspond, j'ai envie de dire. Tu fais dans la limite de tes
03:54moyens. On rigole, mais pourquoi? On verra. Tu veux nous offrir des fleurs en Lego? Tu veux
03:59venir au studio à un moment donné? Ah ben oui, ce serait sympa, franchement. Écoute, t'es le
04:05bienvenu. Mais même sans bouquet de fleurs, t'es le bienvenu. Mais bien sûr. Il ne faut pas croire
04:09que... On n'est pas des michons. On va essayer de monter ça avec Jérémy. Comme ça, peut-être
04:14après, on fera une deuxième émission sur Master Lego. Pourquoi pas, tiens. Vous construisez souvent des Lego, toi et Jérémy?
04:22Là, on vient de se relancer sur mon vieux stock que j'ai ressorti parce que mon fils de 12 ans n'en a
04:28complètement rien à cirer, malheureusement. Donc moi, je me suis relancé. Moi, je suis ébéniste à la base,
04:34donc je suis quand même assez passionné et j'aime les beaux objets. Je trouve que Lego
04:40devient quand même un bel objet. Il évolue pas mal quand même. Si tu t'y connais bien, viens nous en parler.
04:46Viens nous en discuter. Viens nous parler de ta passion, quand tu veux. Avec plaisir. Et pendant les pubs et les musiques, on fera le montage du bouquet.
04:55Avec plaisir. Écoute, Antoine, top. Donc déjà, tu sais où tu seras le 22 mars. Tu repars avec ton
05:04duotiquette. Jérémy sera certainement là avec toi. Et puis, à un moment donné, on organisera une soirée
05:09où on peut parler vraiment de ta passion et aussi de l'ébénisterie, parce que c'est chouette,
05:13les métiers, l'artisanat. Moi, j'adore. Il faut qu'on essaye de les conserver, c'est sûr.
05:19Bien sûr. Il faut qu'on essaye de les conserver. On va prendre tes coordonnées de toute façon hors
05:23antenne. Comme ça, tu peux recevoir tes deux places pour la soirée Lego. Et puis, on se verra bientôt.
05:28Magnifique. Merci beaucoup. C'est très gentil. Merci d'être à l'écoute de l'émission. On t'embrasse.
05:35Merci. Bonne soirée. On va continuer la soirée sympa et de cadeaux, puisque aujourd'hui, c'est quand même,
05:40je le rappelle, les 40 ans de Stromae. Un titre par heure depuis le début de cette journée. Là,
05:45on va s'écouter Carmen. On se retrouve juste après pour la suite de la soirée avec notre
05:48invité Maïté Meus, qui n'a pas gagné un prix Nobel de la citoyenneté. Le prix de la citoyenneté.
05:56C'est déjà pas mal. C'est déjà vraiment pas mal. Merci, j'apprécie. Juste après Stromae, je vais
06:00expliquer pourquoi est-ce que j'ai cru que tu avais reçu un Nobel. On écoute Stromae. Bon anniversaire.
06:05Et rendez-vous sur la page Instagram de Fun Radio Belgique pour repartir avec des beaux
06:10objets collecteurs de la tournée Multitude.
06:19Oui, en même temps que le jingle. Tu voulais faire le jingle, Jeanne. Vas-y, fais le. Non, non, mais ça va. On va laisser ça à Boris.
06:26C'est vrai que c'est Boris. C'est la même personne qui fait le jingle et qui vous donne
06:30le numéro de WhatsApp. 0 478 425 425. Vas-y, je préfère la version du jingle d'Irene.
06:36Tu l'as ? L'Arabelle Rose & Friends. Elle est chouette. L'Arabelle Rose & Friends. C'est le nom de cette émission.
06:44Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise. On est ensemble jusqu'à 23h. L'émission passe à une vitesse folle.
06:48Envoyez-nous vous aussi les jingles de l'Arabelle Rose & Friends en message vocal sur WhatsApp.
06:53Vous pouvez nous envoyer des notes vocales. On va les extraire et puis vous mettre dans le
06:57cartoucher pour mettre vos notes vocales. Vous pouvez faire les jingles de cette émission.
07:02Ça se passe sur WhatsApp. 0 478 425 425. En notes vocales, on récupérera. On fera un petit floreal.
07:06Ça va les filles ? Ça va. Avant d'avoir Logan en ligne qui a un témoignage très important à nous
07:17donner, je voudrais dire que notre invité du jour c'est Maïté Meus. Maïté Meus qui a créé le hashtag
07:23Balanceton Bar, qui a dépassé les frontières, qui a révélé des choses dont on savait tous
07:29qu'elle était un peu undercover. Aujourd'hui, on peut quand même en parler de manière plus ouverte.
07:34Ça s'est démocratisé quelque part. La parole en tout cas s'est déliée grâce à toi.
07:41Il y a eu plein de balanceton derrière. Oui, il y a eu plein de balanceton. En fait,
07:46le balanceton vient du mouvement Mito qui est parti des Etats-Unis en 2017.
07:50Balanceton Port, rien à voir ? Balanceton Port, c'est la déclinaison française de Mito. Mito,
07:55ça a démarré en 2017 à la suite des affaires Weinstein qui ont été révélées aux Etats-Unis.
08:00Et puis, il y a eu une traduction française qui était Balanceton Port. Ils ont une très
08:04bonne traduction. Ils ne sont pas bilingues. Ça faisait sens. Et puis, il y a eu plein de
08:11déclinaisons. Parfois, c'est vrai qu'on peut se perdre dans ces déclinaisons. Balanceton,
08:14balanceton. Balanceton Bar pour le monde de la nuit. Balanceton Port de façon plus générale.
08:20Mais c'était des mouvements qui étaient nécessaires, qui ont contribué à libérer la parole. Et puis,
08:24on dit souvent que les femmes, elles ont toujours essayé de parler de ce qu'elles vivaient,
08:27des violences qu'elles vivaient. C'est juste qu'en 2017, on a forcé l'écoute d'une certaine
08:31manière. Grâce à plusieurs circonstances qui ont fait que c'était le moment opportun.
08:36Et puis, le groupe aussi fait. C'est-à-dire que quand tu parles de manière isolée à ton
08:41entourage, ça reste là. Là, grâce aux réseaux sociaux, grâce au hashtag Grâce, ça fait un
08:45mouvement. Et du coup, ça a une force. Ça devient même une force politique. Et puis,
08:50quand les gens témoignent, ça t'incite toi aussi à te dire, bon, allez, s'il y a certaines filles
08:53qui ont été courageuses, moi aussi, je vais prendre mon courage à deux mains et partager
08:56aussi mon témoignage. Tout à fait. Oui, il y a un effet de sérurité sur les réseaux sociaux qui
09:01est indéniable. Quand il y a une qui partage un témoignage, il y en a d'autres qui ont envie de
09:05suivre et tout. Mais aussi, les réseaux sociaux, c'est fort quand tu veux organiser une manifestation.
09:11Je me souviens, moi, en septembre, j'avais envie d'organiser une manifestation pour Gisèle
09:15Pellicot. Je ne sais pas si vous avez suivi. Ah oui, bien sûr. Oui, on a suivi. On suit encore.
09:20Et du coup, j'ai voulu organiser une manif de soutien ici à Bruxelles parce qu'il n'y en avait
09:28pas. Il y en avait juste en France. Et en fait, j'avais un jour pour le faire, pour être sur le
09:32même timing que sur les manifs françaises. Et en un jour, en fait, grâce à la force des réseaux
09:37sociaux, tu avais plus de 300, 400 personnes dans la rue. Donc, ce n'est pas énorme pour une manif,
09:43mais pour un jour, c'est énorme. Et puis, les manifs de Balencien-Barre, ça fait des milliers
09:48de personnes. Donc, c'est un truc qui est hyper fort. C'est un espèce de contre-pouvoir qu'on a.
09:53Absolument. Non, c'est bien. C'est une super initiative qui a été en récompensée en plus
09:59puisque tu as reçu un prix Nobel. J'ai aimé. Un prix Nobel de la paix. Alors, il faut savoir
10:04qu'en fait, vous connaissez Jeanne, pas personnellement de manière très... Mais
10:09vous, vous connaissez Maïté et Jeanne. Et donc, Jeanne, me parle de toi, Maïté, en disant
10:13écoute, Maïté, elle a reçu le prix Nobel de la citoyenneté. Je lui dis, vas-y, invite. J'aimerais
10:19trop. Et donc, jusqu'ici, jusqu'à la présentation, personne ne m'a contredite. En plus, tout à l'heure,
10:23quand je l'ai dit dans l'émission, elle a reçu le prix Nobel, tout le monde a fait oui. Alors,
10:28explique pourquoi, Jeanne. Explique pourquoi. Il faut sacher que je suis un peu dyslexique.
10:35En effet, je suis Maïté sur les réseaux depuis déjà quelques temps. Et à mon avis, un soir,
10:43en entrant de la radio, j'ai dû voir ses stories qui mentionnaient le fait qu'elle avait remporté
10:46le prix de la citoyenneté, accompagnée de Sepp Nobel. Voilà, en fait, c'est Sepp comme ça qu'on
10:54dit. Ouais, Sepp Nobel, c'est un chef Michelin qui a remporté le prix de la citoyenneté en même
10:59temps que moi. Il fait des trucs dingues. Il intègre beaucoup de personnes réfugiées dans ses
11:06cuisines. Il leur apprend son métier. C'est quelqu'un qui est hyper reconnu en Flandre,
11:10qui a lancé une série télé, qui a gagné un Emmy Award il n'y a pas très longtemps. C'est un
11:15personnage dingue. Mais c'est juste qu'en Belgique, on ne partage pas. La Flandre ne connaît pas les
11:20francophones et vice versa. Et ce monsieur s'appelle Nobel. Son nom de famille, c'est Nobel.
11:25Moi, j'ai juste lu Maïté Méusse, Nobel, récompensé du prix de la citoyenneté. C'est un mix match dans
11:30ma tête. J'ai fait un prix Nobel. Écoute, peut-être un jour, un prix Nobel. Tu vas nous
11:36parler de toutes façons des choses que tu entreprends parce que tu t'es organisée,
11:39évidemment, de manière associative. Ça m'intéresse de savoir comment est-ce que tu travailles.
11:45Entre temps, on a aussi reçu pas mal de messages. Je vous rappelle le numéro 0478 425 425 sur
11:50WhatsApp. Jeanne, qui est passée là tout à l'heure à l'antenne, nous dit qu'on parlait de
11:54self-défense pour nous les femmes et les autres, tout le monde qui a envie d'avoir peut-être des
11:59skills pour se défendre dans la rue. La SBL dont tu parlais, Jeanne, c'est la SBL Garance. Tu la
12:06connais ? Oui, je la connais. Ils organisent des cours d'auto-défense féministes. C'est assez
12:10connu. Ça permet de mettre pas mal de personnes en confiance. On ne dit pas que vous allez faire
12:17un gros move de jiu-jitsu et que votre agresseur va tomber par terre, mais ça peut permettre
12:22vraiment d'avoir des skills pour pouvoir fuir. Ou alors être un peu plus en confiance. Au moins,
12:28je connais ça, je sais comment faire. Je tiens à dire, Jeanne, qu'on ne peut pas te répondre par
12:32WhatsApp puisque tu nous envoies tes messages par SMS. Si vous nous envoyez des messages par SMS,
12:36on ne peut pas vous répondre. On ne peut répondre qu'à WhatsApp. Je lis ton message,
12:39comme ça, tu es au courant que l'information est passée. Une autre personne nous a envoyé un
12:43message avec un témoignage assez lourd. C'est Logan. Coucou Logan. Bonsoir, bonsoir. Comment
12:50tu vas ce soir ? Ça va, ça va. La routine. On s'est rencontré, on se connaît depuis longtemps.
12:58Je crois que tu écoutais les émissions déjà depuis plusieurs années. On s'est vu à Walibi. Tu
13:03es déjà passé à l'antenne. Je lis ton message et je tombe un peu des nues parce que c'est quand
13:09même assez lourd ce qui t'est arrivé. Oui, c'est-à-dire que le truc, c'est qu'en fait,
13:13tout s'est passé sur une période vraiment sur un an. Je vais parler de plusieurs agressions,
13:20mais en fait, il y en a eu deux petites. Ces deux petites sont passées assez vite. Donc,
13:25en vrai, ce n'était pas un traumatisme. Par contre, la seconde que je parlerai après,
13:30là, elle a fait un impact énorme dans ma vie. C'est simplement une bête histoire où je prenais
13:38le train. J'habitais dans la ville de Tournai à l'époque. Pour ceux qui peuvent un petit peu
13:41situer juste en face de la gare, il y a un petit parc. En sortant de la gare, j'ai été accosté par
13:51deux personnes un peu bizarres, je vais dire ça comme ça. Ils m'ont simplement demandé de l'argent
13:58parce qu'il y a beaucoup de gens qui demandent de l'argent. Moi, non, je ne peux pas, je fais
14:01études et je vais continuer à avancer. Ces personnes continuent de me suivre dans une rue
14:08qui s'appelle la rue Royale. C'est aussi grand que la rue du City à Bruxelles. J'ai envie de
14:13dire qu'il y a du passage, c'est large, on voit très bien. C'était en journée ? C'était en
14:18l'air 18 heures, mais il faisait déjà noir. C'était l'époque où il fait vite noir après
14:25une certaine heure. On arrive près de décembre, un truc ainsi. Et donc, ces personnes continuent
14:30à me suivre. Moi, je me sens suivi. Je continue à avancer jusqu'au moment où elles ont essayé
14:37d'arracher mon sac directement. Elles m'ont fait courir en prenant mes affaires. Et comme
14:44elles étaient deux, il y en a une qui est partie à gauche, une qui est partie à droite. Je me
14:48retrouve comme un bête au milieu de cette rue, à crier au secours. Il y avait des cafés,
14:53il y avait des gens, il n'y a personne qui est sorti. Il y a même des gens qui sont passés
14:58devant moi. J'ai vu vraiment des couples et tout. C'est un truc de fou parce que les gens te
15:02regardent, mais il n'y a personne qui vient t'aider. Ça m'est arrivé deux fois. Une fois,
15:06on m'a piqué mon portefeuille avec tous mes papiers. Donc, voilà pourquoi faire tous les
15:11trucs et tout, c'est la galère. Donc voilà, ce n'était pas encore si grave que ça, mais ça
15:15laissait un petit trauma. Une autre fois, c'était aussi dans le même genre où je sortais avec mes
15:20courses, mais là, ils ont tout pris. Ils m'ont pris et les courses et mes affaires. La plus
15:27traumatisante de toutes ces histoires, c'est des histoires qui sont passées en rue. Franchement,
15:31après, on est très méfiant. Surtout que j'avais 20 minutes de chez moi à la gare,
15:35donc ce n'était pas non plus. Et celle qui m'a vraiment le plus marqué, c'est à l'époque. Je
15:42faisais éducateur, donc j'étais vraiment au travail. Il y avait plusieurs sessions,
15:50donc un espèce de TFE. Moi, je me concentrais là-dedans, mais moi, je vivais à l'époque dans
15:55un code étudiant. Sauf que dans les codes étudiants, il y en a qui font de la fraude dans
15:59le genre où c'était des adultes passés 20 ans, 30 ans. Ça carbure de la carapule toute la journée,
16:06ça fume des trucs un peu spéciaux. Bref, c'est très spécial. Et en fait, c'est un code étudiant
16:12où je devais départager ma salle de bain. Et en fait, on a simplement une pièce. Je remets un
16:20peu le contexte. Et alors moi, je travaille sur l'ordinateur, faire du traitement de texte et
16:26j'entends au secours, le gars au secours. Sachant les personnes qui sont sur le même palier que moi,
16:33qui sont assez spéciaux, je ne réagis pas par rapport à ça. Je me dis ça va passer. Ils sont
16:37encore en état d'ivresse, donc ils se disputent. Et là, après, au bout d'un moment, j'entends
16:42taper à ma porte, mais pas taper, plutôt frapper du poing sur la porte. Et quand j'ai ouvert ma
16:49porte, je suis tombé nez à nez avec une femme qui avait un bébé dans les bras et je voyais du sang
16:57qui tombait sur le sol. Autrement dit, le gars l'avait frappé et il avait pété son nez. Moi,
17:04je vois ça. Je lui dis écoute, rentre chez moi tranquille, calmez vous. Et donc, elle rentre à
17:11peine chez moi. Et là, le gars, il descend et il vient pour s'en prendre à sa femme chez moi. Il
17:18met vraiment au violent. Je me retrouve dans une dispute où j'essaie de régler le conflit,
17:21mais c'est compliqué. Et là, à ce moment là, le gars, il me regarde, il me dit ouais, j'ai pas
17:27peur de toi, alors que franchement, je ne suis pas violent. Je suis, j'essaie juste de calmer
17:31les tensions. Il me sort un autre tunnel plus grand que ma main. Je le regarde. Je vous jure,
17:38je suis resté bloqué. Je ne savais même pas comment réagir. Je suis resté bloqué sur cette lame et
17:45moi de là. En fait, il a essayé de me la planter dans le cou directement. Il a essayé de me la
17:51planter directement dans l'artère ou je ne sais pas. Enfin, je ne sais pas ce qu'il disait. Enfin,
17:56bref. Et moi, dans ces moments là, on ne sait pas quoi faire. Au lieu de sortir du bâtiment,
18:02qu'est ce que j'ai fait? Je suis monté à l'étage. On m'a enfermé comme une petite souris. Donc,
18:07c'est des escaliers qui montent. Il n'y a pas comme un grenier. Il y a juste une porte. J'ai
18:12vu un colocataire qui a ouvert la porte. Je suis arrivé, j'ai donné un coup de pied dans sa porte
18:16et je me suis mis contre la porte. Et là, j'ai vu une scène de film comme on voit avec le couteau
18:22qui monte et qui descend comme ça. Je voyais vraiment le couteau et le gars que je ne connais
18:27pas. Un étudiant qui venait d'arriver malheureux. Il me regarde et voit le couteau. Il se fait voir.
18:33Et là, au bout d'un moment, j'ai entendu des gens derrière la porte en mode calme toi et tout.
18:40Et là, en fait, il y a un ami qui est monté. Et moi, j'en ai profité qu'il ait un petit peu plus
18:48son attention sur lui pour essayer de passer derrière lui. Et il a réessayé de me planter
18:54dans le dos. Mais là, mon ami l'a vu et il a attrapé le couteau. Donc, il s'est fait bien
18:58couper à la main. Enfin bref, avec tout ça. Moi, après, je suis repassé par mon code étudiant.
19:03J'ai regardé. Bon, il y avait quand même des affaires de valeurs, etc. Des macbooks et tout
19:07ça. C'est pas donné. J'ai préféré prendre la fuite. J'ai pris mes clés. Je suis parti. J'ai
19:12tout laissé ouvert, tout allumé. C'est bon, je me casse. Je suis parti au commissariat le plus
19:16proche. Une chance sur toute cette histoire, c'est qu'il y avait des petites caméras Wi-Fi,
19:21là, une Xiaomi connectée en Wi-Fi. On peut voir avec son téléphone. La caméra a filmé toute la
19:27scène. Heureusement qu'il y avait ça, parce que je n'avais aucun témoignage. Comment j'aurais
19:31pu prouver ce qui s'était réellement passé? Donc, j'ai eu toute la scène qui a été filmée. Après
19:36toute cette histoire, c'était des traumas sur traumas, des nuits de sueur. Je me refais
19:44poignarder dans mes rêves, en fait. J'en avais gros sur la patate. J'ai parlé beaucoup, mais
19:51j'en avais gros sur la patate par rapport à tout ça. Et c'était vraiment un choc. Et donc,
19:57vous parliez tout à l'heure de sport de combat. Pour me sauver, affirmer maintenant, je me suis
20:02inscrit à un sport de combat. Et je pense que la prochaine personne qui va venir m'agresser,
20:07je ne serai pas tendre avec lui. Autant, je suis une bonne personne. Je n'aime pas du tout la
20:11violence. Mais là, pour le coup, des gens comme ça, c'est mérité de leur mettre une bonne leçon.
20:17C'est horrible ce qui est arrivé. Si on prend l'histoire dès le départ, en fait,
20:23toi, il y a quelqu'un qui frappe à ta porte. Et donc, c'est une dame avec son enfant, son bébé,
20:28tu as dit, dans les bras, et qui a le nez en sang. Donc, c'est clairement des violences conjugales
20:33quand on est en plein dedans. En fait, c'est ça. Il y avait de la violence conjugale de base. Et
20:38en fait, moi, j'ai juste voulu baisser les tensions. Cette femme est venue demander de
20:41l'aide parce qu'elle me connaissait. Elle m'a dit, elle a eu, je peux peut-être. Voilà. Et quand
20:45j'ai ouvert la porte et qu'on tombe d'un nez avec un bébé. Oui, mais c'est normal. Tu as fait ce
20:50qu'il fallait. Tu as laissé rentrer cette personne. Mais ce que j'aimerais comprendre,
20:54c'est que son compagnon, la personne qui l'agresse, est capable de planter des couteaux,
20:59quoi. Si je comprends bien. Exactement. Et alors, tu as des nouvelles de derrière,
21:06qu'est-ce qui s'est passé ? Alors, par rapport à tout ça, la police, après, quand elle est
21:11arrivée, ils ont fait une fouille complète de son cote étudiant. Il n'était plus étudiant depuis
21:16Belle-Lurette, mais de son petit cote. Ils ont retrouvé, il avait caché le couteau dans le
21:23parc du bébé. Il avait caché en dessous et ils l'ont retrouvé. Bon, ils ont retrouvé autre chose.
21:29Ils ont retrouvé beaucoup de choses. Je ne vais pas en dire plus parce qu'on est quand même à la
21:32radio. Ils ont retrouvé beaucoup de choses chez lui et ce n'était pas une bonne personne. Je veux
21:37dire, son image est là. Donc, voilà quoi. Oh là là, mais écoute, je ne sais pas, c'est horrible
21:44parce que cette personne est peut-être toujours en couple avec ce gars. Et ça a donné quoi au
21:50niveau de la plainte ? Alors, au niveau de la plainte, bon, je n'ai pas eu plus de suivi que ça
21:56parce qu'en fait, j'en ai parlé directement à mes parents parce qu'ils travaillaient au tribunal.
21:59Donc, ils ont jugé quand même que c'était... J'ai juste eu un petit suivi de savoir ce que le gars avait
22:04fait. Il était à sa troisième tentative de meurtre et il avait déjà... Il était déjà connu des forces
22:10de police avec force récidive d'univeau je ne sais pas quoi. Il y avait déjà eu de la rébellion par
22:15rapport à tout ça. Et je sais qu'en fait, il a pris cinq ans de sursis et devait aller dans un
22:23centre pour, à mon avis, de la réinsertion. En fait, tu vois, c'est ça qui n'est pas normal. C'est qu'en
22:28Belgique, il y a un énorme laxisme de la justice par rapport à toutes les affaires de violences
22:32sexuelles, conjugales, les tentatives de féminicide. C'est un truc dont les mouvements féministes parlent
22:38énormément parce qu'en Belgique, quand tu regardes le cheminement d'un dossier de viol, c'est un
22:44dossier de viol sur 100 qui aboutira à une condamnation effective de l'agresseur. En gros,
22:49ça veut dire que le viol, c'est un crime qui est quasi impuni. Tu peux porter plainte pour viol
22:53demain, tu seras presque certaine que ton agresseur se retrouvera jamais derrière les barreaux. Alors,
22:57je n'ai pas une démarche hyper procarcérale ni rien, mais il faut quand même qu'il y ait une
23:01punition, tu vois. Et là, dans ce cas de féminicide, c'est hyper interpellant ce que tu dis parce que
23:05cette personne était déjà connue des forces de l'ordre. Donc en fait, qu'est-ce qu'on attend ?
23:11Elle n'est pas décédée, je pense, en tout cas, parce que tu parles des féminicides.
23:14Non, mais c'est une...
23:16Ça peut aboutir, évidemment.
23:17Donc, si la personne était déjà connue pour des faits de violence, des faits de violence grave par
23:23les forces de l'ordre, ce n'est pas normal que cette personne se retrouve dans un appartement
23:27avec une femme qui a un enfant en bas âge et que cette personne soit là avec un couteau et
23:33qu'elle soit encore capable d'exercer cette violence. Donc en fait, la justice en Belgique
23:38doit faire son travail. La police doit faire son travail. Et pour l'instant, ce n'est pas du tout
23:42le cas. On le voit.
23:43On a eu des discussions. On a eu le juge Gouman qui est venu nous voir. On a parlé de ça.
23:46C'est très, très compliqué parce que...
23:48Le juge Gouman qui avait d'ailleurs été impliqué justement dans la décision et dans les jugements
23:54avec le serveur du bar...
23:56Oui, absolument, on en a parlé.
23:58...lui disculpé. Non, pas disculpé, je ne sais pas quel est le mot.
24:00Acquitté.
24:01Acquitté.
24:02Oui, c'est vrai, on a lu ça aussi.
24:04Il a été acquitté.
24:05Il n'y a pas assez de preuves.
24:06Surtout, on a aussi déterminé qu'il avait déjà eu une sanction sociale.
24:11Et ça, ce n'est pas normal en fait.
24:12Quoi ?
24:13Parce que son adresse avait fuité.
24:15Je ne sais pas, mais en tout cas, les mouvements de libération de la parole n'ont pas fait fuiter
24:19ni son nom, ni son adresse. Donc, ce n'est pas normal que la substitue du procureur du roi ait jugé utile
24:24de dire que ce type avait déjà vécu une sanction sociale. Là, l'attention doit se centrer sur les victimes
24:29qui ont vécu des faits d'agression sexuelle ou de viol.
24:33Il y a toujours une espèce d'inversion de la responsabilité en fait.
24:37C'est très compliqué.
24:38Quand on voit les nombres d'années que les gens prennent aux Etats-Unis, c'est 120 ans, 130 ans, 160 ans.
24:45Ils accumulent.
24:46Ils ne sortent jamais.
24:47Et donc, ils ne sortent jamais.
24:48Et quand tu vois qu'il y a des viols, et parfois c'est 2 ans, 3 ans, des fois 15 ans,
24:51ça dépend, c'est très aléatoire en fonction des contextes et tout,
24:53parce qu'il faut toujours regarder le contexte, c'est important.
24:55On juge les gens en fonction d'une histoire et d'un contexte.
24:58Mais ce n'est jamais assez.
25:02Et d'abord, avoir les caméras de surveillance, les témoignages.
25:06Honnêtement, parfois, c'est quand même un peu affolant de se dire
25:09qu'il y a peut-être 10 ou 15 femmes qui ont témoigné contre la même personne
25:14et ça n'aboutit pas parce qu'il n'y a pas de preuves.
25:17En fait, il y a des preuves, mais c'est juste qu'on ne les considère pas comme des preuves.
25:21En Belgique, c'est ça le grand problème.
25:23Enfin, en France aussi.
25:24C'est juste que ton témoignage, le témoignage de tes voisins,
25:27ça ne va pas être considéré comme une preuve vraiment tangible.
25:29Il faut un kit du viol, donc c'est une espèce de preuve matérielle
25:33qui fait qu'on voit que la personne...
25:37Oui, c'est un élément médical.
25:39C'est ça.
25:40Et en plus, il faut prouver au-delà de ça que le rapport n'était pas consenti.
25:44Et c'est ça la galère.
25:46Et ça, c'est de nouveau ta parole contre la sienne.
25:48C'est sûr.
25:49Très compliqué.
25:50Bon, là, en l'occurrence, dans la situation de Logan,
25:53les caméras ont fait leur travail.
25:55Elles ont fait le travail correctement.
25:57Et même par rapport à ça, du coup, la police, je sais que...
26:02La police, quand ils ont vu la caméra et tout ça,
26:05ils m'ont demandé de leur envoyer tout.
26:07J'ai quand même appris par après qu'une bande vidéo,
26:10ce n'est pas considéré comme une preuve non plus apparemment.
26:13Parce que maintenant, avec les outils d'intelligence artificielle, etc.,
26:17ils peuvent penser que c'est un montage ou quoi.
26:20Bon, après, maintenant, je suis peut-être mal renseigné sur ce sujet,
26:23mais c'est d'après ce que j'avais vu sur Internet, etc.
26:26Même d'après la police, ils m'ont demandé d'envoyer l'email et tout.
26:30Après, lui, il était déjà connu aussi.
26:33Moi, j'ai déjà entendu parler de personnes qui réfutaient la véracité
26:38de caméras de surveillance en disant que c'était un montage.
26:41Mais bon, dans ce cas-là, c'est vraiment catastrophique.
26:44C'est horrible.
26:45Mais qu'est-ce qu'on fait pour prouver, du coup ?
26:47Je ne sais pas.
26:48Aucune idée.
26:50Je sais que le gars, il était déjà connu.
26:53Il avait déjà fait de la prison avant, en fait.
26:55Le bébé, parce que ça, c'est quand même un truc incroyable.
26:58Le bébé qui était dans les bras de cette femme,
27:01c'est un bébé qu'il a reconnu au nom du père,
27:03mais ce n'est pas lui, le père, parce qu'il était en prison
27:06pendant que sa gonzesse s'est fait retourner par un autre.
27:09Je suis cru de le dire.
27:11C'est comme ça que les choses sont bonnes.
27:13C'est une victime, en plus, dans l'histoire.
27:15Enfin, voilà.
27:16Mais OK.
27:17Non, non, clairement.
27:18D'accord.
27:19Il a pris deux ans.
27:21Je sais qu'il a pris deux ans.
27:23Pour ça, ce qu'il a fait là, avec toi ?
27:26Pour ce qu'il a fait avec moi,
27:28il a pris réellement deux ans de prison.
27:30Ferme.
27:31Ferme, c'est ça.
27:32Et après, je sais qu'il y avait encore bracelet et réinsertion
27:35et tout ce qui suit.
27:37Mais en tout cas, en prison,
27:39fermé dans la cage,
27:41il n'est resté que deux ans, pas plus.
27:43Le problème de la prison, c'est la récidive.
27:44Si on ne met pas en place des vrais programmes de réinsertion,
27:47mais vraiment des programmes qui font que les gens
27:50ne sont pas amenés à récidiver.
27:53Enfin, voilà.
27:54Un suivi psychologique.
27:55Un vrai suivi psychologique approfondi.
27:57Une remise en question sur ce qui s'est passé.
27:59Parfois, il y a des processus qui s'appellent
28:01des processus de justice...
28:03Attends, comment ça s'appelle ?
28:04Restauratrice.
28:05Restauratrice, merci.
28:06J'ai vu un super film sur ça.
28:08Avec Adèle.
28:09Avec Adèle.
28:10Je verrai toujours vos visages.
28:12C'est hyper intéressant de mettre justement ce métier un peu en avant.
28:17Il faut que des programmes comme ça soient mis en place
28:19pour que les gens puissent vraiment se questionner sur ce qu'ils ont fait.
28:21Mais tant qu'on ne fait pas ça,
28:23les gens sortiront, n'auront aucune perspective d'avenir
28:26ni de remise en question.
28:28Ils recommenceront.
28:29Du coup, c'est les moyens.
28:30C'est la justice restaurative.
28:32Oui, c'est ça.
28:33La restauratrice.
28:34Justice restaurative.
28:35Mais c'est l'argent.
28:36Je veux dire, c'est de nouveau créer des structures,
28:38trouver l'argent.
28:39Mais c'est une priorité.
28:41Oui.
28:42On est d'accord.
28:43D'accord.
28:44C'est juste...
28:45C'est politique.
28:46Oui, tout est politique.
28:47On dit souvent dans les mouvements féministes que l'intimité est politique.
28:49C'est vrai.
28:50Tout est une question de moyens.
28:52Tout est une question de volonté politique.
28:53Toi, tu as monté ton association, Maïté.
28:55Oui.
28:56Elle s'appelle Artemis.
28:58Comme la déesse.
28:59Comme la déesse.
29:00Et aussi comme une peintre italienne
29:02qui s'appelait Artemisia Gentileschi.
29:04C'est beau, ça.
29:05Oui, c'est beau.
29:06Mais du coup, cette peintre,
29:08c'est une femme qui, pendant la Renaissance,
29:11a été violée par l'ami de son papa
29:14qui était son maître peintre.
29:17Je ne sais pas comment dire ça.
29:18Oui, on voit.
29:19Et donc, voilà.
29:20Et elle était vraiment dévastée, évidemment.
29:23Et elle a peint ce qu'elle a vécu.
29:25Et ça a été une des artistes les plus reconnues de son époque.
29:28Enfin, une des artistes féminines les plus reconnues de son époque.
29:31Et donc, pour moi, c'est vraiment un symbole de résilience et de reconstruction.
29:35Donc, je trouvais que c'était un beau symbole pour l'initiative.
29:38Et qu'est-ce que tu fais alors à travers ton association ?
29:41En gros, on accompagne les survivants et les survivantes de violences sexuelles.
29:45Les adultes et les enfants.
29:46Donc, c'est assez dur.
29:48Mais on les accompagne sur le plan thérapeutique.
29:51Et ce sont des psychologues qui sont formés à la thématique qui s'occupent de ça.
29:55Donc, on organise des groupes de parole.
29:57On organise des suivis individuels.
29:59On met en place des programmes d'accompagnement.
30:01Et alors, on organisera bientôt aussi de l'art-thérapie.
30:04Mais c'est chouette.
30:05C'est super.
30:06Attends, c'est ton association ?
30:07C'est toi qui as monté cette association ?
30:09C'est moi.
30:10Ensuite, à tout le mouvement, Balance ton bar, etc.
30:12Ou c'était déjà là avant ?
30:13Non, ensuite à tout le mouvement.
30:14Parce que je recevais des témoignages qui me disaient
30:16« J'aimerais en parler, j'aimerais continuer à en parler. »
30:19Et donc moi, je pense que je n'étais pas la personne appropriée.
30:21Et puis, je ne pouvais pas être le réceptacle de tous ces témoignages et de tout ce vécu.
30:25Simplement, pour moi déjà et pour les personnes qui se confient.
30:28Parce qu'elles méritaient de bien être accompagnées par des gens qui sont formés.
30:31Et donc, j'ai décidé de monter cette structure en me disant « Ok, il y a un besoin. »
30:35Et ces personnes ne trouvaient pas de psychologue adapté.
30:38Enfin, il y avait des psychologues qui étaient formés à la thématique des violences.
30:40Mais ça coûtait super cher.
30:42Et quand je réunis les personnes qui étaient plus dans la précarité vers des centres de santé mentale,
30:46il y avait une file d'attente de dingue.
30:49Les gens n'étaient pas spécialement formés à la thématique des violences.
30:52Et donc, je me suis dit « Ok, pour moi, une victime ne devrait jamais payer pour se reconstruire. »
30:56Donc, on va créer un endroit avec des psychologues formés
30:58où les gens ne paient pas un copec pour se reconstruire.
31:01Et c'est le cas.
31:03C'est incroyable.
31:04C'est génial.
31:05Bravo.
31:06C'est incroyable.
31:07Tu as 26 ans, je précise.
31:08Tu es toute jeune.
31:09C'est génial.
31:12Tu ne te rends pas compte.
31:14C'est une pierre après l'autre.
31:16Et donc, c'est un centre.
31:18Il y a vraiment un centre.
31:19Et c'est quoi, c'est à Bruxelles ?
31:22Oui, c'est à Bruxelles.
31:23C'est près d'Isère, sur le square Cinq-Telet.
31:25Tu vois un square qui est souvent embouteillé.
31:27Oui, je vois très bien sur le canal.
31:29Donc, c'est sur le square Cinq-Telet.
31:31On va peut-être changer d'endroit.
31:32Mais en tout cas, ça restera toujours sur Bruxelles Centre.
31:35Et oui, les personnes peuvent prendre rendez-vous.
31:37C'est sur le site.
31:38Et j'en fais souvent la promotion via Balance Lombard
31:40parce qu'on me le demande souvent.
31:41C'est exceptionnel.
31:42Je regarde Artemisia.
31:43Artemisia.
31:44Ça s'appelle ?
31:45Si tu veux le site internet, ça s'appelle projet-artemise.org
31:52Je tape, je tape.
31:54Je ne sais pas.
31:55Artemise, tu l'écris comment ?
31:56A-R-T-E-M-I-S-E
31:59Ah oui.
32:00Ah, Artemise.
32:02Tu sais qu'on me le dit souvent.
32:03Donc, je me remets en question par rapport aux noms que j'ai choisis.
32:06Non, mais voilà, je viens de trouver.
32:08Alors oui, je vois en plus des photos d'enfants
32:10parce que tu viens de parler du fait que...
32:12C'est vrai que Balance Lombard, du coup, c'est à priori des personnes
32:15juste majeures ou adultes.
32:17Mais tu as ouvert aussi le champ d'action aux violences sexuelles faites aux enfants.
32:22Oui, parce qu'il n'y avait pas d'association qui se spécialisait là-dedans à Bruxelles.
32:26Ce n'est pas vrai.
32:27Ça, ça parait ouf quand même.
32:28Oui.
32:29Ce n'est pas possible.
32:30Et quand tu vois en plus la demande qu'il y a...
32:32Il y a une demande d'un an.
32:34Et ça, c'est le prochain sujet.
32:36Attention, parce que là, on parle des adultes, etc.
32:38Les bars, les viols, les agressions.
32:40On parle de plus en plus maintenant des violences, de l'inceste, etc.
32:44Mais ça arrive comme ça, etc.
32:46Mais à un moment donné, il faut vraiment prendre ça à bras-le-corps.
32:49Parce que les pourcentages...
32:51Mais tu sais que j'ai vu, c'est un enfant sur cinq, je crois.
32:53C'est énorme.
32:54Sur trois dans une classe.
32:55Quand tu vas dans les écoles...
32:56En fait, en Belgique, on n'a pas la statistique.
32:58Pardon, je t'ai coupée.
32:59Non, il n'y a pas de souci.
33:00C'est une discussion.
33:01En Belgique, on n'a pas la statistique.
33:02Mais en France, ils ont fait une statistique.
33:04C'est une étude d'Ipsos.
33:05Et en gros, c'est un Français sur dix qui a été victime d'inceste.
33:08Et regarde même avec ce qui s'est passé, tu sais, à Notre-Dame.
33:12L'école, là-bas.
33:13Oui, je le squande.
33:14Et non, c'est encore autre chose.
33:16Berthier...
33:17Oui, avec François Béaud, là.
33:19Je ne reviens pas sur le nom de ce collège-lycée.
33:22En France.
33:23En France, où il y a plein d'enfants sur 50 ans qui ont été abusés par des professeurs.
33:27Mais tu vois, ça, ça a été couvert.
33:29Ça a été couvert pendant très longtemps.
33:30Et les personnes qui gardent l'occidence, qui sont des adultes, qui sont en capacité d'agir,
33:35sont des gens qui, pour moi, sont complices.
33:37À un moment, il faut dire les choses.
33:39Mais on en parle de plus en plus, ce qui est bien.
33:40Moi, je me rappelle, dans mon école, il y avait eu des histoires comme ça.
33:45Mais c'était très tabou, en fait.
33:48Bien sûr, mais ça reste un tabou énorme.
33:50Quand un professeur était accusé de ça, je ne sais pas, il était mis de côté.
33:53C'était vraiment...
33:54Il y avait une omerta, quoi.
33:55Aujourd'hui, bon, alors, il faut trouver la balance parce que ça peut aussi se retourner, tu vois,
34:00parce qu'il peut y avoir des accusations.
34:01Il faut faire très attention.
34:02C'est délicat.
34:03C'est très délicat parce que tu peux avoir des parents en colère, pour une raison ou pour une autre,
34:07qui sortent un truc.
34:08Je connais aussi des gens proches de moi qui ont été victimes de ça dans le cadre scolaire
34:13où des parents ont inventé des choses, etc., par vengeance, etc.
34:20C'est très compliqué.
34:21Bon, ça reste des pourcentages minimes par rapport aux vraies histoires, évidemment.
34:26Mais à l'époque, ça ne fuit pas du tout.
34:31Alors que maintenant, au moins, la parole peut se libérer.
34:34On apprend de plus en plus aux enfants.
34:35Moi, je vois plein de vidéos aussi sur les réseaux.
34:37On commence à apprendre aux enfants à dire là on touche, là on ne touche pas, etc.
34:42Jamais on n'a parlé de ça avant.
34:44C'était pas...
34:45Non, la notion de consentement...
34:46Et du corps, de l'intime, tu vois.
34:48Mais même maintenant, je vois aussi beaucoup de parents, de maîtresses, etc.,
34:51qui demandent souvent l'autorisation avant d'embrasser, même sur la joue, etc.
34:58Oui, même dans la rue, quand tu veux dire bonjour à...
35:00Tu vois un beau bébé ou quoi.
35:02C'est vrai que naturellement, avant, dans les mœurs,
35:04c'était pas du tout induit que tu pouvais toucher le bébé,
35:08toucher ses cheveux, tous ces trucs.
35:09Aujourd'hui, tu sens que tu peux un peu plus poser la question.
35:12Mais c'est important d'apprendre à un enfant ses propres limites corporelles
35:16et puis à respecter celles des autres.
35:18Tu vois, en Belgique, on a ce qu'on appelle l'Evrace.
35:20Donc c'est l'éducation à la vie relationnelle, affective et sociale.
35:23Ça a fait beaucoup de problèmes, cet Evrace.
35:25Ça a fait beaucoup de problèmes, mais je pense que ça devrait pas.
35:27En tout cas, c'est mon opinion.
35:28Mais c'est dispensé deux fois sur le cours d'une scolarité,
35:31donc c'est vraiment pas énorme.
35:32Non.
35:33Au Danemark, ils mettent en place un système dingue.
35:35En gros, c'est l'éducation à l'empathie.
35:37Donc ils donnent ça dans les classes de maternelle.
35:39Et en gros, t'apprends à l'enfant à comprendre
35:43quand ils mettent l'autre mal à l'aise.
35:45Juste par empathie, en fait.
35:47Est-ce que ton copain-là, il a envie que tu lui touches l'épaule ?
35:51C'est vraiment des bêtes petites questions.
35:52Mais en fait, pour un enfant, on peut vite déceler
35:54des comportements problématiques comme ça
35:56et justement réguler l'enfant vers quelque chose de plus sain.
35:58Oui, le soulever des questions.
36:00Parce que si un enfant est agressif,
36:02ça soulève des questions sur son éducation
36:04et c'est ce qui se passe chez lui.
36:06Oui, bien sûr, parce qu'un enfant de 5 ans n'est pas coupable.
36:08C'est juste qu'on doit recadrer le tir et c'est important.
36:11Et c'est mieux de le recadrer à 5 ans qu'à 27.
36:14Et toi, dans ton association,
36:16tu suis ça à quel niveau ?
36:20Parce que, j'imagine pour toi,
36:22t'es confrontée déjà à des témoignages
36:24de personnes qui ont été victimes d'agressions, etc.
36:27C'est déjà waouh !
36:29Mais les enfants ?
36:31Je ne sais même pas comment est-ce que...
36:33T'as une super bonne mine, je veux dire.
36:35Merci, c'est gentil.
36:37Je dois partir en vacances là, franchement.
36:39Mais non, ce n'est pas moi qui suis directement ces enfants.
36:42Les professionnels qui sont formés, c'est hyper important
36:44parce que l'approche avec l'enfant est encore plus spécifique.
36:46T'as une thérapie qui peut être faite par le jeu,
36:49par le dessin, par un tas de trucs.
36:51Donc oui, c'est la thérapeute qui suit ça.
36:54Et moi, j'essaie de superviser,
36:56viser à l'expansion de la structure,
36:58à ce que tout soit bien,
37:00que la personne soit bien réaguillée.
37:02J'essaie de superviser cette structure.
37:05C'est exceptionnel, c'est un très beau travail que tu fais.
37:07Logan, tu es encore avec nous ?
37:11Oui, oui, j'avais discuté.
37:13Il est encore là Logan.
37:15La discussion, elle va là où elle va.
37:17Logan, merci de nous avoir raconté cette histoire.
37:19J'espère que tes cauchemars ne sont plus là,
37:22que c'est une histoire qui est derrière toi.
37:25Ça va mieux maintenant ?
37:27Oui, c'est bien passé derrière.
37:29En tout cas, ce que je peux dire,
37:31c'est que j'ai vécu longtemps avec une boule à la gorge.
37:35Comme si on t'étranglait en permanence.
37:38Un état de stress.
37:40Avec ce trauma,
37:42j'avais encore été voir le médecin.
37:45Il m'a dit que c'était des tâches de stress.
37:47J'ai atteint un métis.
37:49Ma peau a changé.
37:51J'ai eu un trauma de stress.
37:53Du coup, il y a toutes les pigmentations de la peau.
37:56Pour dire comme quoi, ça a été loin.
37:58Au niveau des psychologues,
38:00j'avais pensé en voir quelques-uns.
38:02Je n'ai jamais trouvé le bon.
38:04Au final, je me suis dit que le meilleur travail que je pouvais faire,
38:06c'était sur moi-même au sein de la méditation.
38:08Les trucs assez relax.
38:10De toute façon, passer au-dessus.
38:12Ce qui ne te tue pas te rend plus fort.
38:16Il a essayé, il n'a pas eu.
38:18La prochaine fois,
38:20ce sera un hôte qui range bien son couteau.
38:23Ou alors, il retournera avec quelque part.
38:25Mais pas là où il faut.
38:27J'espère quand même que tu trouveras une personne pour t'accompagner.
38:29Parce que ce n'est pas rien ce que tu as vécu.
38:31Maintenant, c'est pas fait.
38:33L'hypno ça peut aider aussi.
38:35On avait justement l'hypnose lundi.
38:37J'ai essayé.
38:39Ça n'a pas marché en plus.
38:41J'ai déjà fait de l'hypnose ericksonienne.
38:43J'ai essayé l'hypnose thérapeutique.
38:45Ça n'a rien fait du tout.
38:47En fait, chacun doit essayer de trouver.
38:49Tu dois sentir aussi.
38:51Et ne pas se forcer.
38:53Je ne vais pas dire que ça va revenir.
38:56À certains moments de la vie,
38:58il y a des choses qui peuvent ressortir.
39:00Que tu sois vigilant.
39:03Maïté Meius, notre invitée,
39:05elle a son association
39:07qui vient en aide aux personnes
39:09victimes de violences sexuelles, adultes et enfants.
39:11Il y a plein d'associations.
39:13Il y a plein de groupes de parole.
39:15N'hésitez pas à aller chercher ça.
39:17Et si vous ne trouvez pas,
39:19vous pouvez demander à d'autres associations
39:21qui peuvent vous diriger vers des personnes qui connaissent.
39:23Logan, prends soin de toi.
39:25Sois à l'écoute.
39:29Je suis à l'écoute surtout de moi-même.
39:32Ce qui fait beaucoup,
39:34c'est que maintenant,
39:36je fais un sport de combat
39:38que je prends en assurance.
39:40J'ai repris une confiance en moi.
39:42Avant, j'étais plutôt
39:44pas du tout confiant.
39:46Je n'osais même plus sortir
39:48pour aller à l'école.
39:50Ça n'allait pas du tout.
39:52Je n'arrivais plus à suivre les cours correctement.
39:54Il y avait tout ça qui me tournait autour.
39:56Puis, on ne dort pas.
39:58Même en rue, dès qu'on entend un bruit,
40:01on se tourne avec ce qui s'était déjà passé avant.
40:03Le truc, c'est de prendre de l'assurance
40:05et de savoir
40:07« se défendre ».
40:09Je pense que pour les gens
40:11qui ont vécu ce genre de choses,
40:13c'est surtout d'apprendre à se défendre.
40:15Pas forcément faire mal aux gens
40:17parce que ce n'est pas le but.
40:19Mais en tout cas, de savoir réagir.
40:21Si maintenant, on arrive
40:23avec un couteau derrière vous
40:25ou alors que vous êtes devant quelqu'un
40:27qui propose une batte de baseball
40:29il faut savoir ce qu'il faut faire.
40:31Fuir, ce n'est pas toujours la meilleure des solutions.
40:33Parce qu'au final,
40:35au bout d'un moment, peut-être l'agresseur
40:37il court plus vite que vous, il va mettre une balayette
40:39et il vous termine.
40:41Le truc, c'est qu'il faut essayer
40:43de savoir se défendre.
40:45Je ne vois que ça.
40:47C'est une manière aussi
40:49de reprendre possession de ton corps,
40:51d'être plus en contrôle.
40:53J'assume le fait
40:55de pratiquer
40:57un sport de combat
40:59ça te permet
41:01de reprendre le contrôle de la situation.
41:03Je prenais avec
41:05on m'avait dit de la laque
41:07parce que tout ce qui est
41:09lacrymogène et tout ça, ce sont des armes
41:11qui ne sont pas vraiment autorisées.
41:13Donc moi à l'époque,
41:15mon ex
41:17qui était très très très fine,
41:19très petite, qui avait encore plus peur
41:21avec ce qui venait de se passer,
41:23elle promenait tout le temps avec une laque
41:25pour les cheveux et apparemment
41:27dans les yeux ça pique bien.
41:29Bon à savoir, très bon conseil aussi
41:31la petite laque.
41:33Logan, écoute,
41:35tu es toujours le bienvenu dans l'émission
41:37quand tu le souhaites. Merci pour tes messages
41:39et merci pour ton témoignage ce soir.
41:41Il n'y a pas de soucis, merci à vous aussi l'équipe.
41:43Que tout se passe bien pour toi
41:45et puis on se voit très vite.
41:47Ça va.
41:49Bisous Logan.
41:51Merci, toi aussi.
41:53Waouh !
41:55La violence, qu'est-ce que tu veux ?
41:57La violence, la violence, la violence.
41:59Elle est partout.
42:01On s'est posé la question tout à l'heure,
42:03à quel niveau,
42:05il y a des trucs où on
42:07résout les problèmes qui sont déjà là
42:09et pour les nouvelles générations,
42:11peut-être il faut aller, il faut éduquer
42:13les enfants différemment.
42:15Il faut de l'éducation au consentement,
42:17c'est ce qu'on disait, il faut de l'éducation à l'empathie,
42:19il faut avoir une attention justement maintenant
42:21pour les tout-petits.
42:23Je ne sais pas si vous avez des enfants.
42:25Audrey a des enfants, des enfants formidables.
42:27Tu leur parles un peu de ça ?
42:29Oui, mes enfants sont très conscients
42:31de tout ça,
42:33du consentement, de leur corps.
42:35C'est génial.
42:37Est-ce que c'est quelque chose que toi tu leur as inculqué
42:39ou est-ce qu'ils ont ça à l'école et tout ?
42:41Il y a beaucoup d'éducation à la maison
42:43qui s'est faite et depuis
42:45cette année seulement,
42:47je crois que c'est cette année,
42:49s'il a 12 ans,
42:51ils ont des cours justement,
42:53je ne vais pas dire que c'est des cours d'éducation sexuelle
42:55parce que c'est en fonction des âges
42:57que les cours sont différents, etc.
42:59Mais par exemple, quelque chose d'intéressant
43:01que le professeur m'avait
43:03communiqué, c'était justement pour
43:05apprendre aussi
43:07le langage
43:09corporel, que parfois,
43:11on va pouvoir te dire oui
43:13mais en fait le corps dit non
43:15et pouvoir le déceler
43:17et pouvoir faire des exercices
43:19finalement qui sont assez simples
43:21pour que l'enfant réalise
43:23j'apprends à lire le corps de l'autre
43:25C'est génial ! Dans les yeux ou quoi ?
43:27Dans les yeux,
43:29dans la posture,
43:31dans tout ça et en fait ils les avaient alignés
43:33genre ils avaient fait une ligne
43:35l'un en face de l'autre
43:37et alors il fallait qu'il y en ait un qui demande
43:39est-ce que je peux avancer vers toi ?
43:41Est-ce que je peux encore avancer vers toi ?
43:43Donc ça c'était dans le verbal jusqu'à ce que la personne
43:45dit stop, t'es trop près
43:47et donc on reculait et puis il y a eu le non-verbal
43:49donc c'est sans te poser la question
43:51est-ce que je peux avancer vers toi ?
43:53Il fallait regarder et apprendre à lire
43:55le corps, les yeux
43:57le visage, etc.
43:59de la personne, les mains, la posture
44:01pour voir si oui ou non
44:03l'enfant en face voulait bien que tu avances
44:05et jusque où. C'est hyper intéressant !
44:07C'est comme ça qu'on règle le problème pour les prochaines générations
44:09C'est génial ! Et en fait je trouve que l'exercice
44:11il est simple et finalement
44:13il est très parlant
44:15parce qu'en fait t'es juste là et tu dois essayer
44:17d'apprendre, de regarder
44:19je peux y aller ?
44:21Ça rend plus intelligent
44:23en plus parce que ça développe des sensibilités
44:25autres que celles que tu vois, des fois t'es dans ton
44:27mood. Après je rejoins
44:29parce que moi au début quand on m'a dit
44:31ils vont avoir des cours d'éducation sexuelle
44:33même en bas âge, je trouvais ça
44:35même pour ma fille je trouvais ça tôt et j'avais pas la notion
44:37de comment est-ce que ça va être abordé
44:39et en fait finalement quand on voit la manière
44:41dont c'est abordé par exemple là pour mon fils
44:43qui a 12 ans et que c'est abordé de cette manière là
44:45je me dis en fait
44:47on est good
44:49après c'est dans l'école dans laquelle
44:51eux ils sont et je sais pas comment ça se passe dans les autres écoles
44:53mais si c'est ça, let's go !
44:55Il y a eu plein de fausses
44:57informations qui ont
44:59circulé aussi sur l'Evrace, on a fait croire
45:01que dedans il y avait plein de choses
45:03qui étaient totalement... Pas du tout
45:05ce qu'il y avait dedans, il y a eu un faux Evrace
45:07Il y avait un faux Evrace qui a circulé sur les réseaux
45:09Le problème en tant que parent Lara
45:11c'est que je trouve que les parents n'ont pas été
45:13assez informés
45:15sur qu'est-ce qui allait être appris
45:17comment et quoi, à quel âge, etc
45:19donc c'est vrai qu'on est venu avec ce
45:21programme en disant voilà on va apprendre
45:23ça depuis je crois que ça part sur 5 ans
45:25quelque chose comme ça, 5 ou 6 ans
45:27T'as peur quoi, quelque part t'as envie que les enfants gardent
45:29aussi leur innocence et qu'ils soient pas tout de suite
45:31confrontés à ce monde
45:33Et on sait pas en fait qu'est-ce qui va être dit
45:35et donc t'as pas de contrôle sur cette éducation
45:37qui est donnée à l'enfant
45:39et encore même jusqu'à l'heure d'aujourd'hui
45:41moi c'est parce que j'ai été parler aux professeurs
45:43qui donnent cours de ça en mode
45:45ok mais c'est quoi votre cours, qu'est-ce que vous faites
45:47et à partir de quel âge et comment, etc que j'ai posé mes questions
45:49sinon en fait tu n'as pas
45:51d'informations
45:53et je comprends que pour que les parents
45:55en fait ce soit effrayant
45:57Mais c'est surtout qu'il y a certains parents qui aimeraient peut-être garder
45:59aussi cette tâche
46:01là de eux pouvoir partager ça
46:03avec leurs enfants et d'expliquer un petit peu
46:05à d'autres parents comme ça
46:07je pense pas non plus mais après encore une fois
46:09tu vois, tu dis ouais garder ça pour eux
46:11et que eux fassent leur éducation
46:13moi l'exercice que le professeur il a fait
46:15j'y aurais jamais pensé pour voir
46:17le consentement non verbal par exemple
46:19mais ça pour moi c'est vraiment vraiment bien d'avoir des choses comme ça
46:21mais c'est vrai que quand tu penses que en fait
46:23à 5 ans, à 6 ans on va montrer à tes enfants
46:25ce que c'est un préservatif, à quoi ça sert, etc
46:27mais ça ils font pas par exemple
46:29mais tu vois c'est un peu les idées reçues que t'as
46:31je pense que moi en tant que parent je me dirais
46:33si mon enfant doit apprendre ça à 6 ans
46:35je préférerais que ça vienne de moi plutôt que d'un enfant
46:37mais tu crois qu'on apprend ça à un enfant de 6 ans, c'est totalement inapproprié
46:39mais même au YAO
46:41donc au YAO mon fils qui est à 12 ans
46:43là maintenant, c'est toujours pas le programme
46:45qu'ils ont, donc ça arrive que vers
46:4714, 15, 16 ans
46:49effectivement le préservatif, comment
46:51l'appliquer, être sûr que ce soit bien, les moyens de contraception
46:53les MST, les relations sexuelles
46:55etc, là on est vraiment aux prémisses
46:57du corps
46:59et du consentement
47:01L'EVRAS en particulier
47:03il est basé sur des choses qui sont dites
47:05dans les écoles depuis hyper longtemps
47:07même dans les écoles catholiques, moi j'ai fait tous mes études
47:09primaire, secondaire, primaire
47:11chez les jésuites et puis secondaire
47:13dans un ancien monastère
47:15on a eu des cours comme ça, je vous assure
47:17je pense que les adolescents de toutes les époques
47:19quand t'as un cours comme ça
47:21c'est horrible en fait, c'est pas un truc
47:23que t'écoutes en mode
47:25t'as deux bonnes femmes qui viennent
47:27t'es pas géné, t'écoutes d'une oreille
47:29t'écoutes d'une oreille
47:31t'es super mal
47:33c'est toujours la même chose en vrai
47:35c'est juste qu'il y a eu peut-être une emphase
47:37sur ce document-là
47:39je pense que c'est l'âge à laquelle
47:41ils ont commencé à vouloir en parler
47:43à l'époque, je me rappelle, on a eu des cours comme ça
47:45mais on était beaucoup plus âgés, j'ai l'impression que j'avais 14
47:47c'est en secondaire
47:49donc voilà l'histoire, c'est qu'en fait ils amènent ça en primaire
47:51mais ça, c'est quoi ça ?
47:53c'est l'éducation
47:55c'est vrai que les parents devraient être informés
47:57c'est pour ça que ça s'appelle
47:59éducation à la vie relationnelle affective
48:01et puis sexuelle, c'est beaucoup plus tard
48:03d'abord on se concentre sur la relation
48:05l'affectif
48:07les parents, la famille, les amis
48:09c'est calme
48:11on le sait pas, mais vous devez le savoir
48:13avec les réseaux ça s'emballe
48:15et puis il y a des faux documents
48:17qui ont circulé, etc
48:19tout ça pour dire que la lutte continue
48:21selon Vigilant, vous voyez une personne
48:23qui est en difficulté, essayée par tous les moyens
48:25de l'aider
48:27si vous voyez une jeune femme en sortie de boîte
48:29de bar ou de quoi, qui est toute seule
48:31isolée, qui a peut-être un peu bu ou quoi
48:33essayez d'appeler des personnes pour éviter
48:35que cette personne soit toute seule ou qu'elle se fasse
48:37voilà, on est tous
48:39on peut tous faire une petite part
48:41et changer la vie des gens autour de nous
48:43et puis voilà, protégeons nos enfants
48:45ça c'est obligatoire
48:47Maïté, merci d'avoir été avec nous
48:49merci pour l'invitation
48:51tu l'as bienvenue quand tu le souhaites
48:53tout ce que tu fais est en association Artemise
48:55c'est ça
48:57vous pouvez trouver projet-artemise.org
49:01pour les victimes de violences sexuelles
49:03adultes et enfants malheureusement
49:05tu fais un travail formidable et tu mérites
49:07ton prix Nobel
49:09de la citoyenneté
49:11c'est nous qui te le remettons
49:13franchement je serais honorée d'avoir un prix Fun Radio
49:15un prix Nobel
49:17on te l'offre, tiens il est virtuel
49:19il est pour toi, merci beaucoup
49:21pour cette chouette soirée qu'on a passée ensemble
49:23merci à toi Lara et merci à Audrey
49:25merci à vous les filles
49:27et son make-up, je suis toujours en admiration
49:29il est très quand je suis en très très jolie make-up
49:31merci, merci
49:33Irène, merci aussi pour les belles images que tu nous concoctes sur la Funvision
49:35chers amis à l'écoute, bonne soirée à vous
49:37merci d'avoir été avec nous
49:39j'espère que vous avez passé une bonne soirée
49:41demain c'est jeudi
49:43demain ça va être la foire
49:45parce que Jeanne
49:47c'est demain, tu sais ce que c'est ?
49:49oui je sais ce que c'est
49:51c'est demain que tu ramènes tout ton crew
49:53c'est demain qu'elle ramène tout
49:55Jeanne en fait son copain
49:57il a un groupe de musique qui s'appelle Breakdance
49:59mais je suis jalouse
50:01c'est des tarés mentaux
50:03donc demain on va faire connaissance avec Breakdance
50:05mais viens si tu veux
50:07ils voulaient venir déguisés et tout
50:09calmez vous
50:11qu'ils viennent comme ils sont
50:13parce que j'ai vu quelques vidéos, ils s'amusent très bien dans la cabane
50:15c'est un peu en fumée
50:18mais c'est ça qui est chouette
50:20on va se retrouver donc demain à 20h
50:22on vous offrira encore deux places
50:24un duo ticket, c'est le dernier de la semaine
50:26pour l'adulte night au LEGO Discovery Center
50:28vous pouvez toujours continuer de vous inscrire
50:30jusqu'à demain
50:32au 6322 par sms, vous envoyez le mot LEGO
50:34si vous êtes fan de LEGO, c'est la soirée
50:36it's the place to be, bonne chance à vous
50:38très bonne soirée
50:40profitez encore jusqu'à minuit
50:42c'est Lucas qui vous accompagne dans Laughter
50:44qu'est-ce qu'on peut vous souhaiter ?
50:46bonne soirée
50:48et puis à demain !
50:50à demain !
50:52bonne soirée les filles et à vous

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