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00:008 personnes sont en haute tension.
00:05Il faut trouver des moyens pour les aider.
00:11Sénélic avait fixé 150MW par mois pour les aider à consommer.
00:20Je vais les aider à consommer ces 150MW.
00:26Mais pour qu'on puisse consommer ça, il faut des subventions.
00:30Parce qu'on a des moyens.
00:32Oui, c'est ce que le Premier ministre a dit.
00:35Mais comment réussir ça?
00:36C'est d'abord d'aller dans leur quartier.
00:41Parfois, ils ont des compteurs et ils ne peuvent pas s'occuper d'eux.
00:47Surtout s'ils ont des compteurs, ils ne peuvent pas consommer beaucoup.
00:52Donc, beaucoup d'entre eux sont abonnés.
00:55Est-ce qu'il faut un bon recensement d'abord?
00:58Non, parce que le recensement c'est des coûts pour l'Etat.
01:02Si tu veux le recenser, tu dois payer pour le recenser.
01:06Mais si tu veux le recenser, tu dois demander à tout le monde de bénéficier du tarif social.
01:11Il y a des familles avec des compteurs qui viennent t'envoyer un signal
01:15pour que tu puisses vérifier si ce qu'ils disent est vrai ou non.
01:17Même sans l'électricité, le gouvernement ne peut pas continuer à vivre avec des subventions.
01:24Pourquoi est-ce qu'on dit qu'il y aura un taux de subvention?
01:28Parce que le poids n'est pas suffisant.
01:33C'est ce que l'FMI l'a dit depuis longtemps.
01:35Le gouvernement sait que pour une politique de subvention au Sénégal
01:44il faut arriver à des subventions zéro.
01:47Le cap qui a été fixé c'était en 2025 pour arriver à des taux de subvention zéro.
01:52Le gouvernement peut prendre en compte la dynamique
01:56parce qu'il y a beaucoup de gens qui sont fatigués.
02:00Ils n'ont pas d'argent.
02:02On peut peut-être repousser l'échéance jusqu'en 2026 ou 2027
02:07mais il faut développer une stratégie pour arriver à zéro subvention.
02:12Comment on va vivre?
02:15Parce que tu feras face à beaucoup de défis et de pressions.
02:18Oui, la pression sociale.
02:21Le premier problème que je vois
02:24c'est que les Sénégalais ne comprendront pas
02:28qu'on va commencer à avoir du pétrole dans notre pays.
02:32Et que tout ça coûte cher.
02:35Le Sénégalais va se poser la question de pourquoi ça coûte cher.
02:40Il faut que le gouvernement oublie ça.
02:43Ils savent que le pétrole et le gaz demandent des investissements très lourds.
02:50Rien que Sangoma s'est estimé à 10 000 milliards de coûts d'investissement.
02:55C'est plus que le budget du Sénégal.
02:57Pour l'exploitation?
02:58Non, l'extraction.
03:03Parce que les coûts émissiaux sont les plus difficiles.
03:07Deuxièmement, le prix du pétrole est la loi entre l'offre et la demande.
03:14Donc, même si le Sénégal continue d'importer
03:18ou d'importer du produit
03:21la loi entre l'offre et la demande est là pour maintenir les prix au niveau qu'il veut.
03:26Il y a que les états de l'offre qui ont des manœuvres pour orienter le prix.
03:33On sera obligé de suivre la loi entre l'offre et la demande.
03:36Troisièmement, il faut des politiques qui s'appliquent à la production du pétrole.
03:42Ceux-ci font partie de l'événement de la malédiction des ressources naturelles.
03:47Ou du syndrome hollandais.
03:48On en parle souvent.
03:49C'est pourquoi le pétrole doit être contre-effet.
03:54Quatrièmement, les coûts récupérables, c'est-à-dire l'exportation du pétrole
03:59l'entreprise investie a des coûts à récupérer.
04:03Avant, vous partagez le profit oil.
04:05Le président de la république a dit qu'on doit l'auditer et je suis d'accord.
04:12Les coûts récupérables.
04:13En ce qui concerne les contrats déjà signés.
04:16Cinquièmement, l'exportation du pétrole et du gaz doit avoir un impact environnemental.
04:24Pour le minimiser, il faut des coûts.
04:28Ce sont tous ces coûts.
04:30Sans compter le fait que les infrastructures technologiques
04:34en termes de stockage, de transport et de raffinage
04:39sont en place progressivement.
04:41C'est pourquoi le pétrole est devenu plus cher au Sénégal.
04:47Il faut le prendre en compte.
04:49Donc, il reste des années pour pouvoir le sentir.
04:52Pour pouvoir le sentir dans leur quotidien.
04:54Aujourd'hui, nous ne pouvons pas le sentir.
04:58Par contre, l'Etat peut agir sous des leviers importants dans le pétrole et le gaz.
05:05Il peut agir pour améliorer nos recettes fiscales.
05:09Cela lui demande des années.
05:11Si l'Etat pouvait agir sur des leviers...
05:18Je veux dire qu'il y a un rapport qui dit que l'Etat perd 490 milliards de dollars par année.
05:26Par année?
05:27Sur notre déflanté et sur les entreprises étrangères.
05:32Mme Baéry, nous avons un parfait accueil.
05:35Sur le pétrole, je parle de 490 milliards d'euros par année.
05:42Comment est-ce possible?
05:44Parce qu'aujourd'hui, l'entreprise développe une optimisation fiscale agressive.
05:51L'optimisation fiscale en soi est illégale.
05:55Parce que l'entreprise regarde les impôts.
05:58Mais l'optimisation fiscale des entreprises est devenue agressive et ça passe par 3 canaux.
06:02L'un est le prix de transfert.
06:06Ceci signifie que nos employés devraient s'occuper des débats publics.
06:13Les prix de transfert.
06:15L'autre est la sous-capitalisation.
06:18Ceux-ci sont les contrats de couverture.
06:22Je suis dans l'extraction de pétrole au Sénégal.
06:30J'ai une autre entreprise qui est une filiale de l'entreprise qui est logée à Morisse.
06:37Dans nos relations, j'ai besoin d'entrants pour mon travail.
06:41C'est l'entreprise que je travaille dans le cadre d'une centrale d'achat.
06:46C'est l'entreprise qui me traite de mes entrants et de ma matière première dans l'extraction.
06:51Si je le traite, je le traite à un prix élevé.
06:54Si je le traite à 100, je le traite à 150.
06:58Si on calcule l'assiette de l'impôt sur les sociétés,
07:03on peut déduire que l'assiette fiscale de l'Etat est de plus en plus élevée.
07:07L'Etat est en train de perdre.
07:11Si l'Etat regarde les sociétés de la sous-capitalisation
07:15c'est-à-dire chaque fois qu'une compagnie pétrolière arrive au Sénégal
07:19elle est endettée par la constitution capitale sociale.
07:23Elle a une filiale qui est logée dans un paradis fiscal.
07:27Elle est en train de faire son capital social.
07:31Elle a 20% de ressources propres.
07:34Elle veut donc augmenter les charges financières de la dette
07:41car elles sont déductibles de l'assiette de l'impôt sur les sociétés.
07:45Comme tu as calculé l'assiette fiscale, tu la déduis.
07:50Le fait qu'il faut privilégier l'endettement plutôt qu'induit ses propres capitaux
07:56c'est une autre chose.
07:57D'autres sont des contrats de couverture.
08:02Comme pour le pétrole, tu dois payer le dollar américain.
08:05Ce qui va se passer ici
08:08c'est que Wadi Dindan me demande de signer un contrat de vente
08:18pour éviter de subir les fluctuations du taux de change.
08:22Si le pétrole est vendu à 100$,
08:26le dollar peut être de 600 ou 700$.
08:30Le contrat de couverture est arrangé pour que les gains de change
08:35soient logés dans le paradis fiscal
08:37et les pertes de change soient logées dans le pays où la mine a été implantée.
08:41Est-ce qu'il n'y a pas d'entreprise au niveau national du Sénégal
08:44qui fasse la même chose?
08:47Ce n'est pas pour faire de la publicité mais est-ce qu'on ne peut pas y aller?
08:52C'est probable mais il faut qu'on se forme
08:59pour développer les compétences nécessaires pour vérifier chaque fois que le cas est posé.
09:06Le OCDE développe des principes pour lutter contre les prix de transfert
09:12et c'est un principe de pleine concurrence.
09:14Il faut faire attention à chaque fois qu'il s'agit d'un marché.
09:18Si on parle du total au niveau de l'Afrique ou du Sénégal
09:23est-ce qu'il n'y a pas d'entreprise à cause de ce que tu expliques?
09:28On dit souvent qu'il n'y a pas de perte au niveau national
09:35mais les chiffres d'affaires sont toujours augmentés.
09:38Non, c'est différent car les entreprises étrangères importent la majeure partie
09:44des produits de leur cycle d'exploitation
09:48et sont soumises à la loi de l'offre et de la demande.
09:50Aujourd'hui, le Sénégal n'a pas trop de marge de manœuvre.
09:54Si on a la capacité de produire une partie
10:02encore que ce n'est pas l'option du Sénégal
10:05On oublie qu'au Sénégal, il y a un état de puissance public de 10% sur le pétrole.
10:14L'état opérateur économique est de 8% sur le pétrole.
10:19Il y a 8% pour l'investissement et 8% pour la participation sociale.
10:28Pour vous, le pétrole et la puissance publique sont de 18% sur le capital social.
10:35Par contre, si l'on veut sortir les coûts recouvrables
10:39on appelle ça le cost oil.
10:44On partage le profit oil mais on doit savoir
10:49ce que ça donne en termes financiers.
10:52C'est ce qui nous intéresse au Sénégal.
10:54Le profit oil, si on veut sortir tous les coûts moindres
10:58et qu'on doit le céder, qu'est-ce qu'on peut faire par rapport à la dette?
11:02On peut penser qu'un contrat de partage et de production est suffisant.
11:12Qu'est-ce que c'est?
11:13Si on fait des contrats de concessions entre Norvège et les Etats-Unis
11:19et qu'on sache la valeur du pétrole et du pétrole,
11:26on peut payer le capital social à un privé.
11:31Parfois, on peut l'investir sur d'autres secteurs.
11:34Mais ce n'est pas suffisant.
11:37C'est ce qui nous intéresse, c'est notre potentiel.
11:43Même si on ne sait pas ce qui nous intéresse
11:46on doit toujours faire du leasing et des crédits.
11:50C'est ce que je veux dire par les contrats de partage et de production.
11:53Il faut savoir qu'il y a trois types de contrats.
11:57Il y a les contrats de services, les contrats de partage et de production
12:01et les contrats de concessions.
12:03Les contrats de services comme ceux d'Arabie Saoudite et autres
12:07peuvent être plus ou moins chers.
12:09Parfois, on décide de l'exploiter et de le payer.
12:15Ce sont des contrats de services.
12:17Pour les concessions, il faut faire des modélisations financières
12:25pour sortir des coûts.
12:27On doit donc évaluer les contrats de partage et de production
12:30pour les coûts en termes d'audit, de remboursement de la dette
12:37pour que notre société nationale puisse participer.
12:39Pour les coûts en termes de profit, on doit faire des modélisations.
12:44Si on avait pris la voie aux concessions, on n'aurait pas eu de problème.
12:50Mais est-ce qu'il n'y a pas un problème dans ce bureau
12:53pour avoir un modèle économique?
12:55Est-ce que vous avez des moyens pour développer notre économie nationale?
13:01Pourtant, on a de bons modèles économiques
13:04parce qu'au niveau du budget, les gens réfléchissent et ont des modèles économiques.
13:09Mais il y a un fait qui n'est jamais oublié
13:12sur les questions de partenariat public privé, de pétrole et de gaz.
13:16Il y a ce qu'on appelle l'asymétrie d'informations.
13:19Il n'y a pas de moyen pour changer la donne?
13:22Pour changer l'asymétrie d'informations,
13:25on a eu un problème avec le pétrole.
13:29Le problème est que les gens font une ruée vers les énergies vertes.
13:34Deuxièmement, les gens ont compliqué en Afrique.
13:38Plus de 30% des minéraux critiques se retrouvent en Afrique.
13:42Alors qu'avec la transition écologique, les minéraux critiques sont plus nombreux.
13:46Le pétrole n'a plus de valeur depuis 20 ou 30 ans.
13:53Est-ce qu'il faut aller se former après 10 ou 15 ans?
13:58Tout en se disant qu'il faut se former pour avoir un bon pétrole.
14:04Ou est-ce qu'il faut juste se former pour avoir un bon pétrole?
14:08Est-ce qu'il y a un avantage nos relations avec les Qataris?
14:11Est-ce qu'il y a des accords entre les deux pays?
14:15Tout ça peut se faire.
14:18Après ces accords, dans le milieu spécifique du pétrole
14:22le contenu local, le transfert de technologie et de savoir-faire.
14:26Ceux qui sont venus en Afrique ont laissé leur savoir-faire et leur technologie.
14:30Si tu n'y arrives pas aujourd'hui, tu risques de tomber en colère.
14:35Mais le transfert de technologie, c'est là où il y a le péché.
14:39Si je suis allé en Norvège...
14:42Tu le tiendras en compte?
14:43Oui, le ministre du pétrole, Birame Souley.
14:51Mais cette année, c'est un combat qui lui tient à coeur.
14:56Il parle du pétrole et du gaz.
14:58Il parle spécifiquement du contenu local.
15:01Le contenu local est l'avantage.