Devant le Conseil d’État, le rapporteur public surprend et se prononce en faveur du Hijab dans le sport : "Il n’y a ni prosélytisme, ni provocation dans le seul port de cette tenue"

Le rapporteur public du Conseil d'État, Clément Malverti, a recommandé hier l'annulation de l'article 1er de la FFF, comme demandé par les Hijabeuses, collectif informel représenté par l'association Alliance citoyenne. Cet article interdit « tout port de signe ou tenue manifestant ostensiblement une appartenance religieuse » et s'applique lors de matches et compétitions que la FFF organise.

Le rapporteur public a mis en avant le caractère religieux existant dans certains clubs, professionnels ou amateurs, citant par exemple l'AJ Auxerre fondé par un prêtre.

Au niveau individuel, les prières de certains joueurs lors de leur entrée sur le terrain font office d'exemples démontrant que les signes religieux occupent déjà le champ footballistique.

L'autorisation du port d'un hijab sur un terrain de la FFF ne lui paraît donc pas inconcevable. Il n’y a ni « prosélytisme », ni « provocation » dans le seul port du hijab, et aucune « exigence de neutralité » pour les joueuses licenciées de la FFF, a-t-il également énoncé.

Avec le règlement actuel de la FFF, qui a le « monopole » sur l’organisation des matchs, a noté le rapporteur public, les joueuses portant le voile sont de facto « exclues » et doivent « renoncer à toute compétition et toute carrière ».

Recommandée